Face à la situation de crise sanitaire actuelle, le Laboratoire ATEMIS, le Réseau Cocagne et l’Institut européen de l’EFC (Economie de la Fonctionnalité et de la Coopération) vous invitent à participer à un rendez-vous hebdomadaire chaque mercredi de 16h30 à 18h00 autour de trois temps :
- un temps de chronique-débat sur l’actualité,
- un temps de témoignage et d’analyse d’une initiative concrète
- un temps de discussion sur les perspectives d’action communes.
Prochain RDV : mercredi 8 avril « Santé : au-delà du tout médicalisé, faire société »
Pour accéder à la salle Zoom et au Youtube Live : https://www.atemis-lir.fr/live/.
N’hésitez pas à relayer cette proposition à toute organisation et personnes qui pourraient être intéressées…
Le 21ème congrès triennal de l’International Ergonomics Association (IEA) aura lieu à Vancouver (Canada). Son thème porte sur « Facteur Humain et Ergonomie dans un monde connecté, l’ergonomie 4.0 »
Il abordera le rôle des technologies G5 émergeantes. Le programme technique comprendra à la fois des sessions thématiques, ainsi qu’un ensemble de sujets et d’applications traditionnels et émergents de l’Ergonomie et des Facteurs Humains.
Dates-clés :
- Appel à contributions pour les sessions spéciales : du 31 mars au 26 juin 2020
- Appel à contributions pour les présentations orales et posters : du 26 juin au 25 septembre 2020
- Retour pour les sessions spéciales : 03 juillet 2020
- Retour pour les présentations orales et posters : 04 décembre 2020
- Ouverture des inscriptions : du 25 septembre 2020 au 15 janvier 2021
- Envoi de la version finale des contributions : 5 février 2021
« (Re)découvrir la psychologie du travail au Brésil » est un ouvreage publié aux éditions Octarès, coordonné par Marianne Lacomblez, professeure émérite des universités de l’État portugais, docteure en psychologie du travail et directrice de la revue Laboreal.
Résumé : L’histoire de la psychologie du travail est plurielle. Les héritages avaient été l’objet de bien des controverses, dans le cadre d’analyses qui ont aussi permis de mieux distinguer les questions laissées en suspens, jugées résiduelles, voire totalement ignorées. Et les positionnements critiques ont donné un autre souffle aux projets de renouvellement de l’approche de l’expérience humaine lorsqu’elle est investie dans l’activité de travail. Les chantiers ouverts ont été traversés de débats épistémologiques mettant en cause des catégories d’analyses, des prédéfinitions, des méthodologies – particulièrement celles conçues ab initio dans une perspective distinguant la connaissance et l’action.
Ces approches critiques incitent également à aller voir ailleurs, au Brésil par exemple, et à faire l’hypothèse qu’on puisse, de cette façon aussi, explorer des questions laissées-pour-compte par la ou les psychologies du travail que nous connaissons et partageons.
Il est vrai qu’en y regardant de plus près, les projets qui ont nourri les psychologies du travail contemporaines ne dépassent pas vraiment, sur le plan des recherches de terrain, un ancrage fort « eurocentré »et des problématisations qui lui sont inévitablement circonscrites. Ces assises empiriques font sans conteste leur richesse et leur solidité. Toutefois, dans leurs exportations vers d’autres lieux du monde, les perspectives nouvelles trouveront-elles, seulement, les attentions de chercheurs prêts à partager une pensée plus contemporaine ? Ou bien se ressourceront-elles dans la rencontre avec d’autres histoires de la psychologie du travail – et du travail tout court ?
Les éditions Octarès publient un nouvel ouvrage : « Les droits sociaux au travail : montée de l’emploi incertain et recomposition des catégories de la protection sociale » sous la coordination de Olivier Giraud (sociologue de l’action publique, directeur de recherche au CNRS au Lise-Cnam) et Nadège Vezinat (sociologue du travail et des professions, maîtresse de conférences à l’Université de Reims Champagne Ardenne).
Résumé : Dans un contexte où les systèmes de protection sociale européens conditionnaient traditionnellement l’accès à des droits sociaux pleins et entiers à une participation régulière des individus au marché du travail, la question des liens entre marché du travail et construction et accès aux droits sociaux des individus se recompose sous nos yeux. Les statuts d’emploi sont devenus incertains pour nombre de personnes dont l’accès à la protection sociale est aujourd’hui conditionnel et amoindri. Il transite souvent par l’intervention de nouveaux agents de la protection sociale – intermédiaires de l’emploi, précaires embauchés par des associations ou contractuels de la fonction publique décentralisée – soumis eux aussi à une incertitude forte. Dans cet ouvrage, l’interaction entre une fabrique des droits sociaux devenue moins lisible et leur activation via le travail d’agents précaires est analysée dans sa diversité.
L’ouvrage est organisé en deux parties qui reprennent les rapports complexifiés entre travail et solidarités. La première saisit les statuts, rapports aux droits sociaux et aux dispositifs pour l’emploi dans un contexte de stabilisation à un niveau élevé du chômage et de précarisation de l’emploi qui redéfinit le rapport des individus au travail. La seconde propose un regard complémentaire sur la tension entre les statuts et rapports au travail des travailleurs du « social » au sens large et les effets que ces éléments produisent sur le rapport aux droits pour les bénéficiaires réels et potentiels de la protection sociale.
Une réforme qui ne prend pas en compte la pénibilité pour fixer un âge de départ ne peut être juste et équitable. En réponse à cette actualité : dans une tribune du journal Le Monde, un collectif de quatre ergonomes appelle à « une politique incitative pour un travail soutenable ».
Cette tribune est co-signée par :
- Béatrice Barthe, Maître de Conférences HDR et Présidente de la Self
- Alain Garrigou, Professeur d’Université et Président du CE2
- Corinne Gaudart, Directrice de Recherche CNRS et co-directrice du laboratoire LISE
- Sophie Prunier-Poulmaire, Maître de Conférences et Vice-Présidente de l’Université Paris Nanterre
France Culture (groupe Radio France) a consacré une série de son émission « Entendez-vous l’éco », présentée par Tiphaine de Rocquigny, sur le thème de l’ « Economie de la nuit ».
Le 18 février 2020, Béatrice Barthe, Maître de conférences HDR et Présidente de la Self, et Marc Loriol, sociologue, chercheur au CNRS, sont invités à réagir sur un épisode intitulé « Travailler à contre-temps ». Ils ont éclairé les auditeurs sur la diversité des personnes concernées par le travail de nuit – et plus généralement à horaires décalés – les secteurs de plus en plus touchés, les évolutions législatives, le travail de nuit des femmes ou encore ses effets sur la santé et l’économie. Le point de vue du travail, durant ces temps de travail à contre-temps, et des actions de l’ergonomie visant à rendre le travail de nuit soutenable, ont été développés et illustrés.
Le 18 décembre 2019, le CE2, la Self et Arpege ont écrit et adressé ensemble une lettre au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, visant à alerter sur le défaut de représentation de l’ergonomie au sein de la 16° section du Conseil National des Universités (CNU, instance qui recrute et évalue les enseignants-chercheurs).
Le 24 février 2020, Madame la Ministre, Frédérique Vidal, a répondu à cette lettre.
Le projet de réforme des retraites, présenté le 24 janvier 2020 en Conseil des ministres, propose de remplacer le système de protection sociale actuel, jugé trop complexe et inégalitaire, par un système dit « universel », présenté comme plus juste où chacun.e contribuerait désormais de manière identique, quelle que soit la nature de son travail et son statut d’emploi.
À partir d’une lecture du projet de réforme et de son étude d’impact par des chercheur.e.s spécialistes du travail et de l’emploi, ce numéro spécial de Connaissance de l’emploi montre que cette réforme poursuit une logique d’individualisation des politiques sociales, dans laquelle les pensions sont davantage fonction des carrières individuelles, au risque de reproduire, voire de renforcer, les inégalités de carrière à l’âge de la retraite.
Les équipements de simulation en santé ou de réalité augmentée pour accompagner l’activité humaine, les jumeaux numériques d’installations industrielles, les fablabs et les laboratoires de prototypage, les salles équipées pour l’utilisation de la réalité virtuelle… voire les « environnements personnels d’apprentissage » construits par les apprenants eux-mêmes constituent de nouveaux environnements d’apprentissage dans l’enseignement supérieur ou dans l’entreprise. Les artefacts contenus dans ces environnements sont mobilisés comme instruments dans des situations d’apprentissage variées. Ils sont multiples, et se combinent en systèmes de ressources, tant matérielles que symboliques et humaines.
Comprendre les situations d’apprentissage instrumentées qui mettent en œuvre de tels environnements soulève de nombreuses questions, à la fois au niveau des situations elles-mêmes, et au niveau des cadres théoriques à mobiliser pour les comprendre. Construire ces nouvelles situations d’apprentissage instrumentées pose aussi des questions de conception spécifiques. Des travaux de recherche, des expérimentations, commencent à apporter des éléments de réponse à ces questions.
Le colloque NEO-SAI2020 – « Comprendre et construire les nouvelles situations d’apprentissage instrumentées » doit permettre de les réunir et produire un état de l’art et des avancées dans ce domaine, en matière de recherches comme d’ingénierie.
Plusieurs types de soumissions sont attendus :
- Communications individuelles (durée de 20 mn + échanges avec la salle 10 mn) : Comptes-rendus de travaux de recherche, Contributions théoriques, Témoignage de pratiques ou d’expérimentations
- Tables rondes / symposium avec animateur et au moins 3 intervenants (durée 1h30 incluant échanges avec la salle) : Introduction d’une problématique ou de plusieurs approches théoriques avec proposition de synthèse (15 mn par intervention + discussion avec la salle), Présentation d’une expérimentation et éclairage des résultats par des chercheurs (15 mn par intervention + discussion avec la salle)
L’appel à communications est ouvert jusqu’au 29 mai 2020.
À partir de la présentation des archives de J.-M. Lahy (1872-1943) déposées au Musée d’histoire de la psychiatrie et des neurosciences du Centre hospitalier Sainte-Anne à Paris, les actes du colloque organisé par Marcel Turbiaux (1931-2019) et Régis Ouvrier-Bonnaz du Groupe de recherche et d’étude sur l’histoire du travail et de l’orientation du Centre de recherche sur le travail et le développement du Conservatoire national des arts et métiers (Greshto – CRTD – Cnam) et Catherine Lavielle, responsable du service Bibliothèques & Documentation du groupe hospitalier universitaire de psychiatrie & neurosciences (Hopitaux Sainte-Anne, Maison Blanche et Perray-Vaucluse) rendent compte de qui a été J.-M. Lahy : sa carrière, ses engagements et son œuvre.
Le parcours des archives, de Paris à Moscou via l’Allemagne et retour à Paris ayant été analysé et présenté, leur exploitation diversifiée permet de préciser le rôle novateur que Lahy a joué dans le développement de la psychotechnique dont il a été l’un des créateurs dans la première partie du XXe siècle.
L’objectif est de mieux comprendre, à partir du travail d’exploitation de ses archives, son approche de la Femme et de l’Homme au travail, les influences qui l’ont marqué et les travaux qu’il a réalisés pour mieux saisir et discuter son apport à l’installation et au développement en France de l’ergonomie, de la psychologie du travail et de l’orientation et plus généralement de la psychologie.
L’ouvrage, libre d’accès, est édité en version électronique aux Éditions Octarès.
Liste des auteurs : Dominique Brendel, Sophie Cœuré, Isabelle Gouarné, Jérôme Martin, Serge Nicolas, Marco Saraceno, Marcel Turbiaux (1931-2019).