Dans les industries à risque, le champ de la prescription tend à subir des évolutions marquées par de nouveaux interlocuteurs, notamment l’opinion publique, souvent par l’intermédiaire de mouvements associatif, et les médias. Dans l’absolu, le fait n’est pas nouveau et les incidents ou accidents industriels font l’objet depuis plusieurs années d’une attention particulière de ces interlocuteurs. Cependant, la réponse des industriels s’est longtemps limitée essentiellement au champ de la communication : engagement à plus de transparence, rencontres organisées et structurées avec les élus locaux, déclaration systématique des incidents, publication de brochures destinées au « grand public », etc. Aujourd’hui, la nouveauté réside dans le fait que, sous la pression de l’opinion publique et des médias, la communication s’accompagne de mesures concrètes visant à améliorer la crédibilité de ces entreprises avec, en perspective, le maintien de leur activité. Or, ces mesures trouvent leur traduction dans le travail sous la forme de nouvelles prescriptions. Nous pouvons citer par exemple l’effet du plan vigipirate sur les conditions de travail des salariés de l’aviation civile, les conséquences pour l’emploi et les conditions de travail des salariés de l’industrie chimique après l’explosion de l’usine AZF ou encore l’effet de la « crise du transport » dans le nucléaire. C’est ce dernier exemple qui sera développé.
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