Le RJCE (Réseau des Jeunes Chercheurs en Ergonomie) publie son quatrième volume de « C’est quoi cette thèse » qui a pour objectif de vulgariser et valoriser les sujets, les concepts, et les enjeux développés au sein des travaux de recherches des doctorants en Ergonomie, membres de l’association.
Ce quatrième volume est composé de 3 fiches d’une page avec 3 intervenants :
- Céline Poisson de Vedecom (C3U)
- Maxime Boutrouille du CRP-CPO de l’Université Picardie Jules Verne
- Kévin Guelle du PACTE de l’Université de Grenoble
Si vous souhaitez participer à cette initiative en publiant un résumé de votre thèse, contacter le RJCE via : association.rjce@gmail.com
Les éditions Octares publient « Les petites entreprises face aux risques psychosociaux au travail » sous la direction de Loïc Lerouge, directeur de recherche au CNRS.
Résumé : Les petites entreprises et les grandes entreprises sont tenues de mettre en œuvre des politiques et des moyens de prévention adéquats pour lutter contre les atteintes à la santé au travail. Toutefois, la reconnaissance des risques psychosociaux et le même niveau de protection de la santé au travail ne sont pas garantis à tous les travailleurs selon la taille de l’entreprise.
En d’autres termes, les petites entreprises échappent pour l’essentiel au droit de la santé et de la sécurité au travail alors même que les obligations de sécurité et de prévention sont les mêmes, peu importe la taille de l’entreprise ou de l’établissement. En outre, l’amélioration des conditions de travail dans les petites entreprises et la prévention des risques professionnels constituent aujourd’hui un enjeu majeur tant en termes de politique de l’emploi (attractivité), de justice sociale que de santé publique.
L’approche et la prévention des risques psychosociaux diffèrent selon la taille de l’entreprise. L’objectif de l’ouvrage est donc de mieux comprendre leurs spécificités dans les petites entreprises afin d’envisager quelles actions sont possibles et comment le droit du travail peut s’en saisir.
En 2015, ORME a initié la création et la diffusion d’une enquête de recensement des ergonomes en France, dans l’objectif de produire une cartographie de notre métier et de ses différentes formes de pratique. Afin d’actualiser, d’enrichir et de comparer ces données, nous vous invitions à participer à ce nouveau recensement.
A partir de la fin du mois de mars, les résultats feront l’objet de diverses diffusions numériques et seront également présentés lors de prochains événements en présentiel dès que la situation sanitaire le permettra.
La clôture de l’enquête est fixée au 7 février 2021.
Il faut compter environ 15 minutes pour le remplir. L’enregistrement des données en cours de passation n’étant pas possible, nous vous invitions à y répondre en une seule fois.
Pour contacter les administrateurs du questionnaire : recensementdes
La TAO Digital Library (collection internationale et multidisciplinaire de livres électroniques) partage deux nouvelles publications.
« Analyse ergonomique et analyse organisationnelle pour la prévention » disponible en accès libre, en français, en anglais et en italien.
Résumé : L’analyse ergonomique des activités de travail, typique de la tradition de langue française, peut bénéficier de l’analyse organisationnelle qui considère le bien-être des sujets agissants. Selon la théorie de l’agir organisationnel, cette rencontre est possible : la méthode que la théorie propose permet d’intégrer l’analyse biomédicale ainsi que l’analyse ergonomique aux fins de prévention dans les lieux de travail.
Sont ici confrontées deux études anciennes qui ont été présentées et discutées lors d’un séminaire de l’Interdisciplinary Research Program « Organization and Well-being », l’une de Giovanni Rulli, Médecin du travail, Direction de l’Agenzia di Tutela della Salute dell’Insubria (Nord-Italie), et l’autre de Jean-Claude Sperandio, alors professeur d’ergonomie à l’Université Paris-Descartes. La première étude est un exemple d’analyse organisationnelle d’une situation de travail dans des grandes archives, portant principalement sur la prévention des TMS ; la seconde est un exemple d’analyse ergonomique de l’activité de pilotes de lignes aériennes, portant sur la résolution d’incidents. La compatibilité et des synergies possibles entre ces deux démarches sont discutées.
« Posted work: informality and social regulation » disponible en accès libre en anglais.
Résumé : Le travail détaché occupe une place importante dans les Pays Européens. Jens Thoemmes (CNRS, Université de Toulouse – Jean-Jaurès), propose dans ce texte une analyse fondée sur une recherche transnationale concernant des travailleurs portugais employés dans le secteur du bâtiment en France. S’inspirant de la théorie de la régulation sociale de J.-D. Reynaud, la démarche suivie considère le travail détaché comme un système social s’opposant aux relations industrielles traditionnelles. Le processus de régulation montre une mobilité caractérisée par des conditions de travail pauvres et des négociations et accords non officiels, mais le travail détaché ne doit pas être considéré comme emploi « informel ». Le détachement crée ses propres règles, qu’il faut considérer pleinement comme des éléments légaux, aux fins de comprendre la dimension croissante et l’utilisation de ce type de travail.
L’Université du Québec à Montréal (UQAM) recherche des candidates et candidats qualifiés afin de renouveler son corps professoral et assurer un développement de qualité dans tous ses domaines d’activité.
Champ de spécialisation : Métiers de la formation professionnelle et technique (FPT) en relation avec le développement des pratiques professionnelles et de la santé et de la sécurité au travail (SST). Utilisation d’approches systémiques à l’interface de l’analyse ergonomique de l’activité et des didactiques professionnelles et intégration de l’analyse de l’activité et de la SST dans les cours-stages.
Date d’entrée en fonction : 1er août 2021
Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir par courriel une lettre de présentation, un curriculum vitae détaillé en français, daté et signé, incluant trois lettres de recommandation avant le 19 février 2021, 17 h à :
Madame Sylvie Ouellet, directrice
Département d’éducation et formation spécialisées
Université du Québec à Montréal
Courriel : depatie.manon@uqam.ca
Dans le cadre du projet de recherche « Campus des Métiers et des Qualifications », lauréat de l’appel à projet national sur l’action « Territoires d’Innovation pédagogique », du troisième Programme d’Investissement d’Avenir (PIA3), un poste de doctorant.e est proposé en ergonomie et outils numériques, pour la conception et le développement d’un dispositif de formation innovant destiné à la prévention durable des troubles musculosquelettiques (TMS), adapté aux industries 4.0. Le ou la candidat.e rejoindra le laboratoire ELLIADD de l’Université de Bourgogne Franche-Comté (UBFC), au sein du pôle de recherche ERCOS (ERgonomie de COnception des Systèmes) sur le site de l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) à Montbéliard.
Prise de poste : avril 2021
Date limite de réception des candidatures : 15 février 2021
Contact pour CV, lettre de motivation et références : mohsen.zare@utbm.fr et jean-claude.sagot@utbm.fr
L’Institut de Santé au Travail du Nord de la France (ISTNF) partage la publication d’un ouvrage intitulé « L’ergonomie dans les Hauts-de-France : genèse et essor d’une discipline en santé au travail »
Résumé : L’ergonomie s’est inspirée à ses débuts de la psychophysique et de la psychologie expérimentale autant que de la physiologie et de la médecine. Si elle est aujourd’hui reconnue par les employeurs, les salariés et les organisations syndicales, elle est devenue une discipline plurielle placée à la jonction entre des sujets, des objets et des actions, ce qui pose la question de son identité.
En quoi les Hauts-de-France ont-ils été un élément dynamique dans l’évolution de l’histoire de l’ergonomie ? Des médecins du travail, des ingénieurs, des acteurs de prévention ont initié la pluridisciplinarité, tout en répondant aux besoins de santé de l’entreprise.
Le livre organisé par l’ISTNF, fruit d’un travail collectif soutenu par la commission histoire de la Self, les ANMT et Présance Hauts-de-France, à grand renfort de de photographies d’hier et d’aujourd’hui, propose de revenir sur ces avancées et de tracer les contours d’une discipline et d’une profession.
Voici les dernières nouvelles transmises par Bernard Michez, président de la Fédération des Sociétés Européennes d’Ergonomie (FEES) :
- La FEES va changer d’adresse, avec un déménagement de Dortmund à Bruxelles. Cela va simplifier la gestion de l’organisation.
- Covid 19 : un appel à partage de travaux et approches de prévention est lancé auprès de tous les membres Européens de FEES.
- Le congrès Beyondwork2020 s’est tenu les 21 et 22 octobre dernier, et plusieurs sociétés nationales d’ergonomie y ont valorisé notre métier. Les vidéos des présentations et des échanges seront bientôt disponibles sur le site du congrès.
- Le projet Européen Train4work bat son plein. Les supports et contenus de cette formation/sensibilisation à l’ergonomie sont en train d’être revus, et les traductions en espagnol, français et allemand sont en cours. L’accès libre à cette formation en ligne est prévu pour février 2021.
- La FEES participe à un groupe de travail Européen sur la Directive Machines. La prochaine rencontre a lieu en Mars 2021.
- La campagne de prévention initiée par OSHA « Healthy Workplaces Lighten the Load 2020-22 » sur les TMS bat son plein. Tout le matériel pour la campagne est libre d’accès, et les contributeurs sont invités à communiquer leurs apports. Cette campagne diffuse des messages sur les réseaux sociaux, publie des articles chaque semaine. Les points focaux OSHA, présents dans chaque pays, sont preneurs de tout échange avec les professionnels. FEES et l’un des promoteurs et soutiens de cette campagne. Profitez en : https://healthy-workplaces.eu/en/media-centre/press-room
La Chaire « La Défense en perspectives » de la Fondation de l’Université Paris Nanterre, recrute un.e. post-doctorant.e en sciences humaines et sociales, ayant obtenu un doctorat (qu’il s’agisse d’un doctorat en économie, en gestion, en sociologie, en psychologie du travail ou en ergonomie).
1. Objectifs et programme scientifique de la Chaire « La Défense en perspectives »
Penser le devenir des quartiers d’affaires mondiaux dans leur relation avec les villes, les territoires et leurs acteurs s’impose comme une urgence d’autant que la pandémie COVID-19 oblige à amender les perspectives. Ces préoccupations vont de pair avec un chantier stratégique de réflexion sur l’avenir du travail : les transformations technologiques, les évolutions des modalités de travail, des frontières entre la vie au travail et la vie hors travail, des modes de vie, comme des mobilités modifient le rapport au temps et à l’espace et bousculent les modes de management.
Pour répondre à ces défis majeurs, de grandes entreprises, des acteurs territoriaux, le monde de la recherche et de la formation au travers de l’université Paris Nanterre et sa fondation, se fédèrent autour d’une Chaire : La Défense en perspectives.
Le programme de recherche transversal de la Chaire mobilise à la fois sur une pluralité de disciplines en sciences humaines et sociales et les savoirs et les savoir-faire des entreprises et acteurs publics. Il porte une attention particulière aux transformations et évolutions propres aux quartiers d’affaires à l’échelle internationale et notamment à celles qui touchent le territoire de La Défense.
L’un des axes fort du programme scientifique de la Chaire s’intéresse aux transformations du travail (en particulier aux mutations du travail et de l’emploi), des environnements et des outils de travail, des espaces et temporalités associés aux activités professionnelles/personnelles ; les transformations des pratiques professionnelles individuelles et collectives, des modes de management et des modalités de travail en équipe ; les incidences de ces transformations sur la qualité de vie au travail, mais aussi sur les modes de vie et les équilibres de vie ; l’impact de la digitalisation du travail sur les pratiques professionnelles à tous les échelons, sur le rapport au travail et sur les attentes des (futurs) travailleurs.
Dans ce contexte, le télétravail occupe aujourd’hui une place prépondérante qu’il convient d’investiguer dans le cadre d’une démarche scientifique. Se pose la question des enseignements que l’on peut tirer de l’expérience du télétravail contraint en période de pandémie : a) afin de rendre cette pratique optimale hors temps de crise et b) d’anticiper ses conditions de redéploiements en situations d’urgence et de crise à venir.
2. Missions et profil recherché
Le.la post-doctorant.e devra :
- Proposer une cartographie du télétravail dans le monde (taux de pratique et son évolution, caractéristiques de télétravailleurs, modalités de mise en œuvre, conséquences objectives et perçues, avantages et inconvénients pour les entreprises/les collaborateurs, etc.) et en particulier dans les quartiers d’affaire
- Analyser les conditions de déploiement du télétravail en France depuis le début de la pandémie Covdi-19 (recension de la littérature scientifique et des études; identification des écueils et des leviers de réussite du déploiement du télétravail en période de crise ; entretiens auprès de DRH de grands groupes, directeurs/responsables/référents télétravail et de manageurs) ;
- Evaluer les incidences du télétravail sur le travail lui-même et les salariés au sein du territoire (analyse des indicateurs RH ; questionnaire en ligne appréhendant les effets du télétravail pendant la crise sur le travail et ses conditions de réalisation, le rapport au travail, la qualité du travail, les modes de management et de collaboration, la santé et les équilibres de vie).
Il est attendu que le/la candidat.e :
- Possède une solide connaissance du monde du travail, des modalités d’organisation du travail, de ses conditions d’exécution et de leurs effets, des évolutions des lieux et espaces de travail ;
- Est capable de convoquer des modèles explicites de sa propre discipline académique et de les relier aux autres disciplines ;
- Maitrise les méthodes de recension de travaux et matériaux, d’analyses de données textuelles et documentaires ;
- Soit familièr.e des techniques de recueil de données empiriques (techniques d’entretien de recherche, élaboration et mise en ligne de questionnaire) ;
- Ait une expérience conséquente en traitements de données tant qualitatifs que quantitatifsadossée à la maîtrise de logiciels spécialisés ;
- Possède des compétences en communication tant dans le domaine académique (publications internationales) qu’en direction des entreprises et leurs représentants.
3. Durée du contrat et rémunération
Le contrat de recherche sera d’une durée de 12 mois à temps plein (mi-mars 2021 à mi-mars 2022). Le.la candidate devra avoir soutenu sa thèse depuis moins de 4 ans (soutenance postérieure à mars 2017). La rémunération du.de la candidat.e dépendra de son expérience (entre 1900 et 2300 euros brut par mois).
Le.la post-doctorant.e sera intégré.e au sein du LAPPS (Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale, EA4386). Il.Elle sera supervisé.e par Emilie Vayre, Professeure à l’Université Lumière Lyon 2 et Chercheuse associée au LAPPS.
4. Livrables
Le.la post-doctorant.e restituera :
- 1 rapport intermédiaire à mi-parcours faisant état de ses avancées ;
- 1 rapport final présentant l’ensemble de sa démarche et les résultats acquis.
5. Contacts et candidature
Les candidatures (CV et Lettre de motivation) doivent être conjointement envoyées à Emilie Vayre (emilie.vayre@univ-lyon2.fr) et Sophie Prunier-Poulmaire (sophie.poulmaire@parisnanterre.fr), Co- responsables de la Chaire « La Défense en perspectives ».
La date limite de réception des candidatures est fixée au 10 janvier 2021.
Une offre de CDD pour un poste de chercheur en ergonomie est proposée dans le cadre d’un projet de recherche-action qui vise à construire avec le réseau de préventeurs de la MSA, une méthode de prévention durable des systèmes de travail dans le monde agricole. La prévention durable pourra être appréhendée comme un processus d’accompagnement qui viserait à intégrer les enjeux d’un travail durable dans les changements, transitoires ou pérennes en train de se faire.
Ainsi, il s’agirait de construire avec les préventeurs les moyens d’accompagner les entreprises affiliées vers plus d’autonomisation sur les questions de santé et sécurité au travail et de système de travail durable, dans une double orientation : 1) prendre en charge les enjeux de santé et sécurité au quotidien dans son travail, 2) identifier les personnes ressources pour travailler son projet de travail durable.
Date limite de candidature : 23 décembre 2020
Envoi des candidatures : vincent.boccara@universite-paris-saclay.fr