L’émergence, chez les salariés, de troubles aujourd’hui regroupés sous le générique « risques psychosociaux », a remis à l’ordre du jour la question des organisations du travail qui, nous le savons depuis Taylor, traverse le rapport du travail à la santé. Les médecins du travail rapportent une augmentation significative du nombre de visites médicales à l’initiative des salariés, dans l’intervalle des visites périodiques règlementaires de médecine du travail.Cette augmentation a même pu être évaluée à 21 % dans un service autonome d’un grand groupe industriel.Les médecins au travail constatent que le temps de la visite médicale, toutes visites règlementaires onfondues, s’allonge également. Ces évolutions ont en commun le besoin récurent de plus en plus de salariés de recourir à un espace d’écoute qu’ils estiment encore disponible, ainsi que l’objet de ce besoin.
Nous rapportons ici les portes d’entrée et les modalités de notre intervention sur les organisations du travail à partir de notre point d’observation, la visite médicale et l’action en milieu de travail, telles qu’elles se sont provisoirement cristallisées aujourd’hui. Cette présentation sera basée sur deux cas dans deux secteurs, culturel et médico-social, au cours desquels notre intervention s’est située au cours ou en amont de la manifestation du risque. Elles ont pour porte d’entrée l’apparition ou la probabilité d’apparition d’effets sur la santé mentale, voire l’intégrité physique des salariés, liés à des facteurs de risques psychosociaux.
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