« Littérature, management et travail » vient de paraître aux éditions l’Harmattan, sous la direction de Fabien De Geuser, Rebecca Dickason et Alain Max Guénette. Cet ouvrage se compose de deux tomes.
- Tome 1 – Management et travail : complexité, tensions et mutations, au prisme de la littérature
- Tome 2 – La littérature comme révélateur du travail réel et de l’expérience intérieure du management : trajectoires temporelles, spatiales, (im)matérielles et de transformations
Le projet éditorial : Littérature, management et travail est le troisième volume de la série « Littérature et Management » qui explore la manière dont la littérature représente les organisations et le monde du travail pour en enrichir la compréhension, offrir une lecture renouvelée des questions du travail et du management, mais aussi alimenter les enseignements et la formation. Le postulat de cette série est que le détour par la littérature permet d’ajouter aux perspectives classiques sur le travail et son organisation des grilles de lectures esthétiques, linguistiques, stylistiques, émotionnelles, créatrices ou imaginaires qui peuvent contribuer à renouveler les pratiques managériales. Intégrer les arts et les humanités dans le management et l’analyse du travail et des organisations est essentiel aujourd’hui. La littérature, depuis la poésie jusqu’à la science-fiction, en passant par le roman, le théâtre ou même la BD, donne à ses lecteurs les moyens de revisiter les cadres organisationnels et de faire résonner la subjectivité de l’expérience du travail.
À tous·tes les membres de la communauté d’ergonomie,
La Self s’inscrit dans un paysage associatif francophone en constante évolution. Dans ce contexte, nous souhaitons engager une réflexion collective sur l’avenir de notre association, sa place au sein de la communauté, et les formes de lien qu’elle peut entretenir avec les différents·es acteur·ices de l’ergonomie, qu’iels soient étudiant·es, professionnel·les, chercheur·euses ou intervenant·es, membres ou non membres de l’association.
C’est dans cette perspective que nous vous invitons à répondre à une enquête visant à mieux comprendre vos attentes, les freins éventuels à l’adhésion, ainsi que les pistes d’amélioration souhaitées.
Cette démarche s’inscrit également en écho à la thématique du congrès 2025, « Ergonomie, communauté(s) et société : entre héritages et perspectives », qui invite à penser collectivement ce que faire communauté signifie aujourd’hui pour nous, ergonomes.
Vos réponses, anonymes, nous aideront à penser les évolutions de l’association !


Un grand merci pour votre participation à cette réflexion commune et au plaisir de vous retrouver lors du congrès qui se tiendra du 2 au 4 juillet 2025 à l’Université Paris Nanterre !
Le Conseil d’Administration de la Self
La Commission Histoire de la SELF vous informe de la publication du recueil d’hommages suite au décès le 18 mars 2025 de François Guérin.
Nous avons le plaisir de vous informer que les inscriptions pour le Congrès de la SELF 2025 sont désormais ouvertes ! Rejoignez-nous du 2 au 4 juillet 2025 à l’Université Paris-Nanterre.
Avec près de 120 communications orales, 12 symposiums et 7 ateliers et tables rondes, le programme du Congrès de la SELF 2025 s’annonce riche, diversifié et passionnant !
Pour les auteurs et autrices des contributions acceptées (communications orales, ateliers et tables rondes, symposiums) : l’inscription devra être faite avant le 15 avril 2025 pour confirmer la programmation de votre contribution au congrès.
Restez connecté·es et n’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous !
Nous nous réjouissons de vous retrouver bientôt !
Le Comité d’Organisation

Créé en 2006 dans le prolongement du Technical Committee « Gender and Work » de l’International Ergonomics Association, le Groupe Genre, Activité, Santé (GAS), rassemble des chercheur·euse·s, des praticien·ne·s et des étudiant·e·s d’horizons variés partageant un intérêt commun pour une analyse genrée du travail.
Son objectif ?
Intégrer les dimensions de sexe et de genre dans l’analyse du travail et la transformation des activités professionnelles, afin de mieux comprendre et d’agir sur les inégalités qui peuvent se manifester dans la répartition des tâches et avoir un impact sur la santé. Les travaux du groupe GAS montrent, par exemple, comment les femmes et les hommes sont exposé·e·s à des dangers différents, élaborent des stratégies opératoires distinctes ou subissent des contraintes spécifiques liées aux stéréotypes de genre.
Concrètement, le groupe GAS :
- Contribue à la mise en place d’actions de prévention, de formation et de sensibilisation.
- Organise 2 à 3 séminaires par an, moments d’échange autour de recherches, de retours d’expériences de terrain et de projets d’intervention.
- Participe et contribue à des symposiums dans le cadre des congrès de la SELF et de l’IEA, et organise également des événements comme, en 2024, le colloque
Notre prochain évènement est le colloque « Transition écologique et genre : quelles transformations du travail ? » :
Une invitation à découvrir et à participer
Nous invitons vivement les membres de la SELF à nous rejoindre pour découvrir (ou développer) cette thématique, échanger sur nos pratiques respectives, et contribuer à une ergonomie toujours plus attentive aux enjeux soulevés par l’analyse genrée des activités de travail.
Pour en savoir plus sur le GAS, visitez notre site web :
Les coordinatrices du groupe GAS, Isabelle PROBST et Fabienne GOUTILLE
Photo mise en avant : Barros, C., Cunha, L, & Santos, M. (2015). Maladies professionnelles au Portugal : contribution d’une approche de genre contextualisée à l’analyse des conditions de travail à un niveau local. Communication à la Conférence Internationale Femmes, Santé et Travail « Partager connaissances et expériences pour améliorer les conditions de travail des femmes et renforcer l’égalité », Bruxelles, ETUI, 4-6 mars.
Nous apprenons avec une grande tristesse le décès, le 18 mars 2025, à 82 ans, de François Guérin. La SELF présente toutes ses condoléances à son épouse Michèle et à sa famille.
Les obsèques auront lieu le 28 mars à 11 h au crématorium de Saran (Loiret – 1251 rue de Pimelin, 45770 Saran). Une cérémonie d’hommage sera organisée ultérieurement à Lyon.
La commission histoire de la SELF va rassembler et publier les hommages écrits en son honneur. Vous pouvez adresser vos textes à pro.f.daniellou@orange.fr
François Guérin est né en 1943 dans le Loiret. Il obtient en 1962 le CAP de mécanicien en instruments de bord et est immédiatement recruté au Centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge. Après son service militaire comme volontaire en Algérie (1964-1965), il retrouve son poste. C’est là qu’il est repéré en 1966 par un jeune ingénieur qui y faisait son service militaire, Alain Berthoz. Ce dernier l’invite à le rejoindre au Laboratoire de physiologie du travail du CNAM, dont Alain Wisner venait de prendre la direction.
Dans un premier temps, il travaille comme technicien dans l’équipe de Berthoz, en commençant par le dépouillement des mesures de vibrations dans les locomotives (dans le cadre d’une recherche demandée par la CGT).
Après mai 1968, François Guérin quitte l’équipe Berthoz, pour rejoindre celle d’Antoine Laville – où Jacques Duraffourg venait d’être recruté. Il suit les enseignements de la chaire de physiologie du travail et ergonomie, et obtient le titre d’ergonomiste CNAM. A. Wisner demande à F. Guérin, J. Duraffourg, F. Jankovsky et J.C. Mascot de former une « équipe d’intervention », chargée de développer les méthodes d’analyse du travail. Les interventions s’enchaînent : SEB, Agence France-Presse… Elles donnent lieu au développement des « Travaux pratiques B », les TP B – dont de nombreux témoins interrogés par la commission histoire mentionnent le rôle dans leur parcours professionnel.
François Guérin, avec ses collègues, participe à de nombreuses interventions ou formations demandées par des organisations syndicales, tant CGT que CFDT.
En 1986, Pierre-Louis Rémy, directeur de l’ANACT, recrute F. Guérin, et le nomme peu après directeur technique et scientifique. Dans le cadre du principe de « modernisation négociée » en vigueur à l’époque, il participe notamment à la conception des nouvelles imprimeries du Monde et du Figaro, avec ses collègues du CNAM et de l’EPHE.
En 1991, il est le premier auteur de Comprendre le travail pour le transformer[1], qui sera traduit en portugais (Brésil), en anglais et en espagnol.
En 1993, il devient directeur général adjoint de l’ANACT – qui quitte bientôt Montrouge pour Lyon. Il est notamment chargé d’une mission de synthèse sur l’organisation du réseau de l’ANACT et des ARACT. En 1995, soucieux de renforcer les liens de l’Agence avec la recherche, il obtient la création du comité scientifique de l’ANACT. Lui-même participe aux comités scientifiques du Centre de recherche sur l’âge et les populations au travail (CREAPT), et de l’INRS. Impossible de citer ici tous les sujets sur lesquels il a travaillé, mais il faut notamment mentionner plusieurs actions avec la SNCF.
Après sa retraite en 2006, il maintient une activité de consultant, et s’implique dans l’association Moderniser sans exclure fondée par Bertrand Schwartz. Dans la perspective de donner une suite à Comprendre le travail pour le transformer, il met en chantier l’écriture de l’ouvrage collectif Concevoir le travail, le défi de l’ergonomie, paru chez Octarès en 2021[2].
L’entretien de François Guérin réalisé par la commission histoire de la SELF est à (re)découvrir.
Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et mouvement social lui a consacré une longue notice.
[1] Guérin, F., Laville, A., Daniellou, F., Duraffourg, J. et Kerguelen, A., (1991). Comprendre le travail pour le transformer, la pratique de l’ergonomie, ANACT Editions, nouvelles éditions 1997 et 2006.
[2] Guérin, F., Pueyo, V., Béguin, P., Garrigou, A., Hubault, F., Maline, J., Morlet, T., (2021). Concevoir le travail, le défi de l’ergonomie, Toulouse : Octarès Éditions.
Depuis quelque temps, en particulier à la suite de la création en 2023 du Fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle (Fipu), une appellation surprenante rassemble les contraintes liées au travail manuel et connues comme porteuses de risques pour la santé à long terme : manutentions de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques. Plusieurs textes, dont celui fondateur du Fipu, les dénomment « risques ergonomiques ».
Pour la communauté des ergonomes, cette nouvelle formulation officielle « risques ergonomiques » est un contresens dangereux pour la prévention.
La Société d’Ergonomie de Langue Française a rédigé une tribune à ce sujet dans Santé & Travail.
La Commission histoire vous informe de la publication des entretiens avec Mario POY (mené par François Daniellou en septembre 2024) et Philippe DOUILLET (mené par François Daniellou en juillet 2024).
Mario Poy est diplômé de l’École pratique des hautes études. Il est un des pionniers du développement de l’ergonomie en Argentine. Il y a été enseignant-chercheur, consultant, conseiller ministériel. Il travaille actuellement sur le développement de la culture de sécurité dans les industries à risques, au sein de la succursale latino-américaine de l’Institut pour une culture de sécurité industrielle (ICSI).
Philippe Douillet est inspecteur du travail titulaire d’un DESS d’ergonomie. Il a été chargé de mission à l’ANACT, responsable notamment des programmes TMS et RPS.
Trois postes sont à repourvoir au sein du Bureau exécutif de la FEES. Aleksandar Zunjic, Secrétaire général, Bernard Michez, Président, et Pedro Ferreira, Trésorier, sont arrivés au terme de leur mandat. Les sociétés nationales membres de la FEES, dont la SELF, sont encouragées à proposer des candidatures. En cas d’intérêt, merci de contacter Aleksandar Zunjic (aleksandarzunjic@gmail.com).
La SELF a appris le décès du professeur Jean-François CAILLARD, survenu dans sa 79e année, après 41 ans au service de la santé au travail à Caen, Rouen et à l’international.
Né à Caen, il y restera jusqu’à la fin de ses études secondaires, et poursuivra ses études de médecine à Rouen, puis l’internat au CHU de Lille. C’est là qu’il découvre les dégâts provoqués par la silicose chez les mineurs du bassin houiller. Il revient à Caen en 1976 comme chef de clinique en médecine du Travail au CHU. Il crée une structure hospitalo-universitaire de médecine du travail et fait une place à l’ergonomie hospitalière. Parallèlement, il développe un programme de surveillance post-professionnelle des anciens salariés des usines du groupe Ferodo dans la vallée de Condé-sur-Noireau. Ce suivi des retraités de l’amiante est toujours à ce jour une activité importante à la consultation des maladies professionnelles au CHU de Caen.
En septembre 1979, il est nommé professeur des universités en médecine du travail à Rouen, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 2017. Il s’impliquera régionalement, notamment en contribuant à la création de l’ARACT de Haute-Normandie en 1998 ; il sera président du Conseil consultatif d’orientation de l’ARACT-HN.
Au cours de sa carrière, à Caen comme à Rouen (et un passage de 4 ans à l’AP-HP), il a contribué à développer l’ergonomie hospitalière, avec la conviction que l’ergonomie est un outil essentiel au service de la prévention primaire.
Son charisme lui a valu une reconnaissance nationale mais aussi internationale. Il fut notamment président pendant 7 ans de la Commission internationale de Santé au travail.
Nous garderons en mémoire son humanisme, son enthousiasme, sa force de conviction, son optimisme, en dépit d’évènements personnels difficiles. C’était un homme de cœur.
La SELF présente ses condoléances à ses proches.
(Nicole Carlin le 16/09/24)
La Commission Histoire avait réalisé un entretien avec J.F.Caillard.