De multiples méthodes d’analyse du travail tentent d’accéder à l’activité, mais en restant parfois à ses frontières. D’autres dépassent ces frontières. Mais n’en demeurent-elles pas seulement aux rivages de l’activité ? Pour rentrer dans le sillage de l’activité, ne faudrait-il pas déployer une méthode engageant le chercheur lui-même ? En didactique professionnelle, l’analyse de l’activité est souvent menée par le chercheur, à partir d’un point de vue extérieur au travail, notamment en ce qui concerne son engagement corporel, sauf quand il recourt à une recherche relevant d’une observation participante, telle qu’elle peut se déployer en ethnologie. Sinon, le chercheur reste « au rivage de l’activité ». Une autre approche, souvent considérée comme plus impliquée, en ce qu’elle ancre davantage le chercheur dans l’activité, serait de le placer plutôt dans le « sillage de l’activité », en s’inspirant de Simone Weil (1951) qui a réalisé une observation vécue de la condition ouvrière.
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