Au Québec, la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) comporte un droit de retrait préventif de la travailleuse enceinte. Ce droit permet à la travailleuse enceinte et qui considère que son travail présente un risque pour elle ou pour le développement de son enfant, de demander d’être affectée à «des tâches ne comportant pas de tels dangers et qu’elle est raisonnablement en mesure d’accomplir» (article 40 de la LSST). Si ces conditions sont rencontrées, la travailleuse est en mesure de rester en emploi jusqu’au terme de sa grossesse. La pénurie de main d’oeuvre en soins de santé pousse les employeurs des centres hospitaliers québécois à maintenir les infirmières enceintes plus longtemps en emploi et à trouver des solutions permettant de soustraire la travailleuse aux tâches jugées à risque. Sur le terrain, la gestion des risques est décentralisée. La nature de ce
droit jugé « individuel » ramène la responsabilité de la gestion des risques à la travailleuse enceinte et à son équipe de travail. Nos résultats montrent qu’un maintien en emploi au sens prescrit par la Loi ne peut se faire sans l’apport de l’ergonomie. Une intervention ergonomique efficace assure à la fois la santé et la sécurité au travail ainsi que la qualité des soins. Il en va de la performance organisationnelle.
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