Le webinaire présentera les étapes qui ont permis aux questions de santé des femmes au travail d’émerger dans le débat public en France. Ces travaux ont permis d’aboutir à une évolution de la loi et à des prises de conscience parmi les acteurs du travail et de la santé qui se traduisent aujourd’hui par une politique publique dans le cadre du « Plan Santé Travail ».
- Jeudi 13 novembre 2025 de 18h à 18h50 (heure français), 12h à 12h50 (heure Québec)
- Inscription gratuite requise : https://ulaval.zoom.us/meeting/register/DWNtxmZUQrGWQML6l4T7sA
La présentation sera faite par Florence Chappert, spécialiste des questions d’égalité et de santé au sein de l’Agence Nationale de l’Amélioration des Conditions de Travail en France (Anact) et animée par Marie-Eve Major, professeure titulaire au Département des relations industrielles de l’Université Laval et Jessica Riel, professeure titulaire au Département d’organisation et ressources humaines de l’UQAM.
Ce webinaire est organisé par le Département des relations industrielles de l’Université Laval en collaboration avec l’ Équipe Santé-Genre-Égalité (SAGE) – École des sciences de la gestion (ESG UQAM) et CARES | Réseau CommunAutés Rurales et Éloignées en Santé.
Les troubles musculosquelettiques (TMS) d’origine professionnelle sont un problème majeur de santé au travail. Depuis plusieurs décennies, ils constituent l’une des premières causes de maladies professionnelles et d’accidents du travail dans la plupart des pays, ainsi qu’un facteur de désinsertion professionnelle.
Les évolutions telles que le télétravail, la sédentarité, la plateformisation, les nouvelles technologies, les nouvelles formes d’emploi, de travail et d’organisation, l’évolution des interactions au sein des collectifs, la diversité des populations au travail et les nouvelles aspirations des travailleurs ne cessent de reconfigurer la dynamique d’apparition des TMS.
Dans le même temps, ces mutations ont une influence sur les pratiques des chercheurs et des professionnels de terrain. Les métiers de la prévention et les profils d’acteurs évoluent. Ces changements, associés à l’utilisation des technologies émergentes, accroissent les capacités de collecte et d’analyse de l’activité humaine, tout en redéfinissant les modes de collaboration et les méthodes d’intervention.
L’objectif de ce congrès est de mettre en évidence la richesse et la diversité des connaissances et des approches pluridisciplinaires relatives à la prévention des TMS. Il est ouvert à tous les professionnels impliqués dans la prévention des TMS, chercheurs, experts, praticiens et acteurs en entreprise.
Les communications émaneront de disciplines variées : ergonomie, épidémiologie, médecine du travail, physiologie, psychologie, biomécanique, etc.
- Délai de soumission pour les propositions de symposium: 15 septembre 2025
- Délai de soumission pour les communications orales et posters: 13 octobre 2025
L’Association brésilienne d’ergonomie et facteurs humains (ABERGO) et l’Union latino-américaine d’ergonomie (ULAERGO) organisent un congrès d’ergonomie, en novembre 2025, sur le thème « Intelligence artificielle et innovations technologiques: défis pour l’ergonomie et les facteurs humains ». L’événement se déroulera à Iracema, Fortaleza, à l’Université fédérale de Ceara, Brésil.
Le comité technique ODAM de l’Association internationale d’ergonomie (IEA), le comité technique Macroergonomics de la Human Factors and Ergonomics Society (HFES) et le département des sciences psychologiques de l’université du Connecticut, à Storrs, invitent les professionnel.les, chercheur.euses et praticien.nes à contribuer au 15e symposium ODAM.
Thème de la conférence: « Innover pour l’avenir : une conception organisationnelle centrée sur l’humain à l’ère des technologies émergentes et de l’évolution du travail »
Futur des activités humaines, réalité des situations de travail, réalité des transformations: Quelle(s) ergonomie(s) ?
Le GIS GESTES organise un colloque intitulé « L’État et les travailleur·euses. Employer, réguler, classer. »
Dans l’ombre de l’emploi, le travail est souvent le grand absent des débats, des politiques publiques et même des programmes politiques, qui se concentrent sur de grands indicateurs tels que le taux de chômage ou les taux d’emploi des jeunes et des seniors. Aussi les pouvoirs publics se préoccupent-ils davantage de l’emploi, qu’ils érigent en problème public, que du travail sur lequel ils agissent pourtant de façon permanente. À travers cet appel, ce colloque vise à réunir des contributions variées qui ont en commun de s’intéresser à la manière dont, directement ou indirectement, en France et ailleurs, l’État façonne l’activité de travail, ses conditions de réalisation et son organisation.
L’inscription est obligatoire pour toutes et tous.
Inscription (obligatoire) : https://agrisst2025.sciencesconf.org
Participation : 33 €
Les 8 et 9 juillet 2025 se tiendra à Bordeaux un forum sur la santé et la sécurité au travail (SST) des salariés de la production agricole en France. Cette question est dans un angle mort de la recherche. Pourtant les salariés constituent désormais une large proportion de la main d’œuvre travaillant dans les exploitations agricoles. Plus d’un million de personnes sont déclarées chaque année sous ce statut. Pour mettre ce thème en débat, ce forum associera une diversité d’acteurs professionnels, syndicaux, associatifs et de chercheurs de différentes disciplines. L’objectif est de permettre aux participants de se rencontrer, d’échanger sur leur expérience, de partager sur les acquis et les priorités de connaissances à produire, et de formaliser des recommandations pour un agenda de recherche sur cette question.
Ces deux journées combineront des tables rondes, des présentations thématiques, des témoignages et retours d’expériences, et des discussions en petits groupes autour de présentations courtes. Les participants pourront déposer en ligne et partager un ensemble de documents de référence sur le sujet sur un espace dédié.
Deux présentations de cadrage permettront de partager des informations de base d’une part sur les effectifs de différentes catégories de salariés travaillant dans les exploitations et d’autre part sur l’importance de la prise en compte des trajectoires professionnelles des individus qui souvent circulent entre secteurs d’activité.
La première table ronde traitera des acquis et des obstacles pour accéder et construire des données sur la santé et la sécurité au travail des salariés travaillant dans les exploitations agricoles. La deuxième sera consacrée aux questions de SST inhérentes à diverses formes de sous-traitance (groupements employeurs, Cuma, entreprises de travaux agricoles, détachés…). La troisième posera la question des conséquences pratiques sur la SST des évolutions juridiques en cours (simplification administrative…) qu’il serait nécessaire de documenter.
Des séquences spécifiques permettront aux différents types d’acteurs de rendre compte de la façon dont les questions de SST des salariés travaillant dans les exploitations se traduisent pour eux, dans leur activité, et des points qui constituent pour eux des priorités.
La revue Activité organise une journée d’étude sur la thématique suivante : « Placer l’activité au cœur de l’attractivité du travail« .
Au cours des dernières années, attirer et fidéliser semblent avoir préoccupé beaucoup d’employeurs au sein d’organisations, secteurs d’activité et filières très variés. Les organisations publiques comme privées, les grandes entreprises, les PME, rencontreraient des difficultés à attirer les candidats et à retenir les personnels en poste. Des métiers sont également réputés souffrir d’un déficit d’attention, d’intérêt ou de connaissance et de reconnaissance. Des filières d’emploi sont jugées peu attractives. Dans certains cas, le problème semble lié à la difficulté de rendre attrayants des métiers ou des emplois aux yeux d’une catégorie particulière d’individus que l’on aimerait cependant pouvoir attirer, par exemple les métiers à dominante masculine qu’il s’agirait de rendre plus ouverts aux femmes.
Cette journée d’étude a pour objectif d’interroger l’attractivité telle qu’elle est aujourd’hui envisagée et de faire progresser la réflexion en posant comme centrale la question du travail, de l’activité et des situations de travail : jusqu’à quel point peut-on espérer attirer sur des emplois, dans des métiers ou dans des filières si le travail qui sera accompli n’est pas lui-même attractif ? L’enjeu sera d’explorer plus finement l’apport de l’activité et de son analyse à l’attractivité et sa gestion.
Les prix pour une journée en présentiel seront ceux habituels (étudiants 20 €, individuel 40€, entreprise 80€).
Comité d’organisation : Justine Arnoud, Pascal Ughetto, Fabien Coutarel, Nadia Heddad, Laurent Van Belleghem, Alexandre Morais.
Journées organisées dans le cadre du master Ergonomie du Cnam Pays de la Loire par Yannick Lémonie & Christophe Réal
La première journée sera consacrée à des communications permettant de se saisir de la Théorie Historico-Culturelle de l’Activité et de ses principaux concepts, illustrés par la présentation du Laboratoire du Changement, méthodologie menée dans différents secteurs (hôpitaux, instituts universitaires, lutte contre le sans-abrisme…). La seconde journée, organisée sous forme d’ateliers et de sessions d’analyse collective, permettra aux participants d’expérimenter les principaux outils du Laboratoire du Changement. Par cette expérimentation, il s’agit de mener une réflexion croisée sur les pratiques d‘intervention en ergonomie dans une approche historico-culturelle. Ainsi, cette 13e édition des Rendez-vous propose de poursuivre la réflexion sur les développements possibles et nécessaires des interventions au regard des mutations rapides du travail humain.
« Utopies concrètes, pour un autre travail et un autre monde »
Le travail actuel, en tant que régime socio-historique politique, situé et construit, est une des composantes de la crise environnementale, écologique et sociétale que nous vivons. Il produit des externalités destructrices et contribue à la réification d’un monde sans humanité. Puisque le travail est une composante majeure de cette crise profonde, il est également une des clés pour en sortir. A condition toutefois d’être réinventé.
C’est dans cette perspective que les journées Travail et Anthropocène 2025 seront consacrées à la présentation de pensées et d’expérimentations de voies utopiques concrètes, d’alternatives qui poursuivent des perspectives d’émancipation par le travail ; mais aussi de réciprocités, de solidarités, d’espérance et de milieux de vie désirables.
Seront réunis des acteurs du GRAP (Groupement Régional Alimentaire de Proximité), du réseau des fermes partagées, du CIRIDD (Centre International de Ressources et d’innovation pour le Développement Durable), de la Fabrique des Transitions, de la Ceinture verte, d’Intermède, de l’ANACT, Les voies romaines, Biotopic, ainsi que des artisans boulangers et des chercheurs qui partageront leurs expériences et leurs réflexions.
Ces journées se dérouleront les 22 et 23 janvier matin à la Maison Internationale des Langues et de la Culture, rue Raulin à Lyon. Elles sont ouvertes à toutes et tous, et sont gratuites (sur inscription : https://ietl.univ-lyon2.fr/actualites/actualites/journees-travail-et-anthropocene-2025 )
Valérie Pueyo, Delphine Béal, Christelle Casse, Eva Goulois, Claire Guillot, Blandine Passemard