Dans l’accord qu’ils ont signé en 2000, les partenaires sociaux ont souhaité la mise en oeuvre d’une véritable pluridisciplinarité entre toutes les institutions et consultants en charge de la prévention et précisé que les démarches d’évaluation a priori, de l’exposition aux risques professionnels, s’appuieraient sur des compétences médicales et paramédicales, techniques, organisationnelles. Cette pluridisciplinarité s’entendait surtout comme un meilleur « assemblage » de compétences d’acteurs existants, sans qu’on leur demande pour autant de modifier
leur propre vision des choses ni leurs propres méthodes. Le décret de 2001 portant obligation du Document Unique d’évaluation des risques a repris et précisé ces orientations.Si l’obligation d’évaluation est bien assurée dans les plus grandes, il n’en va pas toujours de même dans les PME, a fortiori dans les TPE. En outre, dès que l’on dépasse la question de la « règle » et qu’on interroge l’ « esprit » , force est de constater que, très généralement cette fois, toutes tailles et tous secteurs confondus, les grands absents de ces documents uniques sont ces risques liés à l’organisation que sont les troubles musculo squelettiques (TMS) et les risques psychosociaux.Pourquoi ces points aveugles ? Quelle responsabilité y tient la pluridisciplinarité dans son fonctionnement actuel le plus fréquent ? Et surtout quelles propositions
avancer pour faire évoluer les choses ? Nous nous concentrerons dans ce qui suit sur les seuls risques pyschosociaux et illustrerons notre propos par l’exemple d’interventions relatives au Harcèlement moral dans les hôpitaux.
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