Les premières apparitions des exosquelettes en entreprise ont mis à jour certaines barrières à leur intégration. Nos clients nous remontent ces difficultés depuis quelques années : inadaptation morphologique, psychologique, difficulté de l’assimilation par les opérateurs dans leurs tâches
quotidiennes. Les premiers modèles d’exosquelettes issus historiquement de l’environnement militaire et médical sont encombrants, lourds, inadaptés à l’environnement industriel. Leur utilisation semble trop gêner les exigences de production car ils sont longs à installer, ils abîment dans certains cas les produits de fabrication, ne se stockent pas facilement…L’ensemble de ces freins ont peu à peu constitué la prudence actuelle de la part des grands industriels et des PME qui souhaitaient reposer sur leur utilisation pour soulager les troubles musculo-squelettiques (TMS).
Pourtant les enjeux en prévention des TMS sont grands et les entreprises souhaitent avancer dans le sens du développement de l’assistance à l’opérateur. Nous y voyons la nécessité d’une approche holistique, intégrant les dimensions de la prévention, la santé/sécurité en relation avec fabricants et intégrateurs.
La posture d’intégrateur est délicate, au carrefour des exigences du terrain et des précipitations des constructeurs, nous tentons de déployer les solutions les mieux adaptées à chaque cas d’usage. Nous proposons de partager une réflexion sur deux axes : l’impact potentiel des exosquelettes et leur acceptabilité en milieu industriel. Que regarder ? Que mesurer ? Nous présenterons une première approche exploratoire de la mesure de l’acceptabilité et des impacts du port d’un exosquelette passif pour des opérations de finitions chez notre partenaire BJ Technologies, en France.
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