Bien qu’elle ait été trop souvent perçue comme une contrainte supplémentaire et non nécessaire à l’atteinte des objectifs d’un projet véhicule ou organe et bien que les ergonomes présents ne réussissaient pas toujours à faire la preuve que l’on ne pouvait atteindre la performance industrielle qu’en traitant cet item au même titre que les objectifs classiques de qualité, de coût et de délai (QCD), l’activité déployée a cependant été suffisamment importante pour qu’on puisse dire que Renault a été pionnier en matière d’ergonomie de conception, plus particulièrement dans la rédaction d’outils et de standards, dont certains ont alors servi de base de travail pour la rédaction des normes françaises. Preuve du souci permanent d’approcher le mieux possible une certaine réalité des contraintes vécues par les opérateurs, au travers de cet outil forcément simplificateur qu’est la méthode d’analyse ergonomique, cette méthode en est maintenant à sa troisième version, chaque évolution ayant donné lieu à un travail de fond entre ergonomes, médecins du travail, préventeurs, fabricants et concepteurs. Les versions successives de ces documents montrent qu’en ergonomie, une recommandation, aussi normative soit-elle, doit évoluer. Il s’agit bien là de rester en phase avec l’évolution de l’ensemble des ressources (humaines, technologiques, etc.). Les moyens mis en place aident à répondre aux écarts.
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