« Emotions, travail et sciences sociales » est un ouvrage écrit sous la direction de Régine Bercot, Aurélie Jeantet et Albena Tcholakova, paru aux éditions Octares.
Résumé : En quoi la prise en compte des émotions permet-elle de mieux analyser les dynamiques au travail ? La pluralité des chapitres vise à répondre théoriquement et concrètement à la question en montrant que les émotions dialoguent avec le sens du travail et son organisation, impulsent ou réduisent les potentiels d’action.
Les émotions jouent comme révélateur des conditions de travail et participent activement des spécificités professionnelles. L’expression des émotions est sociale et genrée (Angelo Soares). Elles peuvent être prises dans des rapports de domination et instrumentalisées par autrui pour conduire à des comportements particuliers, ainsi qu’en témoigne Patricia Paperman. Elles supposent toujours une activité de travail spécifique pour les assumer, les mettre à distance, les exprimer ou les taire selon les contextes et les situations. Cela peut conduire, lorsque l’organisation du travail est pathogène, à une désaffection, risquée pour le sujet (Thomas Périlleux). On pense couramment à la dimension individuelle de ce travail sur les émotions mais l’ouvrage montre qu’il fait l’objet d’une appropriation collective (Julien Bernard) et parfois institutionnalisée comme dans les hôpitaux (Michel Castra), ce qui permet de penser qu’une prise en charge organisationnelle des émotions est possible. À quand sa généralisation ?
Principales tâches :
- Revue de question sur le sujet considéré
- Mener une expérimentation conçue avec l’équipe
- Mettre en place différents outils de recueil et traitement de données
- Rédiger et fournir un rapport de recherche
- Contribuer à la publication d’articles scientifiques
Début / durée : 1 an (possibilité d’un renouvellement durant une seconde année)
Equipe : Pr. F. Darses, cheffe du département NSCo (Neurosciences et sciences cognitives), Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et CDT Julien Donnot (PhD), expert FH au DMAO/CEAM/AA
Salaire : Environ 2100 / mois
Conditions du recrutement :
- Etre Docteur en psychologie ergonomique, ergonomie, psychologie cognitive, sciences cognitives*
- Sélection sur dossier et entretien
- Statut : Agent sous contrat du ministère des armées
Conditions particulières :
- Le post-doctorant sera bi-localisé à l’IRBA (Brétigny, 91) et à la base aérienne (Mont de Marsan) pour les recueils de données avec les pilotes de chasse
- Etre citoyen d’un pays de l’Union européenne
- Parler et écrire couramment le français
- Le planning des déplacements sera défini ultérieurement en concertation avec l’équipe
- Les déplacements entre les deux lieux d’affectation seront pris en charge par l’IRBA
- Un logement sur base – environ 80 euros/mois – sera possible
Environnement
L’Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA)*est l’établissement du Service de Santé des Armées dédié à la recherche biomédicale appliquée aux milieux d’emploi des forces armées. Le Département Neurosciences et Sciences cognitives (NSCo) comprend trois unités dont les recherches portent sur l’impact des contraintes des systèmes opérationnels sur la santé et la sécurité des opérateurs. Celles de l’unité d’Ergonomie cognitive des situations opérationnelles (ECSO) à laquelle le/la post-doctorant(e) sera rattaché(e) visent à identifier les processus socio-cognitifs qui fondent l’adaptation des opérateurs militaires aux contraintes des environnements dynamiques et à risques dans lesquels ils évoluent.
Au sein du Centre d’expérimentations aériennes militaires (CEAM), la cellule Ergonomie et FH*, composée de cinq personnes, détient l’expertise de l’ergonomie des systèmes de combat aériens. Elle mène les expérimentations préliminaires à la mise en service opérationnel des nouveaux matériels et réalise toute expertise contribuant à l’amélioration de la sécurité et de la performance humaine quant à l’emploi de l’arme aérienne.
Envoi des candidatures :
- CV + lettre motivation
- Par voie électronique à : Francoise.darses@intradef.gouv.fr ET julien.donnot@intradef.gouv.fr
« Parlons peu, Parlons Ergo« , le podcast de vulgarisation des connaissances autour de l’Ergonomie. Ce projet a été lancé par les RAFE (Rassemblements et Associations issues de Formations en Ergonomie). Cette première saison est financée par la Self.
Le premier épisode de Parlons peu, Parlons Ergo, intitulé « Face à la souffrance au travail », interview de Patricio Nusshold sur les questions de psychodynamique du travail, d’engagement, d’organisation du travail ou encore de la souffrance. Cet épisode est présenté par Thibaud Marcou, Cassandre Dubost.
Vous pouvez retrouver l’épisode sur :
Vous pouvez également suivre l’actualité de Parlons peu, Parlons ergo sur :
- La chaîne YouTube
- La page Podcastics
La Self a le plaisir de partager les dernières nouvelles de la Fédération Européenne des Sociétés d’Ergonomie (FEES) :
- La migration du siège de FEES de Dortmund à Bruxelles est finalisée. Cela devrait faciliter la gestion des activités de FEES.
- Projet Train4work : est un projet financé par l’UE (ERASMUS +) visant à renforcer les connaissances et les compétences de professionnels ciblés dans la conception de lieux de travail centrés sur l’humain. Les résultats du projet sont maintenant accessibles en ligne, en anglais, espagnol, allemand et français- C’est un outil informatique flexible et facile à mettre en œuvre, facilitant la relation des spécialistes en ergonomie avec les autres intervenants http://www.train4work.eu/project-documents
- Directive Machines 2006/42/CE : cette directive est en cours de révision. C’est un référentiel important pour la communauté des ergonomes ; nous veillons à ce que les évolutions soient conformes à nos règles de métier- pour plus d’informations : https://ec.europa.eu/growth/single-market/european-standards/harmonised-standards/machinery-md_en
- Campagne de prévention OSHA : la campagne 2020-2022 bat son plein ; Elle met l’accent sur la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) liés au travail. Pour plus d’informations : https://osha.europa.eu/en/healthy-workplaces-campaigns
- Campagne d’information sur l’ergonomie/facteur humain en préparation : FEES a mis au point un support de présentation du métier, afin de le présenter au sein de congrès d’ingénierie, dans les pays Européens. La prochaine étape porte sur l’identification des congrès où réaliser cette promotion et de s’y rendre.
La Commission JPR est heureuse de partager avec vous sa communication lors du symposium de l’IEA 2021 en webinaire.
L’objectif de ce symposium était de présenter la Commission, ses objectifs et les actions qui y sont menées ; c’est le fruit de toute une année de travail !
Merci à la SELF pour son soutien et à l’IEA pour l’organisation du Congrès !
Retrouvez nos communications écrites en versions anglaise et française :
- Creation of the Junior Practices in Reflection Committee of the French Speaking Ergonomics Society: Historical Genesis and Theoretical Foundation of the Exchange on Practice
- Contributions and construction of the professional storytelling within the framework of a Young Practical Day in Reflection: the example of a design project in a municipality
- Building spaces for discussion: getting the diversity of practices speak
- The Exchange on Practice: An Issue for the Development of Novice Ergonomists in Peru in a Context Where Practices of Ergonomic are Heterogeneous
Ainsi que les vidéos du symposium sur les chaînes Youtube de la SELF et de la Commission JPR.
Pour poursuivre la tradition de construire avec vous les thématiques pour les futures journées d’échanges sur la pratique de la Commission JPR, nous vous proposons un nouveau sondage !
L’idée étant de créer des journées au plus proche de vos préoccupations liées à votre pratique du métier. Tous les sujets peuvent faire l’objet de « thématiques » : problématiques rencontrées dans votre pratique, nature des demandes auxquelles vous êtes fréquemment amenés à répondre, nouvelles formes de pratiques dont vous souhaitez débattre…
Merci par avance pour vos réponses que nous espérons nombreuses !
Intitulée « Risques et ressources du travail émotionnel (RRTE) : actualités, enjeux pour la prévention, perspectives théoriques et méthodologiques », cette manifestation scientifique se tiendra les 19 et 20 mai 2022 à l’Université Lyon 2 sur le campus des berges du Rhône dans la salle des colloques du Palais Hirsch.
Les propositions de communication sont à transmettre au plus tard le 10 janvier 2022 à l’adresse suivante : Colloque.RRTE.Lyon2@gmail.com
D’une taille maximale de 2 500 signes espaces compris, l’intention devra comporter un titre et un résumé du contenu envisagé en indiquant clairement le(s) thème(s) qui sera(ont) traité(s) et la méthodologie mobilisée. Elle mentionnera également le statut et l’institution de rattachement de la personne.
Les auteur.e.s recevront une réponse le 15 février 2021. Pour préparer au mieux les sessions et discussions nous demandons aux communiquant.e.s de nous transmettre leur texte avant le 15 avril 2022.
Si la qualité scientifique de la proposition de communication est prédominante, nous serons néanmoins attentifs à travers le choix des propositions à représenter une diversité de disciplines et de participants, venant d’horizons géographiques francophones distincts et aux statuts pluriels. À ce titre, nous encourageons les chercheurs non académiques et les praticiens à intervenir. En outre, nous serons aussi vigilants à équilibrer les chercheurs titulaires et non titulaires, jeunes chercheurs et chercheurs confirmés. Enfin, nous viserons à respecter au mieux une égalité de genre parmi les participants.
Echéancier
- Réception des propositions : 10-01-2022
- Retours aux auteurs : 15-02-2022
- Réception des textes : 15-04-2022
- Colloque : 19 & 20 mai 2022
Pour plus de détail sur cette manifestation, veuillez consulter l’appel à communication en téléchargement
N’hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement complémentaire.
Pour le comité d’organisation
Eric DRAIS
Un premier recensement en 2015 avait pour objectif principal de mieux connaître le nombre et la répartition des ergonomes actifs, également d’identifier les types de structures dans lesquelles ils travaillent, leurs champs d’intervention, etc.
Cette initiative est portée par les associations réunies au sein du collectif ORME (Organisations Représentant les Métiers de l’Ergonomie), dont fait partie la Self.
Afin d’actualiser et d’enrichir la connaissance de nos métiers et pratiques, le recensement a été relancé en 2021. Les premiers résultats du recensement ont été présentés en exclusivité lors des Journées de Bordeaux.
Dans le but de partager et de mettre en discussion de façon plus large et plus complète les résultats du recensement 2021, le collectif ORME vous invite à assister à la visioconférence prévue le lundi 15 novembre 2021, de 18h à 19h30. Nous vous espérons nombreux.ses ! Pour participer, il suffit de rejoindre l’événement via le lien Zoom ci-dessous.
C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Bernard Mélier, survenu le 1er novembre 2021. Ergonome consultant toulousain, figure emblématique engagée, Bernard a œuvré au développement et à la défense de l’ergonomie.
La Self s’associe à la peine de sa famille et de ses proches.
Ses obsèques auront lieu mardi 9 novembre à 15h30 au Temple du Salin à Toulouse.
Nous publierons sur le site de la Self des hommages et des témoignages sur Bernard ; si vous souhaitez vous y associer, vos contributions sont les bienvenues (envoi par mail à selfexpress@ergonomie-self.org).
Les Editions Octares publient « Activité et compétence en tension dans le champ de la formation professionnelle en alternance » sous la direction de Sébastien Chaliès et Valérie Lussi Borer.
Résumé : Cet ouvrage est issu d’un double constat dans le champ de la formation professionnelle des adultes. D’une part, les prescriptions en matière de formation par alternance mettent en avant la nécessité d’accompagner, et souvent in fine d’évaluer, les formés dans la construction de compétences professionnelles sans pour autant décrire les conditions et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. D’autre part, les travaux scientifiques menés dans le champ de l’activité et de l’analyse du travail ne s’intéressent que peu, voire pas, à la notion de compétence. Rares sont ainsi les conceptualisations permettant de passer d’une définition « institutionnelle » de la compétence à une définition théorique spécifique. Plus rares encore sont les travaux qui, sur la base de cette conceptualisation, proposent des pistes pour structurer les dispositifs de formation par alternance afin de permettre aux formés d’y construire de véritables compétences professionnelles.
À partir de différents cadres conceptuels (anthropologie cognitive située, clinique de l’activité, cours d’action, didactique professionnelle, anthropologie culturaliste, etc.), les différents chapitres de cet ouvrage s’efforcent de définir activité et compétence professionnelle et, en questionnant leur articulation, de préciser les conditions de leur développement. Sur cette base, elles sont force de propositions en matière d’aménagements des dispositifs de formation par alternance.
