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Corinne Gaudart et Serge Volkoff, qui sont tous deux membres du Centre de Recherche sur l’Expérience, l’Âge et les Populations (Creapt), sont auteurs d’un ouvrage intitulé « Le travail pressé. Pour une écologie des temps du travail » qui vient de paraître aux éditions Les Petits Matins.

Des histoires de travail au quotidien pour mettre au jour les mécanismes de pression sur les temps du travail.
Quelles conséquences sur la santé et le travail lui-même ? Quelles voies pour s’en extraire ?

Résumé :

Le modèle de la hâte tend à s’imposer dans le monde professionnel. Les exigences d’intensité, de réactivité, d’adaptabilité dessinent un faisceau de contraintes pesant sur les temps du travail.

Cet ouvrage rend compte d’histoires de travail cumulées lors d’études menées dans de multiples secteurs : ouvriers de l’automobile, de la sidérurgie ou du BTP, pâtissiers, horticulteurs, infirmières et aides-soignantes, agents administratifs et encadrants, etc. Ces femmes et ces hommes vivent des expériences communes relatives aux injonctions contradictoires de faire « vite et bien », à l’impossibilité de prendre le temps nécessaire pour acquérir et faire circuler des savoirs professionnels… tout en ayant le sentiment que les difficultés qu’ils éprouvent leur sont personnelles.

Les auteurs décrivent les rouages de ce modèle de la hâte, ses méfaits, mais aussi les stratégies et les ruses déployées dans l’activité quotidienne, individuelle et collective, pour le contrer. De ces histoires se dégagent les temps essentiels, ceux grâce auxquels on peut faire vivre son expérience, défendre sa santé et redonner au travail tout son sens : le temps pour transmettre, pour construire avec les autres, pour
créer.

En partageant ces tranches de vie, les auteurs veulent susciter une réflexion collective sur les manières d’agir autrement, plaidant pour une « écologie des temps du travail ».

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L’ouvrage intitulé « Appropriations de nouvelles prescriptions : Activités en éducation scolaire » a été rédigé sous la direction de Rémi Bonasio, maître de conférences en sciences de l’éducation de la formation à l’Université de Toulouse Jean Jaurès, et Hélène Veyrac, professeure en sciences de l’éducation et de la formation à l’École nationale supérieure de formation de l’enseignement agricole.

Résumé :

Les prescriptions portées par les systèmes éducatifs se renouvellent sans cesse, au rythme de l’évolution des politiques publiques éducatives, des attentes de la société, des crises, des réajustements imaginés par les différents acteurs. Or, elles sont encore souvent présentées comme des entités autonomes qui déterminent les conduites des acteurs en les contraignant. Abordées sous l’angle de leurs appropriations, comme dans cet ouvrage, les prescriptions prennent une autre tournure, plus intégrée à l’activité.

L’ouvrage constitue une immersion en milieu scolaire (primaire, collège, lycée agricole) par des observations, entretiens, focus group et recherche collaborative. Les prescriptions étudiées prennent des formes diverses (lois, décrets, notes de service, plateformes numériques, règles à suivre en formation d’enseignants, etc.) et concernent des enjeux tels que l’école inclusive, l’enseignement moral et civique, les évaluations nationales, la sélection scolaire, la régulation des comportements des élèves, la formation des enseignants.

Il donne à voir comment les acteurs éducatifs évoluent dans leur rapport à la différence et à l’altérité quand la loi évolue en faveur de l’école inclusive, comment les difficultés des enseignants vis-à-vis de la mise en œuvre d’un enseignement moral et civique amène le ministère de l’Éducation nationale à clarifier les programmes, comment les enseignants aident leurs élèves à réussir les évaluations nationales afin de les maintenir dans une dynamique positive vis-à-vis de l’école, comment des chefs d’établissement accompagnent l’introduction de Parcoursup dans leur établissement sans en percevoir tous les contours prescriptifs, comment l’expérience d’enseignants devient prescription pour d’autres, comment des prescriptions relatives à des désordres scolaires peuvent être conçues, en lien avec la recherche, en s’appuyant sur une analyse de leur appropriation.

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Après deux ouvrages consacrés au thème « Littérature et management » parus aux éditions L’Harmattan en 2018 (voir le compte-rendu de Ghislain Deslandes sur YouTube) et en 2021, F. De Geuser, R. Dickason et A. M. Guénette invitent les personnes intéressées à leur soumettre une proposition afin d’éditer un volume sur le thème « Littérature et travail » en vue de la publication d’un opus soutenu par la SELF.

Etapes

Appel à contributions

Appel émanant de

Nous avons appris le décès de Ilkka Kuorinka en Juillet 2022.

Ilkka Kuorinka a joué un rôle important pour l’ergonomie en Finlande.

Il a travaillé à l’Institut finlandais de santé au travail (FIOH) des années 1968 à 1995.

Il a fortement contribué au développement de la pratique de l’ergonomie à partir des connaissances théoriques existantes. Il a mis en place un groupe de chercheurs en ergonomie au sein de cet institut. En 1985 il a créé l’association finlandaise d’ergonomie (ERY) avec Osmo Karhu, le père de la méthode d’analyse des postures OWAS (Ovako Working Posture Analysis System) dans laquelle Ilkka joua un rôle important. Son activité a été dédiée aux questions de vie au travail avec comme objectif l’organisation de formations pratiques à l’ergonomie pour les concepteurs. L’association ERY  était donc une ressource importante pour les ergonomes qui leur a permis d’établir des liens entre eux, de diffuser l’information en ergonomie et d’organiser des formations destinées aux entreprises.

Ilkka Kuorinka a été Président de l’IEA de 1988 à 1991. Pendant sa présidence, il a notamment engagé une coopération avec l’Organisation Internationale du Travail  qui a donné lieu à la publication d’un ouvrage de vulgarisation de l’ergonomie destiné aux pays en développement : « Ergonomic Checkpoints ». Il a également contribué de manière significative à la tenue du Congrès de l’IEA organisé à Paris en 1991 avec la SELF.

A travers son engagement au niveau international, Ilkka Kiorinka  a été impliqué dans la communauté des ergonomes de langue française, au Québec et en France. Il a été responsable du département sécurité et ergonomie créé au sein de l’IRSST dans les années 1990. Il a contribué activement à différents ouvrages, tels que l’un sur la prévention des lésions attribuables au travail répétitif et un manuel d’ergonomie.

Le projet Train4work, financé par la communauté Européenne, est arrivé à son terme. Dès maintenant, une formation pour non spécialistes est accessible sur une plateforme internet, en Français, Anglais, Espagnol et Allemand.
C’est un outil que nous pouvons tous utiliser dans nos travaux avec d’autres spécialités, en vue de la promotion du métier, pour changer les représentations relatives à l’ergonomie, pour argumenter sur des critères de conception et d’aménagement,….
Nous vous invitons à en explorer le contenu, et à le promouvoir autour de vous.

Le site : http://www.train4work.eu/
Pour plus d’informations sur les modalités d’emploi : ferreira.pnp@gmail.com

« Parlons peu, Parlons Ergo » , le podcast de vulgarisation des connaissances autour de l’Ergonomie. Ce projet a été lancé par les RAFE (Rassemblements et Associations issues de Formations en Ergonomie). Cette première saison est financée par la Self.

Le quatrième épisode du podcast est intitulé « Croire en l’utopie concrète !  » . Cassandre Dubost et Thibaud Marcou reçoivent Valérie Pueyo pour se poser la question si l’utopie peut se concrétiser dans un collectif de travail. La discussion aborde notamment l’enjeu de rendre visible des projets chantiers et rendre possible des accompagnements durables.

Le cinquième épisode du podcast est intitulé « La conception des horaires : une histoire du travail » . Pour cet épisode, Elhadj Mariko et Kévin Demeure reçoivent Marlène Cheyrouze pour échanger sur son travail de thèse dont le sujet était « La conception du travail en horaires atypiques : une démarche d’innovation sociale conduite en milieu hospitalier ». La discussion aborde notamment l’intérêt de la mise en oeuvre d’une démarche de conception innovante du travail en horaire atypique.

Ecouter l’épisode 4

Ecouter l’épisode 5

Vous pouvez retrouver également les épisodes du podcast sur :

Nous avons appris avec émotion le décès de Viviane Gonik, féministe, ergonome suisse et spécialiste des questions de genre et de santé au travail. Elle était retraitée de l’Institut Universitaire Romand de Santé au Travail et participait activement aux travaux du groupe GAS (Genre Activité Santé).

Au nom de la Self, les membres du Conseil d’Administration présentent à sa famille et à ses amis, leurs plus sincères condoléances.

Nous publierons sur le site de la Self des hommages et des témoignages sur Viviane Gonik ; si vous souhaitez vous y associer, vos contributions sont les bienvenues (envoi par mail à selfexpress@ergonomie-self.org).

Une offre de thèse en gestion propose de traiter le sujet suivant : « Modèles et écosystèmes d’affaires contribuant à développer une offre alimentaire durable dans un Plan Alimentaire Territorial. Cas de la restauration d’entreprise »

Encadrement :

Le début de la thèse est prévu pour septembre 2022.

Cette thèse est conduite dans le cadre du projet ANR ICAD (Innovations Couplées pour une Alimentation Durable).

Lire l’offre

Une offre de thèse en ergonomie propose de traiter le sujet suivant : « La conduite de projet au prisme de l’enquête sociale pour fournir une alimentation plus durable au travail. Le cas du projet alimentaire territorial du Plateau de Saclay »

Encadrement :

Le début de la thèse est prévu pour septembre 2022.

Cette thèse contribue au projet Innovations Couplées et Alimentation Durable (ICAD), financé par l’ANR.

Lire l’offre

Le séminaire « Quelle place du travail réel dans les processus de dialogue social ? » est organisé conjointement par Le Cnam – CRTD (Tahar Hakim Benchekroun), l’INP Bordeaux (Bernard Dugué) et l’Université Paris Nanterre (Louis Galey). Ce séminaire se tiendra du 16 et 17 mai 2022 au CNAM Paris.

La Self a décidé de soutenir son organisation et d’y contribuer par la participation active de certains membres de la commission RP2 (Risques Professionnels et Représentation du Personnel) : Ludovic Ponge, Louis Galey et Eloïse Galioot.

Toutes les lois successives visant à moderniser, renforcer, promouvoir, ou adapter le dialogue social aux évolutions sociales, technologiques et organisationnelles avaient toutes pour objectif affiché le renforcement de la légitimité des acteurs sociaux et un meilleur ancrage du dialogue social dans les réalités concrètes des entreprises. Mais entre les intentions affichées et la réalité l’écart est parfois grand, et tous les changements ont été l’occasion de multiples conflits et tensions.
Le dialogue social est un élément de la performance économique, sociale et bientôt environnementale des entreprises. Il porte, en théorie, sur tous les thèmes des relations collectives de travail : salaires, temps de travail, conditions d’emploi et de travail, formation, garanties sociales… La question de la « qualité de vie au travail » et de la qualité du travail est de plus en plus centrale dans les discussions et négociations et ouvre sur de nouvelles formes d’innovation et de dynamique sociale au sein des entreprises, des branches et au niveau interprofessionnel.
Dans ce cadre, ce séminaire cherche à instruire la question de la place du travail dans les processus de production de règles, qui sont autant de compromis provisoires passés entre les acteurs. Certaines de ces règles sont formalisées par des accords, d’autres peuvent rester plus informelles. D’où une question récurrente : avec quelles connaissances du travail réel et avec quelle place donnée aux destinataires de ces accords, les échanges sont conduits et les décisions sont prises ? Autrement dit, en quoi et comment le travail réel peut-il constituer un objet intermédiaire rendant possible des négociations et des accords plus efficients. Un objet intermédiaire en capacité de générer des dynamiques d’innovation sociale basées sur les controverses professionnelles et sur de la « coopération conflictuelle ». Finalement, sommes-nous porteurs d’un modèle opérant du dialogue social qui « tiendrait » à la fois les enjeux de coopération tout en assumant l’existence de conflits ?

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