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Dans le cadre de ses missions, la Commission « Histoire de l’ergonomie » de la SELF vient de publier trois nouveaux entretiens sur son site : Michel Mazeau, René Patesson et Alain Wisner

9 février 2017

D’autres entretiens sont dès à présent consultables sur le site de la SELF : André Chapon, Jacques Curie, Jacques Duraffourg, Jean Hodebourg, Johan Kalsbeek, Robert Villatte, Florence Laigle, Denise Lecoultre, Alain Wisner (1)– Ces entretiens ont déjà été publiés dans le Bulletin de la SELF au cours des dernières années. Ils figurent dans la liste sous le rubrique « Commission / Histoire » et « Histoire de l’ergonomie ».

Il était attendu et demandé par plusieurs d’entre vous ; comme annoncé au cours de l’Assemblée Générale du 22 septembre dernier, l’annuaire des membres de la SELF est enfin disponible !

Nous avons profité de quelques difficultés techniques et du retard pris dans son édition pour prendre la décision de vous le proposer plutôt sous forme dématérialisée, consultable en ligne et téléchargeable.

Comme c’était le cas précédemment, l’annuaire reste accessible uniquement aux membres de l’association (vous devez vous être enregistrés au préalable dans l’espace membre situé dans le menu en haut à droite sur le site).

Le chemin pour y accéder sur le site se fait par le menu principal : LA SELF > MEMBRES > ANNUAIRE

Bonne consultation à toutes et tous.

Assurer la visibilité de l’ergonomie et celle de la SELF

Un constat s’impose à nous : la visibilité de l’ergonomie est insuffisante dans le débat social et dans le monde institutionnel, au niveau mondial comme en France. Lorsque la question du travail est évoquée, dans la presse par exemple, il est fait référence plus souvent aux travaux des économistes, des chercheurs en sciences de gestion ou des sociologues qu’à ceux des ergonomes.  Un exemple récent peut être cité : le débat sur la maltraitance des animaux et les conditions de travail dans les abattoirs n’a pas été l’occasion de valoriser les enquêtes des ergonomes et les connaissances de l’ergonomie.
 

La visibilité actuelle de l’ergonomie

Dans les entreprises, la référence au débat sur le travail réel et la mise en place des projets de conception de systèmes de travail se fait plus souvent en référence à une dimension « facteurs humains » issue de l’ingénierie où la contribution originale de l’ergonomie est occultée. Dans les cursus universitaires également, la place des enseignants chercheurs en ergonomie doit être défendue au sein des instances de qualification où notre discipline est traitée avec des critères d’évaluation très éloignés des fondements épistémologiques et des méthodologies de notre discipline. La contribution de l’ergonomie à la conception de produits, malgré quelques avancées notables dans la conception de grands systèmes, intervient encore trop rarement dès le lancement du projet, compte tenu d’une approche commerciale limitée à quelques retours d’expérience de la clientèle. L’ergonomie est plus souvent sollicitée a posteriori lorsqu’on constate des difficultés dans l’utilisation.

Pourquoi cette situation ? Certes, différents facteurs tels que l’état de l’économie ou les grands choix de société en France et en Europe ainsi que l’affaiblissement du syndicalisme pèsent sur la prise en compte de la question du travail et par conséquent sur la prise en compte de l’ergonomie. Mais nous sommes de plus en plus nombreux à exercer le métier d’ergonome : en entreprise, dans les services publics et collectivités territoriales, dans les universités et les centres de recherche, dans les services de santé au travail, dans les cabinets de conseil. Dans des formes et sur des champs d’intervention extrêmement divers, la pénétration de l’ergonomie est un fait. L’expérience s’accumule et il existe indiscutablement un développement de notre discipline : les réponses proposées par les intervenants et chercheurs que nous sommes, offrent une remarquable richesse liée au mélange des courants de l’ergonomie, à l’infusion des disciplines connexes dans nos pratiques, au renouvellement des façons de faire.

Il y a lieu de s’interroger sur cet écart entre la présence croissante de l’ergonomie et cette invisibilité récurrente. Deux écueils nous guettent : le premier, la diversité des métiers, la diversité des ergonomies participent de l’invisibilité de notre discipline ou en tout cas d’un brouillage certain ; le deuxième, en miroir, provient d’une difficulté à partager, à échanger sur nos écarts et à trouver les complémentarités utiles à la consolidation de la discipline.

Le débat sur l’urgence de la promotion de l’ergonomie, (dans sa dimension globale et non pas réduite à une approche des « facteurs humains ») n’est pas nouveau, mais il s’impose ces derniers temps avec une actualité particulière, y compris dans l’aire culturelle francophone où l’on pouvait croire que l’ergonomie était plus solidement installée. Ces interrogations sont également présentes, à l’échelle mondiale, au sein des principales sociétés d’ergonomie, ainsi qu’il résulte des échanges que nous avons avec les sociétés homologues au sein de FEES ou de l’IEA. Pour la SELF, la question du travail mérite donc que l’ergonomie s’affirme en tant que discipline à part entière et non pas en tant que supplément  « facteurs humains » d’une ingénierie.

Mais nous devons aussi nous interroger sur nos propres insuffisances, en tant que collectif, et sur la capacité de la SELF à prendre toute sa place dans ce débat. En effet la SELF, dans le paysage que nous venons de décrire, marqué également par la multiplication des associations et structures se réclamant de l’ergonomie, devrait pouvoir exprimer la diversité des ergonomies mais aussi son unité. La SELF a la vocation de fédérer les énergies et les associations représentatives des métiers de l’ergonomie, en tant que société dédiée à la promotion de la discipline ergonomique. La SELF accomplit-elle cette mission de manière satisfaisante ? Est-elle un relais efficace ? Les réponses que nous apportons ne sont, à l’évidence, pas complètement à la hauteur des enjeux actuels.
 

Se donner de nouveaux moyens d’agir

Face à cette situation, des initiatives sont prises par des ergonomes pour valoriser notre discipline et nos professions. Des formes originales d’expression sur la question du travail se sont développées depuis quelques années : journée « work n’roll » associant débat sur le travail et musique, expositions de dessins et de photos, courts métrages de vulgarisation, développement des revues d’ergonomie francophones, prises de position dans les médias à l’occasion du débat parlementaire sur la « loi travail». La SELF a soutenu plusieurs de ces initiatives et certaines d’entre elles seront présentées au prochain Congrès SELF à Marseille. Ces différentes actions sont intéressantes et ouvrent des voies nouvelles, mais nous sommes bien conscients que la SELF doit en inventer d’autres et mieux affirmer sa place de société référente pour l’ensemble des ergonomies et pour tous les ergonomes. Des réflexions sont en débat au sein du Conseil d’administration de la SELF pour donner plus d’ampleur à nos projets communs :

Voilà quelques-unes des questions cruciales à l’ordre du jour de notre prochaine Assemblée Générale à laquelle vous êtes invités à prendre toute votre part.

Pascal Etienne,
Président de la SELF
Le 23 juillet 2016

La mise en place des nouveaux outils de la SELF via son site web se poursuit et chacun d’entre nous tend à s’en approprier le fonctionnement. Des nouveautés, dont un Forum, ne devraient pas tarder à entrer en service… encore un peu de patience !

En cette période estivale, les travaux pour l’organisation du  51ème congrès de la SELF (qui aura lieu à Marseille les 21, 22 et 23 Septembre 2016) se poursuivent, et nul ne doute, qu’au regard du programme publié, les efforts des organisateurs (Sylvain Leduc, Gérard Valléry et toute leur équipe) seront récompensés par un beau succès au sein de la cité Phocéenne.

Les membres du CA, quant à eux préparent l’assemblée générale de notre association qui se tiendra durant le congrès, le 22 Septembre à 17h30 dans l’auditorium du palais du Pharo. J’espère vous y voir nombreux, afin que nous puissions échanger sur le bilan de notre activité sur le dernier exercice.

Le projet de refonte des congrès est lui maintenant lancé et nous commençons à en diffuser les idées aux organisateurs du congrès 2017, qui travaillent déjà d’arrache pied !

Je réitère mon invitation à l’ensemble des membres de la SELF, à venir nous faire part de leurs attentes, leurs idées quand au format du congrès de la SELF.

Les travaux du Collectif ORME ont également connu une avancée significative en ce mois de Juin. Un projet de fiche ROME construit et validé conjointement par l’ensemble des associations depuis des mois, a pu être déposé au Pôle Emploi. Nous devrions donc assister à la naissance de cette nouvelle fiche ROME au plus vite au sein du pôle emploi.  Merci à l’ensemble des membres d’association qui ont contribué à ce projet, qui montre, après les fiches métiers, que le collectif ORME a de beaux jours devant lui.

Je voudrais profiter de ces brèves, pour remercier tout particulièrement Ghislaine Pech-Olivo et Stéphane Lauret, qui par leur abnégation et leur disponibilité ont porté ce projet, et ont su tirer le collectif vers le résultat obtenu.

Un bel été à toutes et à tous, afin de vous retrouver en pleine forme en Septembre à l’occasion du congrès et de notre assemblée générale.

Bien cordialement.

Gabin GINDRO

Secrétaire général

Le site de la self s’est transformé. L’adhésion en tant que membre de la SELF se fait maintenant à travers un formulaire en ligne.

Le parrainage reste une des conditions nécessaires pour qui souhaite devenir membre actif.

Vous connaissez des collègues qui seraient susceptibles de nous rejoindre, proposez votre parrainage et participez à rendre notre association à l’image de ceux qui pratiquent l’ergonomie quotidiennement…

Véronique POETE
Déléguée aux candidatures
candidature@ergonomie-self.org

Ça y est !! Nous touchons enfin au but et le nouvel outil de la SELF est enfin en ligne après un long, mais nécessaire, processus de définition du besoin et de conception (cf. description de Fabrice Bourgeois dans l’éditorial). Un grand merci encore à tous celles et ceux, qui ont œuvré au sein du précédent et du nouveau CA, sur ce projet !
La parole est à vous maintenant comme le dit Fabrice en conclusion de son texte.

En ce début d’année 2016, le CA de la SELF a souhaité lancer un nouveau projet d’envergure : la refonte de la structure des congrès. (suite…)

Du nouveau en communication.

Le nouveau site de la SELF a été mis ligne au début de cette année. Comme toute refonte d’un média, il a l’ambition d’être plus fonctionnel, plus agréable, plus rapide dans la diffusion d’informations, plus propice aux échanges, plus facilitateur de proximité… En tout cas c’est notre vœu le plus cher. Et c’est à vous de nous faire savoir, par votre usage et en nous faisant connaître vos commentaires, si l’objectif est atteint.

Nous avons souhaité, pour cet éditorial, vous raconter le fil conducteur qui a amené le CA à prendre la décision de consacrer à cet outil une ligne budgétaire importante et peu ordinaire dans la vie de la SELF. En effet, le premier et précédent site (suite…)

Les statuts de la SELF prévoient le renouvellement graduel du Conseil d’Administration. Ce renouvellement se fait par tiers. Cette année, sur les 12 membres du CA, deux arrivent à terme de leur mandat. Pascal Etienne arrive au terme de son second mandat et n’est pas rééligible. Adelaide Nascimento arrive au terme d’un premier mandat régulier de trois ans : elle est rééligible si elle décide de poser à nouveau sa candidature.

Afin de veiller à la représentativité du conseil, il est de tradition de rappeler la composition du Conseil actuel et certaines des déclinaisons qui caractérisent ses membres :

Au total, le Conseil comporte cette année cinq universitaires, quatre consultants en pratique privée, trois collègues travaillant en institution.
Nous lançons donc un appel à candidatures aux postes d’administrateur (pour mémoire : deux postes à pourvoir et un administrateur actuel rééligible). Sont éligibles à cette fonction les membres actifs de la SELF et les administrateurs qui ne sont pas dans la période de non-rééligibilité consécutive à un mandat. Il est primordial que la diversité des candidats permette de désigner un Conseil d’Administration pouvant légitimement représenter les différentes sensibilités présentes parmi les membres de l’association.

Les membres qui souhaitent faire acte de candidature devront adresser une lettre de motivation par courrier régulier ET par courrier électronique au Secrétaire général de la SELF :

Gabin GINDRO
ERGOnova
9, rue Clément, 33000 Bordeaux
gabin.gindro@ergonomie-self.org

Les lettres devront parvenir au Secrétaire Général au plus tard le 1er juin 2016 (cachet de la poste faisant foi). Elles seront publiées dans le bulletin de juillet de la SELF. Compte tenu de la suppression du pré vote (AG du 25 septembre 2003), aucune candidature ne sera acceptée après cette date.
Le déroulement du vote se fait par courrier. Le scrutin sera clos le 16 septembre 2016 à minuit (cachet de la poste faisant foi). Le dépouillement du vote et la proclamation des résultats seront effectués au cours de l’assemblée générale.

Le Conseil d’Administration joue un rôle décisif, à partir des orientations définies à l’Assemblée Générale, dans la mise en œuvre des choix prioritaires de l’association. En témoignent, par exemple, les actions en cours menées par le Conseil actuel autour de la politique internationale de la SELF, de l’insertion dans un cadre associatif européen, des orientations en matière de publications et d’information, de la vie régionale de la SELF, de l’amélioration des échanges et de la démocratie au sein de l’association…
La contribution de chacun aux activités de la SELF peut prendre diverses formes : animation de commissions, délégations spécifiques, participation au Bulletin de Liaison, organisation du congrès annuel, etc. Les contributions de cette nature seront de plus en plus encouragées pour faire vivre l’association et lui assurer une visibilité et une influence plus grande.
L’engagement au CA de la SELF implique certes une certaine disponibilité et induit pour chacun une charge supplémentaire, mais l’ampleur des enjeux actuels est telle qu’il s’agit là d’un bien petit prix à payer pour participer activement à la mise en œuvre des orientations de l’association, à son développement, à son avenir.

Gabin GINDRO
Secrétaire Général de la SELF

Ergonomie et créativité, une opportunité pour l’ergonomie de l’activité ?

En quelques mois, pas moins de cinq symposiums ou conférences viennent de se tenir sur la thématique de l’ergonomie (ou du travail) et de la créativité (1). Cette conjonction d’initiatives convergentes nous interroge : pourquoi un tel foisonnement maintenant ? Quelle opportunité cette notion de créativité présente-t-elle pour l’ergonomie ? Elle nous conduit aussi à tenter une première synthèse des réflexions qui sont menées aujourd’hui sur cette thématique de la créativité et de l’ergonomie. Il s’agit enfin de débattre des suites qui pourraient y être données par la communauté des ergonomes, notamment au sein de la SELF.

En effet, au-delà de la coïncidence de ces initiatives, le fait qu’autant de débats aient lieu en même temps, sur des questions diverses mais reliées entre elles par ce fil directeur de la créativité dans le travail et dans son analyse par l’ergonomie ou par d’autres disciplines du travail, est important. De nombreux aspects de la mise en œuvre de la créativité sont abordés dans l’ensemble des communications qui sont intervenues dans les différents symposiums : la conception d’objets, d’espaces de travail, la conception d’organisations du travail, les méthodes de créativité en vue de la diffusion de messages en direction de clientèles d’entreprises privées ou d’usagers des services publics, les initiatives à prendre par les ergonomes sur le plan de leurs relations avec les acteurs de l’entreprise, la place de la créativité en rapport avec les exigences qui se posent aux ergonomes sur le plan éthique… (et cette liste n’est pas exhaustive). Cet ensemble de communications et les problématiques qu’elles soulèvent ne peuvent nous laisser indifférents.

En outre, de nombreux ergonomes francophones et / ou ergonomes tenants de l’ergonomie de l’activité ont contribué à ces débats par des communications originales (2), non publiées à ce jour (3), à l’exception de l’introduction au symposium proposé par la Fédération européenne des sociétés d’ergonomie (FEES) et de quelques résumés lors du dernier Congrès de la SELF (4).

Cette multiplication de débats est, pour partie, liée à la préparation du prochain congrès de l’IEA sur cette thématique (« Creativity in practice »), organisé par la Société italienne d’ergonomie (SIE), laquelle a proposé à différentes sociétés d’ergonomie d’être associées à cette préparation. Dans ces conférences, les questions qui ont émergé nous paraissent être les suivantes : le concept de créativité dans le champ du travail et de l’ergonomie est polysémique et il doit aussi être compris dans un sens large : il est lié à d’autres concepts tels que ceux d’innovation, d’invention, de sérendipité, de mètis, de résilience, de catachrèse et de vicariance.

La créativité, pour certains ergonomes, ouvrirait de nouvelles perspectives pour la discipline, celle d’une « ergonomie prospective », au-delà des limites identifiées d’une ergonomie de correction ou de conception. Sans aller jusqu’à la définition d’une nouvelle forme d’ergonomie, il nous semble que les demandes adressées par les designers ou les tenants de l’innovation à l’ergonomie doivent être prises en considération. Mais la créativité doit être référée aux principales contraintes et potentialités du travail, aux conditions sociales et économiques dans lesquelles il s’exerce, aux technologies et artefacts qui sont mises en œuvre, aux capacités physiques et cognitives des opérateurs, aux identités et cultures professionnelles.

Les méthodes de l’ergonomie sont également traversées par la question de la créativité. Dans l’intervention ergonomique, la créativité est à l’œuvre aussi bien pendant le travail de la demande que pendant le travail d’enquête de terrain ou au moment de la proposition de solutions : la créativité peut être un appui pour développer de nouvelles méthodologies, de nouvelles techniques d’intervention.

Les objectifs de l’ergonomie devraient être revisités à la lumière de la créativité, c’est-à-dire par la mise en évidence ce processus de créativité dans les différentes dimensions de l’activité des ergonomes eux-mêmes : la production de connaissances sur le travail, le rôle des ergonomes individuellement ou collectivement (cf. le rôle de lanceurs d’alerte que la SELF a pu jouer dans le domaine des RPS ou plus récemment de l’avenir des institutions représentatives du personnel), la définition de nouveaux moyens d’action, de communication…

La créativité pourrait aussi être mise à contribution pour expliciter ce que les ergonomes montrent depuis bien longtemps : comment les travailleurs régulent et élaborent des modes opératoires qui leur permettent de travailler et de faire face aux aléas. La mise à contribution de cette notion de créativité peut-elle permettre de mettre en évidence que les initiatives prises sur le terrain par les opérateurs pour assurer la performance et la résilience des systèmes, pour combler – partiellement ? – le déficit d’innovation que l’on constate dans beaucoup d’entreprises constituent de réelles innovations. Une telle démarche pourrait-elle être en partie une réponse à l’injonction répétée par les managers « soyez créatifs, soyez innovants !» sans qu’ils ne donnent en même temps aux salariés les moyens de mettre en œuvre cette injonction, sans prendre en compte ces exigences dans les prescriptions ou les directives adressées aux opérateurs ? De ce point de vue, la recherche de créativité peut être un piège si elle n’est pas référée aux exigences de santé et de développement personnel des opérateurs.

Il nous semble qu’il est nécessaire de se donner les moyens de prolonger et d’organiser ces discussions au sein de l’ergonomie francophone. Certes, des initiatives sont en chantier dans le cadre de FEES (5). Mais il serait dommage que la SELF reste à l’écart d’une dynamique qui est à l’œuvre, avec des initiatives qui lui soient propres. Avec quels objectifs ? Selon quelles modalités ? Selon quels rythmes ?

Le débat est ouvert.

Pascal ETIENNE

Président de la SELF

(1) Se sont tenus, en effet :

(2) Les différentes communications d’ergonomes francophones que nous avons recensées sont les suivantes : Sylvain Biquand : Ergonomics and creativity ; Christian Blatter : le processus d’innovation en entreprise : quelle contribution des ergonomes et autres acteurs des SHS à la SNCF ; Nathalie Bonnardel : Comprendre les activités créatives et les favoriser ? Approches cognitives et ergonomiques ; François Daniellou : L’obscure créativité de l’activité de travail ; Pascal Etienne : Ergonomics in front of the creativity in the future work ; Corinne Gaudard : Temps, activité, créativité ; Julien Nelson : Apport des techniques de créativité pour l’ergonomie prospective ; Moustafa Zouinar : L’ergonomie face aux enjeux éthiques soulevés par les innovations technologiques informatiques récentes.

(3) Les présentations Powerpoint en anglais des symposiums de Lisbonne (FEES) et de Paris (FEES / SELF) sont disponibles sur le site de FEES: http://ergonomics-fees.eu

(4) Etienne P. et Leduc S. : Ergonomie et créativité, Actes du 50ème Congrès de la SELF.

(5) cf. l’article « Echos du Conseil de FEES» dans le présent numéro.