Présenter la conférence plénière sur ce thème offre l’occasion de revisiter quelques grands classiques de l’ergonomie ainsi que des travaux plus récents tels que les Actes des Journées de Bordeaux (2000). Mais nous avons surtout saisi l’opportunité de réinterroger nos pratiques d’intervenants du réseau ANACT/ARACT et leurs évolutions récentes. Tout ce que nous pouvons donc dire de notre perception de l’évolution de la prescription et plus encore de l’enrichissement de nos démarches et instruments d’analyse porte l’empreinte de cette position institutionnelle. Mais nous pensons que ces différents développements peuvent alimenter le débat entre ergonomes et entre l’ergonomie et les autres disciplines du travail. Disons d’emblée que nous ne suivrons pas F.Daniellou et F.Six (2000) dans leur proposition de réunir toutes les contraintes pesant sur l’opérateur sous le vocable de prescription, qu’elle soit dite descendante ou ascendante. L’amalgame qui résulte de leur proposition entraîne selon nous, une confusion en termes de perspective d’action. Notre action, auprès des décideurs comme auprès des opérateurs, nécessite au contraire de bien laisser aux mots le sens que la division sociale du travail leur donne plus ou moins spontanément. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à revenir sur toute cette terminologie dans la première partie.
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