Les efforts pour prévenir les accidents du travail se sont historiquement focalisés sur les opérations de production. Aujourd’hui, avec l’automatisation, la complexité et le coût accru des équipements et, par conséquent, la nécessité de réduire les temps d’indisponibilité de ces derniers, la maintenance prend une importance croissante et il convient de développer la prévention dans ce domaine. Or, si la nature essentielle du travail de maintenance est plus largement reconnue, le fait qu’il puisse tuer ou blesser sérieusement les opérateurs reste encore rarement considéré. En outre, c’est le plus souvent avec un point de vue davantage technique ou ingénierique, qu’organisationnel ou ergonomique, que les analyses des accidents liés à la maintenance ont été réalisées. Par contre, les données relatives à la fonction de la victime, à l’organisation ou la prise en charge de la maintenance mise en place dans l’entreprise sont rares, alors même que ces dernières ont fait l’objet de fortes évolutions ces dernières années et qu’elles ne sont sans doute pas neutres en termes de sécurité. Du point de vue des accidents liés à la maintenance, les résultats tendent à confirmer la sur-accidentabilité, à la fois en termes de fréquence et de gravité, des opérateurs de maintenance comparativement à ceux de production. Les résultats permettent également d’identifier des contextes d’intervention qui semblent plus accidentogènes que d’autres (cas des interventions menées à l’extérieur) et constituent ainsi des éléments importants en termes de prévention.
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