Une offre de thèse en ergonomie propose de traiter le sujet suivant : « La conduite de projet au prisme de l’enquête sociale pour fournir une alimentation plus durable au travail. Le cas du projet alimentaire territorial du Plateau de Saclay »
Encadrement :
- Marianne Cerf
- Vincent Boccara
Le début de la thèse est prévu pour septembre 2022.
Cette thèse contribue au projet Innovations Couplées et Alimentation Durable (ICAD), financé par l’ANR.

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Le séminaire « Quelle place du travail réel dans les processus de dialogue social ? » est organisé conjointement par Le Cnam – CRTD (Tahar Hakim Benchekroun), l’INP Bordeaux (Bernard Dugué) et l’Université Paris Nanterre (Louis Galey). Ce séminaire se tiendra du 16 et 17 mai 2022 au CNAM Paris.
La Self a décidé de soutenir son organisation et d’y contribuer par la participation active de certains membres de la commission RP2 (Risques Professionnels et Représentation du Personnel) : Ludovic Ponge, Louis Galey et Eloïse Galioot.
Toutes les lois successives visant à moderniser, renforcer, promouvoir, ou adapter le dialogue social aux évolutions sociales, technologiques et organisationnelles avaient toutes pour objectif affiché le renforcement de la légitimité des acteurs sociaux et un meilleur ancrage du dialogue social dans les réalités concrètes des entreprises. Mais entre les intentions affichées et la réalité l’écart est parfois grand, et tous les changements ont été l’occasion de multiples conflits et tensions.
Le dialogue social est un élément de la performance économique, sociale et bientôt environnementale des entreprises. Il porte, en théorie, sur tous les thèmes des relations collectives de travail : salaires, temps de travail, conditions d’emploi et de travail, formation, garanties sociales… La question de la « qualité de vie au travail » et de la qualité du travail est de plus en plus centrale dans les discussions et négociations et ouvre sur de nouvelles formes d’innovation et de dynamique sociale au sein des entreprises, des branches et au niveau interprofessionnel.
Dans ce cadre, ce séminaire cherche à instruire la question de la place du travail dans les processus de production de règles, qui sont autant de compromis provisoires passés entre les acteurs. Certaines de ces règles sont formalisées par des accords, d’autres peuvent rester plus informelles. D’où une question récurrente : avec quelles connaissances du travail réel et avec quelle place donnée aux destinataires de ces accords, les échanges sont conduits et les décisions sont prises ? Autrement dit, en quoi et comment le travail réel peut-il constituer un objet intermédiaire rendant possible des négociations et des accords plus efficients. Un objet intermédiaire en capacité de générer des dynamiques d’innovation sociale basées sur les controverses professionnelles et sur de la « coopération conflictuelle ». Finalement, sommes-nous porteurs d’un modèle opérant du dialogue social qui « tiendrait » à la fois les enjeux de coopération tout en assumant l’existence de conflits ?
l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) recrute un(e) Expert(e) d’Assistance Conseil – Ergonome.
Le/La candidat(e) intégrera le pôle Approche Globale des Situations de Travail (AGST) du département Expertise et Conseil Technique (ECT) localisé sur Paris.
Pour en savoir plus sur le profil du (de la) candidat(e) recherché(e), vous trouverez le profil de poste en téléchargement
Un CV et une lettre de candidature sont à déposer sur le site de l’INRS à l’adresse suivante : https://www.inrs.fr/Recrutement/recrutement.nsf/($All)/A92D86880B5C1EBAC1258805005BB1FD?OpenDocument
Nous avons appris avec tristesse le décès de notre collègue Suzanne Sebillotte, qui nous a quittés le 13 mars 2022, à 90 ans.
Son parcours professionnel est remarquable. Suzanne a commencé sa carrière en tant qu’infirmière, dans des services de gynécologie-obstétrique. En parallèle, elle a suivi des études de psychologie. D’abord à l’Université Paris 8, où les recherches de Jean-François Richard sur la cognition ont marqué son orientation ultérieure. Elle a poursuivi ses études jusqu’à l’obtention d’un doctorat en Psychologie-Ergonomie, sous la direction de Jean-Claude Sperandio à l’Université Paris 5 et d’André Bisseret à l’Inria. Sa thèse, menée auprès d’obstétriciens et de sages-femmes, portait sur la prise en compte du risque dans les processus de diagnostic. Elle y a fait preuve d’une grande inventivité méthodologique, parvenant à simuler en accéléré le suivi de grossesse, dans des cas marqués par l’incertitude.
Recrutée comme directrice de recherche à l’Inria au sein du projet de Psychologie Ergonomique dirigé par André Bisseret (et plus tard par Dominique Scapin et Pierre Falzon), ses travaux se sont orientés vers la compréhension des activités de planification par les opérateurs, les méthodes d’analyse de la tâche et les méthodes d’analyse et de formalisation de l’expertise, notamment dans un objectif de spécification d’interfaces et de systèmes, en collaboration avec Dominique Scapin et Christian Bastien. Fidèle à son intérêt pour des approches à la fois concrètes et fondées théoriquement, elle a développé une méthodologie allant de la conduite de l’entretien à la formalisation des tâches du point de vue des agents, en étudiant par exemple dès les années 80 le travail des administratifs avant et après une informatisation de leur activité.
Ses travaux ont contribué au développement de la psychologie ergonomique appliquée au domaine de l’Interaction et des Interfaces Humain-Ordinateurs, en France et au niveau international.
Pour une génération de chercheurs et d’étudiants ayant eu la chance de la côtoyer à l’INRIA Rocquencourt, Suzanne Sebillotte fut une collègue spontanée, souriante, attentionnée, toujours prête à partager, y compris sa pratique du yoga, une discipline qu’elle a enseignée à bon nombre de jeunes collègues.
Une cérémonie religieuse sera célébrée le jeudi 24 mars à 14h30 en l’église Saint-Lambert de Vaugirard, place Gerbert, 75015 Paris. L’inhumation aura lieu au cimetière d’Orsay, rue de l’Espérance, 91400 Orsay, le vendredi 25 mars à 10h00.
À ses proches, la SELF présente ses condoléances.
Comme Jacques Christol ou Jacques Duraffourg, Bernard Mélier a marqué l’ergonomie. CINOV Ergonomie, PARIS I et le RESACT, avec le soutien de la SELF, souhaitent lui rendre hommage à travers deux moments forts qui se tiendront cette année.
Un premier temps sera organisé à l’occasion du séminaire de l’Université de PARIS I qui se tiendra du 30 mai au 1er juin. La thématique du séminaire : « Évolutions de la prescription – évolutions de l’intervention », sera l’occasion de rappeler les apports de Bernard à l’enseignement de l’intervention en ergonomie, notamment dans la manière de construire des rapports au sein de l’entreprise et apporter un regard stratégique sur son fonctionnement et ses processus décisionnels.
Informations complémentaires :
- https://formation-continue.pantheonsorbonne.fr/evenements/seminaire-annuel-dergonomie-evolutions-prescription-evolutions-lintervention
- Renseignements / inscriptions : ergonomie@univ-paris1.fr.
Un second temps se tiendra sur son territoire, à Toulouse le 10 novembre 2022, pratiquement à la date anniversaire de son décès. Le lieu de cette journée sera précisé ultérieurement. Il s’agira d’une « RétroProjective » qui permettra :
- Le matin : de retracer le parcours de Bernard depuis sa jeunesse étudiante jusqu’à son installation en tant qu’ergonome conseil, et sa place active dans la communauté des ergonomes, notamment au RESACT et au CINOV, avec des témoignages racontant Bernard à ces différentes époques.
- L’après-midi : de capitaliser sur ce que nous lègue Bernard, notamment à partir du travail préalablement réalisé lors du Séminaire de l’Université de PARIS I, de ses interventions pluridisciplinaires réalisées dans l’industrie, et sur les derniers travaux qu’il menait au sein du CINOV Ergonomie sur l’Industrie du Futur.
Par ailleurs, si des personnes souhaitent évoquer Bernard à l’occasion de la journée Toulousaine, elles peuvent se manifester auprès du comité d’organisation composé de :
- Didier BONNIN (Resact) – bonnin@ingenihum.fr
- Nadia HEDDAD (PARIS I) – Heddad@univ-paris1.fr
- Pascale FREIGNEAUX (Resact) – resact@gmail.com
- Brice LABILLE (Cinov Ergonomie) – labille@cinov-ergonomie.fr
l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) recrute un enseignant contractuel H/F en ergonomie design industriel.
Le/La candidat(e) intégrera l’équipe pédagogique de la filière « IDI » en charge des enseignements d’ergonomie au niveau tronc commun (bac+1/2) et en cycle ingénieur (bac+3 et plus) en Ergonomie/Design : Ergonomie de produit, interface homme machine, ergonomie de situation de travail, UX Design.
Pour en savoir plus sur le profil du (de la) candidat(e) recherché(e), vous trouverez le profil de poste en téléchargement
Un CV et une lettre de candidature sont à déposer sur l’application numérique à l’adresse suivante : http://candidature.utc.fr/ enseignant_contractuel/
« Parlons peu, Parlons Ergo« , le podcast de vulgarisation des connaissances autour de l’Ergonomie. Ce projet a été lancé par les RAFE (Rassemblements et Associations issues de Formations en Ergonomie). Cette première saison est financée par la Self.
Le deuxième épisode du podcast est intitulé « Le télétravail et ses apports« . Paul Fortabat et Théo Porret reçoivent Martin Chadoin pour parler du télétravail et ses apports. La discussion aborde notamment la généralisation du télétravail en période de confinement, et la manière dont elle a modifié l’activité des travailleurs.
Le troisième épisode du podcast est intitulé « Table ronde des métiers de l’Ergonomie » . Pour cet épisode, Tamara Blaloeil et Paul Fortabat reçoivent Virginie Rascle, Benoit Langlois et Benoit Zittel pour échanger sur les différences, les points communs, et la synergie des praticiens de l’ergonomie.
Vous pouvez retrouver également les épisodes du podcast sur :
Nous vous signalons l’appel à communication du n°47 de la Revue de Socio-anthropologie, dont nous avons pensé qu’il pourrait vous intéresser. Le thème de ce numéro porte sur « Numérique au travail, un moment politique ? Ce que les systèmes d’information numériques font au travail »
Ce numéro, qui s’adresse à un large ensemble de disciplines (socio-anthropologie, sociologie, ergonomie, sciences de gestion, économie, informatique…), interrogera l’influence que les systèmes d’information numériques exercent sur la vie des organisations et celle de leurs salariés.
L’appel complet est téléchargeable par le lien ci-après ou consultable sur le site de la revue : https://journals.openedition.org/socio-anthropologie/10986
Bruno Michel, Gérard Bouché et Pascale Josse – praticiens de l’aménagement des espaces tertiaires – ont souhaité interpeller la communauté sur le besoin d’évolution de la Norme française X35-102 portant sur la conception ergonomique des espaces de travail en bureaux. Cette démarche a lieu en parallèle du processus de réflexion et de mise à jour de cette norme au sein de la commission Afnor X35A en charge de cette norme.
Pour expliciter leur point de vue et exposer leurs attentes sur cette norme, les trois collègues praticiens proposent un support explicatif.
Par ailleurs, l’AFNOR a souhaité préciser quelques points sur le processus de normalisation :
« La norme en vigueur NF X35-102 date de 1998, c’est une norme d’application volontaire qui est le fruit d’une co-production consensuelle entre les professionnels et les utilisateurs qui se sont engagés dans son élaboration.
Une norme volontaire repose sur l’obtention du consensus entre tous les acteurs, c’est un cadre de référence qui se construit au sein d’une commission de normalisation et qui est validée au final par une enquête publique. Cette dernière étape avant la publication donne la parole aux futurs utilisateurs de la norme où chacun est invité à faire part de ses commentaires accompagnés de propositions d’amélioration.
La révision de la norme NF X35-102 a débutée en 2016, elle est à l’initiative de la commission de normalisation sur l’ergonomie (AFNOR X35A). Un large appel à volontaires a été lancé pour participer à cette révision. Des disciplines telles que l’ergonomie, l’architecture, la santé au travail, la prévention, représentant des organismes de toute taille, ont rejoint la commission de normalisation. Une grande diversité de points de vue a été prise en compte pour obtenir, après de nombreuses réunions, un consensus entre tous les acteurs engagés dans la commission.
Les recommandations exprimées dans la norme s’adaptent en fonction du contexte du projet d’aménagement et des spécificités de l’organisme concerné (taille, typologie des métiers, population, structure du projet, etc.). Elle s’adresse aux acteurs de la conception et de l’aménagement des locaux et aux acteurs de la santé et de la sécurité au travail.
Pour finaliser la rédaction de la norme et valider son contenu, une enquête publique élargie sera ouverte à tous, elle est programmée pour février 2022. Vous serez invités à y participer pour faire valoir votre point de vue afin de disposer d’une norme répondant aux pratiques actuelles des espaces de travail en bureaux et à leurs évolutions prévisibles. L’invitation sera largement diffusée dans les réseaux professionnels. »
A ce jour l’enquête publique est en ligne et chacun est invité à y participer. La date limite de réponse est au 15 mars 2022.
Nous ne pouvons que vous inciter à prendre connaissance des différents éléments d’information à notre disposition (le projet de norme téléchargeable, les propositions des collègues) pour savoir si vous souhaitez contribuer à enrichir la proposition initiale. Nous sommes également preneur de vos réactions, de vos commentaires, de vos analyses autour des questions de normalisation et autour de la thématique de la conception des espaces de travail. N’hésitez pas à nous envoyer vos contributions que nous publierons à la suite de ce post (à l’adresse suivante communication@ergonomie-self.org).
Initié et organisé par les Organisations Représentant les Métiers de l’Ergonomie (ORME), le recensement des ergonomes 2021 a été un succès – avec plus de 1300 répondants !
Les premiers résultats ont d’abord été présentés aux Journées de Bordeaux en avril, puis les résultats complets ont été présentés en direct en novembre lors d’une visioconférence spécialement organisée.
En tant qu’association fortement engagée en sein d’ORME, la Self a le plaisir de partager les résultats du Recensement des Ergonomes 2021 !
Pour les associations constitutives de ORME (Organisations Représentant les Métiers de l’Ergonomie), l’objectif de cette enquête est qu’elle soit diffusée et utile au plus grand nombre. N’hésitez donc pas à partager et à diffuser ce travail autour de vous.
Vous pouvez également retrouver plus d’informations sur ORME et les résultats du recensement 2015.
