Au cours des années récentes, les entreprises industrielles ont mis en place de nouvelles formes d’organisation du travail visant à améliorer leurs performances pour faire face aux exigences du marché et aux conditions nouvelles de la concurrence. Ces dispositifs nouveaux ont pour objectif de mieux gérer la qualité (certification ISO ou autres démarche de qualité totale), mais aussi les contraintes de délais (juste-à-temps). D’autres méthodes, telles que l’analyse des procédés ou des produits, la maintenance préventive, ou celles qui instaurent des mécanismes de marché dans les transactions internes à l’entreprise, sont également mises en oeuvre , même si elles sont moins répandues.
Dans le même temps, les entreprises ont intensifié leur recours à l’informatique. Cet usage se différencie par l’intensité du recours aux nouvelles technologies, par l ‘articulation des configurations d’équipements autour d’un gros système informatique ou au contraire d’un réseau de micro-ordinateurs et par le rôle plus ou moins central du service informatique dans
l’organisation. L’intensité de l’informatisation et l’usage des dispositifs organisationnels nouveaux, ou leur mise en oeuvre, sont étroitement liés.
Ces choix organisationnels et informatiques ont des conséquences sur le travail. Les salariés voient leur travail transformé par l’usage de ces nouveaux dispositifs et de l’ordinateur. Ainsi,
la certification ISO enrichit leur travail et favorise leur autonomie. Le travail en juste-à-temps accroît les contraintes de rythme et notamment le poids de la surveillance hiérarchique. Les
salariés utilisant les ordinateurs sont plus autonomes et leur implication personnelle est plus forte. En même temps leur travail est plus contrôlé ; ils sont soumis à une plus grande pression et aux exigences parfois contradictoires d’organisations complexes.
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