Du 26 au 30 août 2018, va se tenir à Florence, le 20ème congrès de l’Association Internationale d’Ergonomie (IEA) sur le thème de la « Créativité en pratique » (http://iea2018.org/). Cet événement, d’ampleur internationale, va rassembler plus de 1500 ergonomes chercheurs et praticiens venant du monde entier.
À cette occasion, la SELF souhaite encourager la participation de ses adhérents. Pour ce faire, un soutien financier à l’inscription au congrès est offert pour les personnes soumettant une communication individuelle ou participant à un symposium (l’échéance est fixée au 30/11/2017 15/12/17 : report de soumission).
- Être adhérent de la SELF à jour de sa cotisation annuelle ;
- Déposer une demande de prise en charge avant le
30/11/201715 décembre 2017 ; - Présenter une communication individuelle orale, ou participer à un symposium, dans le cadre du congrès (ce qui suppose que la communication soit présentée en personne) ;
- S’inscrire avant le 30/04/2018 au tarif préférentiel de 671 € (http://events.lenagroup.eu/2018/net/iea/) ;
- Fournir au trésorier de la SELF l’attestation de participation au congrès ; le remboursement s’effectuera a posteriori de la manifestation.
1) Soumettre une proposition via le site du congrès,
2) Déposer une demande de prise en charge par la SELF à l’aide du formulaire suivant,
3) S’inscrire à la conférence via le site du congrès.
Le nombre de soutien financier est limité à 10 par conséquent les demandes sont traitées selon leur ordre d’arrivée par un comité ad hoc constitué d’universitaires et de professionnels.
Une réponse sera donnée au plus tard le 31/12/2017.
Cette journée qui s’est tenue le 11 octobre dernier était co-organisée par Gérard Bouché (ergonome / programiste / architecte d’intérieur) et Bruno Michel (architecte / Ingénieur centralien). Elle avait pour objectif de faire un état des lieux sur la conception des espaces tertiaires d’hier et d’aujourd’hui afin de proposer une prospective et de tracer des perspectives pour le futur en matière de développement des espaces tertiaires.
Environ 70 professionnels d’horizons différents ont participé à cette journée qui a été structurée autour de contributions diverses (Pascale Josse, ergonome, Éric Lierhmann, ergonome à lINRS et Sonia Graia, consultante dans le domaine tertiaire) et de temps d’échanges riches.
L’ensemble de la journée ayant été filmée, les vidéos des interventions et des débats qui ont suivi sont en ligne. Vous pouvez y accéder ou les diffuser en utilisant ce lien : http://bit.ly/2iyMvqf
L’ergonomie face aux réformes du code du travail
Les réformes engagées par le gouvernement Edouard Philippe par voie d’ordonnance sont-elles de nature à transformer profondément et durablement le travail en « libérant » le travail et les entreprises comme l’annonce le projet gouvernemental ?
Depuis l’élection du nouveau Président de la république, Emmanuel Macron, les projets adoptés dans le champ du travail suscitent beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes. Les ergonomes, soucieux des questions du travail, sont interpelés par les projets gouvernementaux et par les débats qui se font jour. Même si beaucoup d’incertitudes sont présentes et ne seront levées qu’à la fin du processus d’adoption des nouvelles dispositions, il est possible dès maintenant d’identifier certaines lignes de forces et d’avancer quelques exigences fondées sur les pratiques d’intervention des ergonomes et sur les réflexions formalisées au sein de notre communauté.
La réforme par ordonnances envisage la question du travail comme réduite essentiellement à un marché dont il faut « libérer les contraintes », en matière de rupture du contrat de travail en particulier. Elle laisse dans l’ombre les capacités d’initiative et de créativité des opérateurs fondées – entre autres – sur la stabilité des relations de travail et sur la confiance dont ils bénéficient de la part de leurs pairs, de l’encadrement et du management des entreprises. Elle ne met pas en perspective l’impact en matière d’organisation dans l’entreprise, sur la coopération entre les salariés, sur les conditions requises pour développer les compétences des opérateurs, … comme si l’entrepreneur pouvait se limiter à nouer des contrats avec des fournisseurs, prestataires, sous-traitants et parfois des salariés. Autant de points qui vont à l’encontre de l’efficacité des organisations, de la performance de l’entreprise et de la santé des opérateurs, ainsi que l’ont établi de nombreuses interventions ergonomiques.
Cette flexibilisation des contrats de travail devrait s’accompagner d’un projet de sécurité des parcours professionnels. Mais pour l’instant, l’agenda législatif est vide sur cette dimension.
Un autre point de la réforme concerne le pouvoir patronal contrebalancé par le droit du travail : Le plafonnement des indemnisations en cas de recours devant les prud’hommes, le changement dans la définition du licenciement économique, la priorité donnée aux choix faits par l’employeur, par exemple en matière de relations sociales, illustrent la conception sous-jacente du travail comme un coût et non pas une ressource. Et le droit du travail se réduirait à des procédures formelles, voire absurdes, conçu pour gêner les entrepreneurs et non pas comme un moyen d’assurer « en même temps » les conditions d’une concurrence loyale entre les entreprises et la qualité de la vie au travail.
Sans entrer dans le détail de chaque ordonnance, nous pouvons en souligner les points les plus préoccupants pour l’avenir du travail et des entreprises :
- l’introduction d’une négociation directe de l’employeur avec les salariés dans les entreprises de moins de 10 salariés ou entre 10 et 20 salariés en l’absence de Comité social et économique et d’une négociation directe avec les élus du nouveau Comité social et économique (CSE) entre 11 et 50 salariés et au-delà de 50 salariés en l’absence de mandatement par une organisation syndicale, ce qui risque d’aboutir à un contournement des organisations syndicales représentatives.
- La fusion des Institutions Représentatives du Personnel (DP, CE, CHSCT) dans le Comité social et économique (CSE) qui rassemblera ces instances avec la possibilité de mise en place d’une commission santé, sécurité et conditions de travail par accord d’entreprise. Obligatoire dans les entreprises « à risques » ou par décision de l’Inspection du travail dans les entreprises de moins de 300 salariés, cette commission sera sans personnalité juridique.
- Aucune disposition nouvelle sur les droits syndicaux ou les droits des institutions fusionnées dans le CSE, juste la mise en place d’une co-décision sur la formation professionnelle ou l’égalité femmes-hommes.
Les projets gouvernementaux font état d’une volonté de simplification et même d’une amélioration du dispositif de représentation du personnel. Mais la réforme adoptée soulève beaucoup de questions et laisse dans l’incertitude un certain nombre de points :
- Se fait-elle à périmètre constant en termes de moyens ou d’attributions pour les représentants du personnel, en particulier ceux qui sont susceptibles d’intervenir dans le domaine du travail ? Le nombre de représentants, le niveau des heures de délégation fixées par décret, ainsi que le contenu et modalités de la formation pour les entreprises de moins de 300 salariés semblent bien être révisés à la baisse.
- L’intégralité des missions du CHSCT est-elle transférée à la nouvelle instance ? Cette dernière a pour mission l’«analyse des risques professionnels», mais reste –t-elle compétente pour l’analyse des conditions de travail, des facteurs de pénibilité, pour contribuer à la prévention et à la protection de la santé physique et mentale des travailleurs ?
- Le droit à faire appel à un expert dans le domaine du travail est sérieusement limité et le coût des expertises décidées en cas de modification importante des conditions de travail sera en partie à la charge du comité. L’employeur peut également contester le coût final de l’expertise. Les modalités d’agrément des experts, dont bon nombre d’ergonomes, semblent évoluer vers une certification où les exigences méthodologiques risquent de s’éloigner d’une approche par le travail.
La disparition du CHSCT, qui était devenu en quelques dizaines d’années un véritable levier pour l’action sur la question du travail et très souvent un interlocuteur compétent des interventions ergonomiques, interroge quant à la prise en compte de la santé au travail en entreprise.
Cette réforme s’ajoute aux réformes passées de la médecine du travail, aux réorganisations au sein d’institutions comme les DIRRECTE ou les CARSAT et des lois dialogue social et Travail. La communauté des ergonomes se doit donc d’alerter l’ensemble des parties prenantes sur les effets en matière de santé au travail, de risque de réduction des moyens de consultation et de contrôle des représentants du personnel, sur la suppression de dispositifs (tels que les CHSCT) qui sont autant d’espaces de débat, articulant expression directe et expression médiée par les représentants du personnel sur le travail et plus largement sur la place laissée aux questions du travail et de la santé au travail dans le cadre du projet de simplification mise en œuvre par le gouvernement.
Le Conseil d’administration de la SELF,
Paris, le 3 Novembre 2017
Quoi de mieux que de revenir sur un congrès réussi à partir de dessins réalisés par Sylvain Pongi lors des sessions plénières de cette 52ème édition ? Les dessins ont illustré en direct les sujets abordés, avec pertinence et impertinence ! À voir et à revoir sans modération !
Précisions concernant les droits d’utilisation :
Il est possible de mettre en ligne les dessins du congrès, et d’utiliser les dessins pour communiquer sur l’événement SELF 2017 en rappelant la mention (c)Sylvain Pongi auteur.
En dehors du cadre de la communication du congrès SELF 2017, les droits ne sont pas compris. Si vous souhaitez utiliser les dessins pour d’autres usages, veuillez contacter Sylvain Pongi afin qu’il vérifie et rajoute des droits d’utilisation : sylvain.pongi@gmail.com – http://syl-arts.blogspot.com – 06 95 29 07 57
L’équipe d’ergonomie de Bordeaux vous annonce ces prochaines formations continues :
- Formation à la conduite de projet
- Formation à la conception et à l’évaluation des postes de travail
- Formation « L’intervention ergonomique sur les risques psycho-sociaux »
Vous trouverez, ci-joint, les trois programmes détaillés avec les bulletins d’inscription.
Pour toute information complémentaire veuillez contacter :
VÉRONIQUE LHEUREUX
lheureux@adera.fr
(+33)5-56-15-80-03
L’Équipe d’Ergonomie de Bordeaux vous accueille les 22, 23 et 24 mars 2017 pour ces traditionnelles Journées de Bordeaux sur la Pratique de l’Ergonomie. Elles auront pour thème « L’innovation dans le travail : quels enjeux aujourd’hui pour la pratique de l’ergonome ? » ; les débats porteront sur :
- Comment les dispositifs et les stratégies d’innovation des entreprises interrogent-ils la pratique des ergonomes ?
- Comment les innovations technologiques, sociales et organisationnelles transforment-elles les environnements et le contenu du travail ?
- En quoi ces transformations changent-elles les demandes adressées aux ergonomes et nos méthodes d’intervention ?
- Devons-nous, nous aussi, faire preuve d’innovation dans nos pratiques ?
La date de clôture de l’appel à communication a été repoussée.
N’hésitez pas à soumettre rapidement votre communication via le site du congrès.
20 janvier 20171er février 2017: clôture des soumission de propositions de symposia27 janvier 201715 février 2017: clôture des soumissions de propositions de communications orales et affiches, de tables-rondes et de thèses en 180 secondes.
Vous retrouverez les thèmes et le fil rouge du congrès en cliquant ici.
Pour soumettre une communication, veuillez cliquer sur le lien suivant : Appel à communication
L’équipe Ergonomie du Cnam organise pour la première fois un séminaire annuel intitulé La Fabrique de l’Ergonomie.
Quelle ergonomie fabriquons-nous, ou devons-nous fabriquer, pour répondre aux défis sociétaux et techniques d’aujourd’hui et de demain ?
La première édition de la Fabrique, intitulée « Travail futur, Travail du futur : accompagner les transitions », permettra d’aborder deux thématiques :
- d’une part les évolutions du travail (nouvelles formes d’organisation, transformations potentielles liées à l’irruption massive de technologies intelligentes dans les activités Productives)
- d’autre part les méthodologies de construction des activités futures et de leur cadre technique, spatial et organisationnel
La première édition de ce séminaire aura lieu les 25 et 26 janvier 2017 au Cnam, 292 rue Saint Martin, Paris 75003.
C’est l’ambition affichée par la CFDT au travers de la grande enquête en ligne qu’elle vient de lancer et qui restera ouverte jusqu’à la fin de l’année.
Cette enquête, sous forme de sondage, brasse une large gamme de questions sur tout ce qui touche au rapport des français à leur travail. Elle comporte pas moins de 170 questions, avec des formulations qui pourront paraître parfois orientées, et s’adresse à un panel très large (salariés du privé, fonctionnaires, travailleurs indépendants et même demandeurs d’emplois).
Outre l’analyse des réponses qui sera à regarder de plus près, on peut d’ores et déjà noter l’intérêt que cette enquête suscite (plus de 100 000 participations déjà recensées). La forme et la présentation du questionnaire en ligne, sa facilité d’accès et le ton retenu, contribuent certainement au succès rencontré, mais l’explication ne réside certainement pas uniquement dans la question de la forme…
Nous vous invitons à vous faire une idée par vous mêmes en allant voir directement sur le site dédié ce qu’il en est…
La question du développement durable est depuis longtemps un champ de réflexion que notre communauté tente d’investir.
Déjà en 2005, le 40ème congrès de la SELF organisé par ARAVISE à Saint-Denis de la Réunion avait comme intitulé « Ergonomie et développement durable ».
Durant le congrès de la SELF de Paris-2015 un symposium a été proposé sur la thématique suivante: « Articuler la santé et la production pour un développement durable de l’activité : les approches systémiques en ergonomie face aux nouveaux modèles économiques ».
Le dernier congrès de Marseille a proposé dernièrement l’organisation d’un symposium dont le titre était « Développement durable : quelles évolutions et contributions de l’ergonomie ? »
Dans le prolongement de cette perspective, nos collègues d’ARPEGE – commission « Concevoir pour le Développement Durable » d’ARPEGE vous convient à soumettre une proposition de contribution à un prochain numéro spécial « Développement durable. Nouvelles perspectives en psychologie ergonomique et ergonomie » de la revue Psychologie Française.
Vous trouverez, ci-après, en téléchargement l’appel à contribution complet.
Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez joindre les coordinateurs du numéro spécial :
Julien Guibourdenche : julien.guibourdenche@utt.fr
Béatrice Cahour : beatrice.cahour@telecom-paristech.fr