René Brunet est décédé ce 25 février 2024 à Angers. Il a été pendant 40 ans conseiller en prévention à la MSA, co-auteur avec Jean Presselin, Marc Viel et Norbert See de l’ouvrage « Le risque et la parole – Construire ensemble une prévention des risques du travail dans l’agriculture et l’industrie » aux éditons Octarès, valorisant le travail de longue durée avec les partenaires des conseillers. A partir de 2006, il a joué un rôle très actif dans les laboratoires LEEST puis Ester dirigés par Yves Roquelaure à Angers. En 2007 il a soutenu une thèse en formation des adultes à l’université de Tours, intitulée « Formation de l’agir responsable et prévention des risques professionnels ». Il a été impliqué dans de nombreuses collaborations de recherche, notamment sur les troubles musculosquelettiques et les risques psychosociaux.
Ses obsèques auront lieu le 1er mars à 14 h 30 en l’église Saint-Antoine d’Angers.
Le Travail humain a clôturé l’année 2023 avec un numéro spécial dont on trouvera le sommaire ci-dessous, et qui s’organise autour de deux événements marquants : le décès de Jacques Leplat qui s’est
éteint en avril dernier et les 90 ans de la revue dont le premier numéro fut publié en 1933.
Les éditions Octares publient « Exposition aux pesticides. Ce qu’en disent les sciences humaines et sociales. » sous la direction de Fabienne Goutille (docteure en ergonomie, Inserm/EpICEnE), Jacqueline Candau (directrice de recherche en sociologie, Inrae/ETTIS), Elisabeth Lambert (directrice de recherche en droit, CNRS/DCS).
Résumé : À quoi renvoie la notion d’exposition quand elle est mobilisée par les sciences humaines et sociales et quelles méthodologies l’appréhendent ? Avec quels apports complémentaires aux sciences de la santé qui s’en sont saisies historiquement ? À partir d’une revue de littérature et d’études de cas dans des contextes culturels variés, cet ouvrage montre le caractère dynamique et multi-acteurs de la fabrique de l’exposition aux pesticides, notamment lors des activités humaines. Il propose une analyse critique des situations et des déterminants de l’exposition, des inégalités concomitantes et des moyens de prévention.
Cet ouvrage est accessible à toutes les personnes qui veulent acquérir des connaissances sur les expositions aux pesticides et découvrir les possibilités d’aborder et de nourrir ce sujet par les sciences humaines et sociales (ergonomie, sociologie, droit, économie, géographie, anthropologie) : décideurs publics, scientifiques, professionnels et collectifs mobilisés en matière de santé.
L’Association pour la Gestion des Connaissances dans la société et les organisations (AGESCO) et l’Université Paris Dauphine, en partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique ouvre un appel à communications pour sa prochaine conférence annuelle. Celle-ci aura lieu du 29 au 31 mai 2024 et abordera le thème des « Communautés et Espaces d’Apprentissage« , explorant ainsi le rôle crucial que jouent les communautés et les environnements d’apprentissage dans la création, la diffusion et la mise en œuvre des connaissances.
Processus de soumission :
- Date limite de soumission :
15 février 2024/4 mars 2024/ 25 mars 2024 - Notification d’acceptation :
15 mars
Les éditions Erès publient « Faire société malgré les attentats » écrit par Vincent DE GAULEJAC et Isabelle SERET.
Résumé : Comment faire société malgré les attentats ? Comment retisser le lien rompu par la violence terroriste ?
Des victimes des attentats de Paris et Bruxelles, des pères et mères de jeunes engagés dans l’idéologie djihadiste, parfois auteurs de ces attaques, des intervenants de première ligne concernés par ces violences extrêmes ont éprouvé la nécessité de se retrouver pour se reconstruire après avoir vécu l’horreur. Ils témoignent de l’importance d’articuler le besoin de soigner leurs traumatismes – physiques, psychiques, familiaux, sociaux – et le travail collectif, pour lutter contre les violences, le racisme, l’antisémitisme, le manichéisme, les discours de haine. Affronter ensemble les épreuves vécues par chacun a donné confiance au groupe pour développer des actions citoyennes du côté des écoles, du système carcéral, de la justice, de la police, des médias, du monde artistique, de la recherche et enfin du monde politique.
La démarche de ce groupe offre une lueur d’espérance pour refuser l’engrenage de la terreur et restaurer l’humanité commune qui fonde notre être ensemble. « Si nous pouvons le faire, pourquoi la société n’y arriverait pas ? » témoigne Fatima dont le fils est décédé en Syrie.
Les éditions Erès publient « Le travail de rue » sous la direction de François CHOBEAUX, Jean-Luc MARCHAL, Henri SANTIAGO-SANZ.
Résumé : Le travail de rue est une constellation du travail social, au caractère particulièrement fédérateur : santé, social, humanitaire, médiation, accompagnement éducatif… se trouvent impliqués. En effet, il s’agit d’aller vers les usagers où ils sont et comme ils sont, et parfois vers des personnes qui n’ont rien demandé, pour leur proposer une attention, une écoute, un service, un accompagnement… Ce travail se fait en public, dans la rue, sous le regard de tous.
Cet ouvrage répond à des questions pratiques : comment initier une action de rue ? Avec quels partenaires ? Comment y travailler la santé somatique et la santé mentale ? Quels liens avec la problématique du logement ? Y a-t-il des publics « particuliers » : mineurs, femmes ? Comment faire avec la non-demande ? Quelles places pour les bénévoles et les travailleurs-pairs ? Comment se positionner, avec quelle distance et/ou quelle proximité ? Comment s’y former, comment y former ?
Des témoignages d’équipes de rue sont croisés avec les analyses et les propositions des auteurs de l’ouvrage, formateurs et praticiens expérimentés.
Les éditions Octares publient « De la transgression à l’émancipation ? Penser les transformations des normes sociales à l’aune du genre » sous la direction de Vanessa di Paola, Dominique Epiphane, Morgane Kuehni, Nadia Lamamra, Stéphanie Moullet.
Résumé : Issu des 10ᵉ Rencontres Jeunes et Sociétés en Europe et autour de la Méditerranée, cet ouvrage explore différentes mobilités sociales à l’aune du genre : comment les rapports sociaux de sexe empreignent/marquent/influencent-ils les mobilités géographiques, les changements de classe sociale ou les changements de sexe ? Définies au sens large, les mobilités sont des déplacements dans et entre des espaces délimités et socialement hiérarchisés, offrant une perspective privilégiée pour penser la dialectique entre reproduction et non-reproduction des normes sociales (en particulier de genre) et pour questionner les manières dont se reproduisent, se transgressent, se subvertissent, se recomposent ou se reconfigurent ces normes, dans et par le cours du déplacement même.
Plutôt que de penser ce qui est conforme versus ce qui est transgressif, l’ouvrage met l’accent sur le paradoxe des frontières sociales, à la fois solides et fragiles, stables et mobiles. L’objectif n’est pas tant de déterminer si les mobilités déjouent (ou non) les déterminismes sociaux que de comprendre les facteurs et les contextes sociaux qui permettent de s’affranchir de certaines assignations sociales.
Ces questions sont explorées grâce à des enquêtes relatives à diverses mobilités sociales – classe, pays, sexe – dans une perspective intersectionnelle et processuelle. Les autrices et l’auteur mobilisent systématiquement plusieurs dimensions de l’ordre social (sexe, classe, nationalité, âge, religion, sexualité, etc.) dans des perspectives méthodologiques et disciplinaires variées. Loin de reposer sur une pensée binaire pour questionner ce qui est conforme versus ce qui serait transgressif, l’ouvrage met l’accent sur la liminarité et la circularité des différents déplacements.
Les éditions Octares publient « La seconde autonomie. Temps et travail en France, Allemagne et Chine » sous la direction de Jens Thoemmes.
Résumé : Les interactions entre les temps et l’autonomie ont jalonné l’évolution du travail. Face aux exigences des modèles de production, qu’elles soient économiques, techniques ou sociales, les travailleurs ont longtemps aspiré à maîtriser leur temps. Pour l’emploi salarié, l’autonomie temporelle a progressé d’une lutte acharnée pour la réduction du temps de travail vers des débats plus subtils sur sa gestion. Au XIXe siècle, le défi était de « reprendre » du temps à l’employeur, tandis qu’aujourd’hui, les enjeux se complexifient autour de l’organisation du temps de travail. Ce glissement marque une évolution de la première autonomie, focalisée sur la durée, vers une seconde, orientée sur la place du travail au sein de l’ensemble des temps sociaux. Le début de cette transition se situe à la fin des années 1960 avec l’apparition successive d’outils de la négociation permettant d’intégrer l’aspiration des salariés et les exigences de l’appareil productif : horaires variables, comptes épargne-temps, télétravail, etc. Loin d’être uniforme, la seconde autonomie présente des nuances significatives, en particulier selon les contextes socio-économiques. Ce livre offre des éclairages issus de recherches de terrain en France, en Allemagne et en Chine, afin d’évaluer les conditions, opportunités et risques liés à ce passage à une nouvelle autonomie temporelle.
Le 22e congrès triennal de l’Association internationale d’ergonomie aura lieu du 25 au 29 août 2024 à Jeju, République de Corée, sur le thème « Better Life Ergonomics for Future Humans ». Il sera possible d’assister aux sessions sur place ou en ligne.
Les présidents du Comité technique ATWAD (Activity Theories for Work Analysis and Design), Francisco Duarte et Pascal Béguin, relaient auprès de notre communauté cet appel à sessions spéciales. Le comité ATWAD a déjà organisé une grande variété de sessions, sur des thèmes comme le développement durable, l’analyse ergonomique du travail, les FabLab, les transitions professionnelles, les territoires, les risques, etc.
Nous nous joignons à Francisco Duarte et Pascal Béguin pour relayer ce message et nous espérons que vous serez intéressé.e.s à participer au congrès pour présenter, discuter et diffuser vos travaux. Merci de les informer si vous envisagez de proposer une session (fjcmduarte@gmail.com, pascal.daniel.beguin@gmail.com).
Les dates limites importantes sont les suivantes :
- Propositions de sessions spéciales : jusqu’au 29 février 2024
- Retour aux organisateurs des sessions spéciales : 15 mars 2024
- Date limite de remise des communications complètes : 15 avril 2024
N’hésitez pas à diffuser cet appel dans votre réseau.
Le LUCID (Lab for User Cognition & Innovative Design) de l’Université de Liège, en partenariat avec le LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology) organise leur seconde conférence ModACT (Modélisation de l’Activité) qui se tiendra du 22 au 24 mai 2024 à Paris.
Objectif : les rencontres ModACT se proposent d’actualiser les principes de modélisation et de visualisation d’activité. En écho aux attentes de nombreuses disciplines concernées (ergonomie, sciences cognitives, psychologie du travail et sociale, conception et ingénierie) la conférence vise à questionner les modèles, méthodes et outils dédiés à l’analyse de l’activité humaine.
Activités participatives : la conférence se composera d’une variété d’activités complémentaires : à côté des séances d’exposés en plénière (communications longues, courtes et pictorials), les trois journées seront animées par des ateliers participatifs à destination des chercheurs, doctorants et professionnels pour discuter de méthodes, explorer des outils et partager des expériences.
Ce message est le premier appel pour composer les sessions d’exposés.
La date de soumission des articles est fixée au 17 janvier 2024.
Organisateurs
- Pierre Leclercq (LUCID) & Gaëlle Baudoux (LUCID / UC Berkeley)
- Guillaume Gronier & Eloïse Zehnder (LIST)