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Cher-e-s membres,
Nous vous informons de la parution en version électronique du bulletin SELF n°181. Vous pouvez le télécharger sur le site de la SELF, après avoir saisi vos identifiants SELF (en page d’accueil), en suivant le chemin suivant dans le menu principal : > Publications > Archives du Bulletin.
Nous vous souhaitons une agréable lecture.
Justine Forrierre
Rédactrice du bulletin
Sommaire du bulletin
Éditorial p. 3
Vie de la SELF
- Brèves du conseil d’administration p. 5
- Procès-verbal de l’Assemblée Générale de la SELF p. 7
- La SELF et les réformes du code du travail p. 9
- Discours d’ouverture de la Présidente de la SELF lors du congrès SELF 2017 de Toulouse p. 10
- Communiqué de la SELF au sujet des réformes du code du travail p. 12
- Retour sur la journée régionale organisée par la commission RP² de la SELF à Nancy le 10 novembre 2017, en partenariat avec l’Université de Lorraine p. 14
Hommages
- Claude Bastien p. 16
- James Carpentier p. 17
- Johan Kalsbeek p. 17
- Jean De Meyer p. 18
Histoire en Ergonomie
- Entretien avec Bruno Maggi p. 19
Ergonomie dans le monde
- Échos du Conseil de l’IEA à Singapour p. 28
L’ergonomie deviendrait elle une préoccupation marquée des français ? C’est ce que pourrait laisser penser l’outil « Google Trends » (Tendances), puisque dans son classement 2017 des définitions les plus recherchées dans le moteur de recherche « google » en France, le mot « ergonome » arrive en 2nde position !
De là à dire que la profession d’ergonome devient un rêve pour l’ensemble de nos concitoyens, c’est un pas que nous ne franchirons pas.. 😉

C’est avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès d’Anne FLOTTES survenu le mercredi 29 novembre 2017. Les obsèques se sont déroulées dans la plus stricte intimité.
Un hommage funèbre lui sera rendu le 22 décembre 2017 à Fontaine (Isère).
Anne a écrit dans son dernier livre intitulé Travail et Utopie – Réinventer des coopérations subversives : « J’ai été entre autres, étudiante en sciences politiques ; puis successivement salariée dans une collectivité territoriale, une grande entreprise publique, une agence du service public de l’emploi, ouvrière en câblage électronique, chargée d’études puis de missions dans des établissements publics consacrés aux qualifications et aux conditions de travail, et finalement consultante répondant à des demandes de collectifs de travail débordés par des difficultés «insurmontables», en même temps que salariée d’une mutuelle accueillant des personnes souhaitant analyser leurs problèmes de travail dans un espace indépendant ; et concomitamment, mère de famille, militante syndicale et membre de groupuscules de réflexion politiques, associée à des équipes de recherche sur la division sociale et sexuelle du travail et sur la psychodynamique du travail … »
Travailler quel boulot – Les conflits du travail, Enjeux politiques du quotidien est un autre livre à l’actif de cette militante du travail qui a partagé de nombreuses expériences avec des ergonomes.
Tous les membres de la SELF et le Conseil d’Administration de la SELF s’associent aux hommages rendus à Anne FLOTTES, et présentent à sa famille leurs condoléances et toute leur sympathie.
Information supplémentaires auprès de Pierre FRANCHI p.franchiconseil@orange.fr , 35 rue Jean Pain, 38600 Fontaine, Tel : 06.88.06.28.81.
Du 26 au 30 août 2018, va se tenir à Florence, le 20ème congrès de l’Association Internationale d’Ergonomie (IEA) sur le thème de la « Créativité en pratique » (http://iea2018.org/). Cet événement, d’ampleur internationale, va rassembler plus de 1500 ergonomes chercheurs et praticiens venant du monde entier.
À cette occasion, la SELF souhaite encourager la participation de ses adhérents. Pour ce faire, un soutien financier à l’inscription au congrès est offert pour les personnes soumettant une communication individuelle ou participant à un symposium (l’échéance est fixée au 30/11/2017 15/12/17 : report de soumission).
- Être adhérent de la SELF à jour de sa cotisation annuelle ;
- Déposer une demande de prise en charge avant le
30/11/201715 décembre 2017 ; - Présenter une communication individuelle orale, ou participer à un symposium, dans le cadre du congrès (ce qui suppose que la communication soit présentée en personne) ;
- S’inscrire avant le 30/04/2018 au tarif préférentiel de 671 € (http://events.lenagroup.eu/2018/net/iea/) ;
- Fournir au trésorier de la SELF l’attestation de participation au congrès ; le remboursement s’effectuera a posteriori de la manifestation.
1) Soumettre une proposition via le site du congrès,
2) Déposer une demande de prise en charge par la SELF à l’aide du formulaire suivant,
3) S’inscrire à la conférence via le site du congrès.
Le nombre de soutien financier est limité à 10 par conséquent les demandes sont traitées selon leur ordre d’arrivée par un comité ad hoc constitué d’universitaires et de professionnels.
Une réponse sera donnée au plus tard le 31/12/2017.
Cette journée qui s’est tenue le 11 octobre dernier était co-organisée par Gérard Bouché (ergonome / programiste / architecte d’intérieur) et Bruno Michel (architecte / Ingénieur centralien). Elle avait pour objectif de faire un état des lieux sur la conception des espaces tertiaires d’hier et d’aujourd’hui afin de proposer une prospective et de tracer des perspectives pour le futur en matière de développement des espaces tertiaires.
Environ 70 professionnels d’horizons différents ont participé à cette journée qui a été structurée autour de contributions diverses (Pascale Josse, ergonome, Éric Lierhmann, ergonome à lINRS et Sonia Graia, consultante dans le domaine tertiaire) et de temps d’échanges riches.
L’ensemble de la journée ayant été filmée, les vidéos des interventions et des débats qui ont suivi sont en ligne. Vous pouvez y accéder ou les diffuser en utilisant ce lien : http://bit.ly/2iyMvqf
L’ergonomie face aux réformes du code du travail
Les réformes engagées par le gouvernement Edouard Philippe par voie d’ordonnance sont-elles de nature à transformer profondément et durablement le travail en « libérant » le travail et les entreprises comme l’annonce le projet gouvernemental ?
Depuis l’élection du nouveau Président de la république, Emmanuel Macron, les projets adoptés dans le champ du travail suscitent beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes. Les ergonomes, soucieux des questions du travail, sont interpelés par les projets gouvernementaux et par les débats qui se font jour. Même si beaucoup d’incertitudes sont présentes et ne seront levées qu’à la fin du processus d’adoption des nouvelles dispositions, il est possible dès maintenant d’identifier certaines lignes de forces et d’avancer quelques exigences fondées sur les pratiques d’intervention des ergonomes et sur les réflexions formalisées au sein de notre communauté.
La réforme par ordonnances envisage la question du travail comme réduite essentiellement à un marché dont il faut « libérer les contraintes », en matière de rupture du contrat de travail en particulier. Elle laisse dans l’ombre les capacités d’initiative et de créativité des opérateurs fondées – entre autres – sur la stabilité des relations de travail et sur la confiance dont ils bénéficient de la part de leurs pairs, de l’encadrement et du management des entreprises. Elle ne met pas en perspective l’impact en matière d’organisation dans l’entreprise, sur la coopération entre les salariés, sur les conditions requises pour développer les compétences des opérateurs, … comme si l’entrepreneur pouvait se limiter à nouer des contrats avec des fournisseurs, prestataires, sous-traitants et parfois des salariés. Autant de points qui vont à l’encontre de l’efficacité des organisations, de la performance de l’entreprise et de la santé des opérateurs, ainsi que l’ont établi de nombreuses interventions ergonomiques.
Cette flexibilisation des contrats de travail devrait s’accompagner d’un projet de sécurité des parcours professionnels. Mais pour l’instant, l’agenda législatif est vide sur cette dimension.
Un autre point de la réforme concerne le pouvoir patronal contrebalancé par le droit du travail : Le plafonnement des indemnisations en cas de recours devant les prud’hommes, le changement dans la définition du licenciement économique, la priorité donnée aux choix faits par l’employeur, par exemple en matière de relations sociales, illustrent la conception sous-jacente du travail comme un coût et non pas une ressource. Et le droit du travail se réduirait à des procédures formelles, voire absurdes, conçu pour gêner les entrepreneurs et non pas comme un moyen d’assurer « en même temps » les conditions d’une concurrence loyale entre les entreprises et la qualité de la vie au travail.
Sans entrer dans le détail de chaque ordonnance, nous pouvons en souligner les points les plus préoccupants pour l’avenir du travail et des entreprises :
- l’introduction d’une négociation directe de l’employeur avec les salariés dans les entreprises de moins de 10 salariés ou entre 10 et 20 salariés en l’absence de Comité social et économique et d’une négociation directe avec les élus du nouveau Comité social et économique (CSE) entre 11 et 50 salariés et au-delà de 50 salariés en l’absence de mandatement par une organisation syndicale, ce qui risque d’aboutir à un contournement des organisations syndicales représentatives.
- La fusion des Institutions Représentatives du Personnel (DP, CE, CHSCT) dans le Comité social et économique (CSE) qui rassemblera ces instances avec la possibilité de mise en place d’une commission santé, sécurité et conditions de travail par accord d’entreprise. Obligatoire dans les entreprises « à risques » ou par décision de l’Inspection du travail dans les entreprises de moins de 300 salariés, cette commission sera sans personnalité juridique.
- Aucune disposition nouvelle sur les droits syndicaux ou les droits des institutions fusionnées dans le CSE, juste la mise en place d’une co-décision sur la formation professionnelle ou l’égalité femmes-hommes.
Les projets gouvernementaux font état d’une volonté de simplification et même d’une amélioration du dispositif de représentation du personnel. Mais la réforme adoptée soulève beaucoup de questions et laisse dans l’incertitude un certain nombre de points :
- Se fait-elle à périmètre constant en termes de moyens ou d’attributions pour les représentants du personnel, en particulier ceux qui sont susceptibles d’intervenir dans le domaine du travail ? Le nombre de représentants, le niveau des heures de délégation fixées par décret, ainsi que le contenu et modalités de la formation pour les entreprises de moins de 300 salariés semblent bien être révisés à la baisse.
- L’intégralité des missions du CHSCT est-elle transférée à la nouvelle instance ? Cette dernière a pour mission l’«analyse des risques professionnels», mais reste –t-elle compétente pour l’analyse des conditions de travail, des facteurs de pénibilité, pour contribuer à la prévention et à la protection de la santé physique et mentale des travailleurs ?
- Le droit à faire appel à un expert dans le domaine du travail est sérieusement limité et le coût des expertises décidées en cas de modification importante des conditions de travail sera en partie à la charge du comité. L’employeur peut également contester le coût final de l’expertise. Les modalités d’agrément des experts, dont bon nombre d’ergonomes, semblent évoluer vers une certification où les exigences méthodologiques risquent de s’éloigner d’une approche par le travail.
La disparition du CHSCT, qui était devenu en quelques dizaines d’années un véritable levier pour l’action sur la question du travail et très souvent un interlocuteur compétent des interventions ergonomiques, interroge quant à la prise en compte de la santé au travail en entreprise.
Cette réforme s’ajoute aux réformes passées de la médecine du travail, aux réorganisations au sein d’institutions comme les DIRRECTE ou les CARSAT et des lois dialogue social et Travail. La communauté des ergonomes se doit donc d’alerter l’ensemble des parties prenantes sur les effets en matière de santé au travail, de risque de réduction des moyens de consultation et de contrôle des représentants du personnel, sur la suppression de dispositifs (tels que les CHSCT) qui sont autant d’espaces de débat, articulant expression directe et expression médiée par les représentants du personnel sur le travail et plus largement sur la place laissée aux questions du travail et de la santé au travail dans le cadre du projet de simplification mise en œuvre par le gouvernement.
Le Conseil d’administration de la SELF,
Paris, le 3 Novembre 2017
Quoi de mieux que de revenir sur un congrès réussi à partir de dessins réalisés par Sylvain Pongi lors des sessions plénières de cette 52ème édition ? Les dessins ont illustré en direct les sujets abordés, avec pertinence et impertinence ! À voir et à revoir sans modération !
Précisions concernant les droits d’utilisation :
Il est possible de mettre en ligne les dessins du congrès, et d’utiliser les dessins pour communiquer sur l’événement SELF 2017 en rappelant la mention (c)Sylvain Pongi auteur.
En dehors du cadre de la communication du congrès SELF 2017, les droits ne sont pas compris. Si vous souhaitez utiliser les dessins pour d’autres usages, veuillez contacter Sylvain Pongi afin qu’il vérifie et rajoute des droits d’utilisation : sylvain.pongi@gmail.com – http://syl-arts.blogspot.com – 06 95 29 07 57
L’équipe d’ergonomie de Bordeaux vous annonce ces prochaines formations continues :
- Formation à la conduite de projet
- Formation à la conception et à l’évaluation des postes de travail
- Formation « L’intervention ergonomique sur les risques psycho-sociaux »
Vous trouverez, ci-joint, les trois programmes détaillés avec les bulletins d’inscription.
Pour toute information complémentaire veuillez contacter :
VÉRONIQUE LHEUREUX
lheureux@adera.fr
(+33)5-56-15-80-03
L’Équipe d’Ergonomie de Bordeaux vous accueille les 22, 23 et 24 mars 2017 pour ces traditionnelles Journées de Bordeaux sur la Pratique de l’Ergonomie. Elles auront pour thème « L’innovation dans le travail : quels enjeux aujourd’hui pour la pratique de l’ergonome ? » ; les débats porteront sur :
- Comment les dispositifs et les stratégies d’innovation des entreprises interrogent-ils la pratique des ergonomes ?
- Comment les innovations technologiques, sociales et organisationnelles transforment-elles les environnements et le contenu du travail ?
- En quoi ces transformations changent-elles les demandes adressées aux ergonomes et nos méthodes d’intervention ?
- Devons-nous, nous aussi, faire preuve d’innovation dans nos pratiques ?