A côté de l’activité professionnelle que tout ergonome essaie tant bien que mal de poursuivre dans ces temps perturbés, une initiative citoyenne d’ergonomes, spécialistes des questions du travail, de la préservation de la santé humaine et organisationnelle, est née afin d’aider les employeurs, les managers, les salariés et leurs représentants à gérer une partie des impacts du COVID-19.
Dans un contexte inédit pour un bon nombre d’ergonomes également, cette initiative a mis en place un numéro gratuit, afin de pouvoir répondre et conseiller les entrepreneurs et les salariés confrontés aux difficultés du travail confiné à distance, ainsi qu’à celles du travail maintenu dans ce contexte de gestion de crise.
Il s’agit pour les bénévoles volontaires (cette action est non lucrative) de donner de leur temps, d’apporter leurs connaissances, leurs compétences et ainsi participer à gérer cette situation à laquelle nous devons tous faire face. Elle vient en complément des actions engagées par les autres professionnels des structures conseil, des services de prévention dans les entreprises, des Services de Santé au Travail et des institutions telles que l’INRS, les Carsat, l’OPPBTP, les Aracts/Anact.
Plusieurs contributions sont possibles :
- répondre aux appels : jours et plages horaires disponibles ;
- participer à la construction du contenu et du cadre du projet : structurer une organisation pour répondre aux appels, définir les modalités d’échanges des appels entrants, apporter du contenu de la matière pour aider les bénévoles ;
- diffuser l’information dans vos réseaux ;
Pour de plus amples informations et pour vous engager dans la démarche vous pouvez contacter directement Benoît Zittel : b.zittel@anthropie.net
En cette période de confinement propice à une exploration d’univers différents, l’ICSI (Institut pour une Culture de Sécurité Industrielle) met à disposition sa Savety Academy qui propose une palette de plus de 100 ressources numériques en français, anglais et espagnol sur la culture de sécurité.
Pour vous connecter à cet espace documentaire c’est par là : http://safetyacademy.icsi-eu.org/dashboard/default.aspx
- E-mail: temp2020@safetyacademy.icsi-eu.org
- Mot de passe (à taper à la main) : TempSA!
Face à la situation de crise sanitaire actuelle, le Laboratoire ATEMIS, le Réseau Cocagne et l’Institut européen de l’EFC (Economie de la Fonctionnalité et de la Coopération) vous invitent à participer à un rendez-vous hebdomadaire chaque mercredi de 16h30 à 18h00 autour de trois temps :
- un temps de chronique-débat sur l’actualité,
- un temps de témoignage et d’analyse d’une initiative concrète
- un temps de discussion sur les perspectives d’action communes.
Prochain RDV : mercredi 8 avril « Santé : au-delà du tout médicalisé, faire société »
Pour accéder à la salle Zoom et au Youtube Live : https://www.atemis-lir.fr/live/.
N’hésitez pas à relayer cette proposition à toute organisation et personnes qui pourraient être intéressées…
Le 21ème congrès triennal de l’International Ergonomics Association (IEA) aura lieu à Vancouver (Canada). Son thème porte sur « Facteur Humain et Ergonomie dans un monde connecté, l’ergonomie 4.0 »
Il abordera le rôle des technologies G5 émergeantes. Le programme technique comprendra à la fois des sessions thématiques, ainsi qu’un ensemble de sujets et d’applications traditionnels et émergents de l’Ergonomie et des Facteurs Humains.
Dates-clés :
- Appel à contributions pour les sessions spéciales : du 31 mars au 26 juin 2020
- Appel à contributions pour les présentations orales et posters : du 26 juin au 25 septembre 2020
- Retour pour les sessions spéciales : 03 juillet 2020
- Retour pour les présentations orales et posters : 04 décembre 2020
- Ouverture des inscriptions : du 25 septembre 2020 au 15 janvier 2021
- Envoi de la version finale des contributions : 5 février 2021
« (Re)découvrir la psychologie du travail au Brésil » est un ouvreage publié aux éditions Octarès, coordonné par Marianne Lacomblez, professeure émérite des universités de l’État portugais, docteure en psychologie du travail et directrice de la revue Laboreal.
Résumé : L’histoire de la psychologie du travail est plurielle. Les héritages avaient été l’objet de bien des controverses, dans le cadre d’analyses qui ont aussi permis de mieux distinguer les questions laissées en suspens, jugées résiduelles, voire totalement ignorées. Et les positionnements critiques ont donné un autre souffle aux projets de renouvellement de l’approche de l’expérience humaine lorsqu’elle est investie dans l’activité de travail. Les chantiers ouverts ont été traversés de débats épistémologiques mettant en cause des catégories d’analyses, des prédéfinitions, des méthodologies – particulièrement celles conçues ab initio dans une perspective distinguant la connaissance et l’action.
Ces approches critiques incitent également à aller voir ailleurs, au Brésil par exemple, et à faire l’hypothèse qu’on puisse, de cette façon aussi, explorer des questions laissées-pour-compte par la ou les psychologies du travail que nous connaissons et partageons.
Il est vrai qu’en y regardant de plus près, les projets qui ont nourri les psychologies du travail contemporaines ne dépassent pas vraiment, sur le plan des recherches de terrain, un ancrage fort « eurocentré »et des problématisations qui lui sont inévitablement circonscrites. Ces assises empiriques font sans conteste leur richesse et leur solidité. Toutefois, dans leurs exportations vers d’autres lieux du monde, les perspectives nouvelles trouveront-elles, seulement, les attentions de chercheurs prêts à partager une pensée plus contemporaine ? Ou bien se ressourceront-elles dans la rencontre avec d’autres histoires de la psychologie du travail – et du travail tout court ?
Les éditions Octarès publient un nouvel ouvrage : « Les droits sociaux au travail : montée de l’emploi incertain et recomposition des catégories de la protection sociale » sous la coordination de Olivier Giraud (sociologue de l’action publique, directeur de recherche au CNRS au Lise-Cnam) et Nadège Vezinat (sociologue du travail et des professions, maîtresse de conférences à l’Université de Reims Champagne Ardenne).
Résumé : Dans un contexte où les systèmes de protection sociale européens conditionnaient traditionnellement l’accès à des droits sociaux pleins et entiers à une participation régulière des individus au marché du travail, la question des liens entre marché du travail et construction et accès aux droits sociaux des individus se recompose sous nos yeux. Les statuts d’emploi sont devenus incertains pour nombre de personnes dont l’accès à la protection sociale est aujourd’hui conditionnel et amoindri. Il transite souvent par l’intervention de nouveaux agents de la protection sociale – intermédiaires de l’emploi, précaires embauchés par des associations ou contractuels de la fonction publique décentralisée – soumis eux aussi à une incertitude forte. Dans cet ouvrage, l’interaction entre une fabrique des droits sociaux devenue moins lisible et leur activation via le travail d’agents précaires est analysée dans sa diversité.
L’ouvrage est organisé en deux parties qui reprennent les rapports complexifiés entre travail et solidarités. La première saisit les statuts, rapports aux droits sociaux et aux dispositifs pour l’emploi dans un contexte de stabilisation à un niveau élevé du chômage et de précarisation de l’emploi qui redéfinit le rapport des individus au travail. La seconde propose un regard complémentaire sur la tension entre les statuts et rapports au travail des travailleurs du « social » au sens large et les effets que ces éléments produisent sur le rapport aux droits pour les bénéficiaires réels et potentiels de la protection sociale.
Une réforme qui ne prend pas en compte la pénibilité pour fixer un âge de départ ne peut être juste et équitable. En réponse à cette actualité : dans une tribune du journal Le Monde, un collectif de quatre ergonomes appelle à « une politique incitative pour un travail soutenable ».
Cette tribune est co-signée par :
- Béatrice Barthe, Maître de Conférences HDR et Présidente de la Self
- Alain Garrigou, Professeur d’Université et Président du CE2
- Corinne Gaudart, Directrice de Recherche CNRS et co-directrice du laboratoire LISE
- Sophie Prunier-Poulmaire, Maître de Conférences et Vice-Présidente de l’Université Paris Nanterre
France Culture (groupe Radio France) a consacré une série de son émission « Entendez-vous l’éco », présentée par Tiphaine de Rocquigny, sur le thème de l’ « Economie de la nuit ».
Le 18 février 2020, Béatrice Barthe, Maître de conférences HDR et Présidente de la Self, et Marc Loriol, sociologue, chercheur au CNRS, sont invités à réagir sur un épisode intitulé « Travailler à contre-temps ». Ils ont éclairé les auditeurs sur la diversité des personnes concernées par le travail de nuit – et plus généralement à horaires décalés – les secteurs de plus en plus touchés, les évolutions législatives, le travail de nuit des femmes ou encore ses effets sur la santé et l’économie. Le point de vue du travail, durant ces temps de travail à contre-temps, et des actions de l’ergonomie visant à rendre le travail de nuit soutenable, ont été développés et illustrés.
Le 18 décembre 2019, le CE2, la Self et Arpege ont écrit et adressé ensemble une lettre au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, visant à alerter sur le défaut de représentation de l’ergonomie au sein de la 16° section du Conseil National des Universités (CNU, instance qui recrute et évalue les enseignants-chercheurs).
Le 24 février 2020, Madame la Ministre, Frédérique Vidal, a répondu à cette lettre.
Le projet de réforme des retraites, présenté le 24 janvier 2020 en Conseil des ministres, propose de remplacer le système de protection sociale actuel, jugé trop complexe et inégalitaire, par un système dit « universel », présenté comme plus juste où chacun.e contribuerait désormais de manière identique, quelle que soit la nature de son travail et son statut d’emploi.
À partir d’une lecture du projet de réforme et de son étude d’impact par des chercheur.e.s spécialistes du travail et de l’emploi, ce numéro spécial de Connaissance de l’emploi montre que cette réforme poursuit une logique d’individualisation des politiques sociales, dans laquelle les pensions sont davantage fonction des carrières individuelles, au risque de reproduire, voire de renforcer, les inégalités de carrière à l’âge de la retraite.