L’appel à communications pour le numéro spécial « Ergonomics, Gender and Social Sustainability » de la revue International Journal of Industrial Ergonomics est prolongé jusqu’au 30 avril 2025.
Ce numéro spécial vise à rassembler des travaux internationaux originaux sur ce thème : articles de recherche, revues de littérature et études de cas sont les bienvenus. Vous trouverez toutes les informations nécessaires via le lien suivant :
Les articles acceptés seront publiés au fil de l’eau, mais ils nécessitent l’évaluation d’ergonomes anglophones habitués à l’approche d’analyse de l’activité francophone. Votre participation en tant qu’évaluateur·ice est cruciale : elle contribue grandement à la diffusion et à la reconnaissance de travaux de qualité au niveau international.
Nous comptons vivement sur votre implication pour faire vivre ce numéro spécial, et vous remercions par avance de votre précieuse collaboration.
Marie Laberge & Fabienne Goutille, co-éditrices invitées.
La revue Laboreal lance un appel à contributions pour le numéro de décembre 2025, dans le cadre du dossier « Soigner et traiter : activités et défis pour le travail dans le champ de la santé ».
L’équipe d’Ergonomie du Cnam Paris recrute !
Attention, date limite de dépôt : 31 mars.
Deux postes de professeurs associés en ergonomie sont à pourvoir, dont un sur les questions de « sécurité et risques professionnels/ gestion de crises-fiabilité »
N’hésitez pas à contacter catherine.delgoulet@lecnam.net et tahar-hakim.benchekroun@lecnam.net pour plus d’informations.
Jeudi 12 décembre 2024 s’est déroulée une journée d’échanges entre les ergonomes exerçant en Corse et d’autres préventeurs.
Cette « Journée des préventeurs », co-organisée par l’ARACT Corse, la SELF et l’IUT HSE de l’Université de Corse, a rassemblé une quarantaine de participants, avec des professionnels, les étudiants et les enseignants de la filière.
La matinée « SELF à vous ! » a été consacrée à des retours d’expérience de quatre ergonomes insulaires et à des échanges sur les conditions d’exercice du métier sous différentes formes (consultant, interne au sein d’une collectivité, d’un service de santé au travail ou au sein de l’ARACT).
Philippe Negroni, ancien Président, a eu également l’occasion de présenter succinctement les objectifs et les réalisations de la SELF à l’ensemble de l’auditoire.
L’après-midi, d’autres préventeurs (psychologue, assistant social, responsables sécurité, consultants) sont revenus sur leur pratique à travers l’exposé de cas et une mise en perspective de l’exercice de leurs métiers, particulièrement destinée aux étudiants.
Les contacts informels créés lors de cette journée ont été nombreux et faciliteront sans doute la mise en œuvre de démarches pluridisciplinaires dans le futur.
Les ergonomes de Corse vont tenter de conserver la dynamique d’échanges initiée lors de cette journée ; la SELF pourra y jouer un rôle de facilitation.

Depuis quelque temps, en particulier à la suite de la création en 2023 du Fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle (Fipu), une appellation surprenante rassemble les contraintes liées au travail manuel et connues comme porteuses de risques pour la santé à long terme : manutentions de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques. Plusieurs textes, dont celui fondateur du Fipu, les dénomment « risques ergonomiques ».
Pour la communauté des ergonomes, cette nouvelle formulation officielle « risques ergonomiques » est un contresens dangereux pour la prévention.
La Société d’Ergonomie de Langue Française a rédigé une tribune à ce sujet dans Santé & Travail.
Il y a un mois, nous apprenions avec tristesse la disparition de Catherine Cailloux-Teiger, figure marquante de notre communauté. À travers un premier hommage, nous avons invité chacun d’entre vous à contribuer par un témoignage, un souvenir, une pensée. Nous vous remercions chaleureusement pour votre réactivité et votre générosité.
Aujourd’hui, nous avons le plaisir de partager avec vous ce recueil de contributions, reflet de la richesse des liens que Catherine avait su tisser. Pour découvrir ces témoignages et continuer à faire vivre son souvenir, nous vous invitons à consulter le document ci-dessous.
Nous apprenons avec beaucoup de tristesse le décès de Catherine Cailloux Teiger, survenu le 31 octobre 2024.
Les obsèques de Catherine auront lieu le jeudi 14 novembre à la coupole du Père-Lachaise à 10 h 30. Un pot sera ensuite organisé square Vermenouze, dans son appartement qu’elle aimait tant.
La commission histoire va rassembler et publier sur le site de la SELF les hommages de celles et ceux qui le souhaitent. Vous pouvez adresser vos textes à Pierre Falzon pierre.falzon@lecnam.net.
Catherine Cailloux est née en 1939 à Châlons-sur-Marne. Elle fait des études de psychologie et de psychophysiologie à la Sorbonne. C’est Jean Buet qui la présente en 1966 à Alain Wisner ; celui-ci la recrute au laboratoire de physiologie du travail et d’ergonomie du CNAM. Elle participe à une recherche sur le sommeil des conducteurs de train.
À partir de 1969, elle est au cœur, avec Antoine Laville et Jacques Duraffourg, de la célèbre recherche sur le travail des femmes OS de l’électronique. Devant la difficulté de comprendre le travail à la chaîne, jusque-là peu analysé, Catherine Teiger se fait embaucher comme ouvrière pendant deux mois – son statut de chercheuse étant connu de tous. La recherche dure deux ans, et met en évidence l’importance des dimensions cognitives du travail à la chaîne.
Ces résultats font l’objet de très nombreuses formations syndicales – qui seront toujours une composante essentielle de ses travaux, le plus souvent avec Antoine Laville. Entrée au CNRS en 1973, elle travaille sur les structures d’âge par profession, et l’exclusion par l’âge. Ses recherches sur la mortalité des rotativistes débouchent sur l’intervention de l’équipe du CNAM dans la reconception des imprimeries du Monde et du Figaro.
Avec Yvon Quéinnec et Gilbert de Terssac, elle publie en 1985 le célèbre ouvrage Repères pour négocier le travail posté.
Elle fait en 1988 un bref passage au cabinet de la secrétaire d’État aux Droits des femmes, puis est chargée de mission au Programme interdisciplinaire de recherche sur le travail, l’emploi et les modes de vie (PIRTTEM-CNRS).
Elle multiplie les collaborations avec le Québec et se voit décerner en 2002 un doctorat honoris causa de l’Université Laval à Québec. Après sa retraite en 2003, elle continue à travailler notamment sur le rôle de l’analyse du travail en formation, et publie en 2013, avec Marianne Lacomblez (Se) former pour transformer le travail, un ouvrage de 700 pages, soutenu par l’Institut syndical européen ETUI, qui analyse des expériences de formation en France, en Belgique, en Italie, au Portugal, au Québec, au Brésil et au Venezuela.
La SELF présente ses condoléances à ses proches.
Nos collègues Abigail Du Plessy (rédactrice des newsletters de l’IEA) et Andrew Todd, de l’université de Rhodes (Afrique du Sud), conduisent une étude internationale sur un sujet encore très peu étudié : les attitudes et représentations des ergonomes (chercheuses et chercheurs, praticiennes et praticiens, étudiantes et étudiants), en matière de dorsalgies. L’enquête s’adresse aux membres de toutes les sociétés composant l’Association internationale d’ergonomie. Si vous êtes d’accord de prendre part à cette étude, vous pourrez accéder au questionnaire via le lien ci-dessous.
Les questions sont en anglais, mais vous trouverez ci-dessous la traduction française validée.
Trois postes sont à repourvoir au sein du Bureau exécutif de la FEES. Aleksandar Zunjic, Secrétaire général, Bernard Michez, Président, et Pedro Ferreira, Trésorier, sont arrivés au terme de leur mandat. Les sociétés nationales membres de la FEES, dont la SELF, sont encouragées à proposer des candidatures. En cas d’intérêt, merci de contacter Aleksandar Zunjic (aleksandarzunjic@gmail.com).
La SELF a appris le décès du professeur Jean-François CAILLARD, survenu dans sa 79e année, après 41 ans au service de la santé au travail à Caen, Rouen et à l’international.
Né à Caen, il y restera jusqu’à la fin de ses études secondaires, et poursuivra ses études de médecine à Rouen, puis l’internat au CHU de Lille. C’est là qu’il découvre les dégâts provoqués par la silicose chez les mineurs du bassin houiller. Il revient à Caen en 1976 comme chef de clinique en médecine du Travail au CHU. Il crée une structure hospitalo-universitaire de médecine du travail et fait une place à l’ergonomie hospitalière. Parallèlement, il développe un programme de surveillance post-professionnelle des anciens salariés des usines du groupe Ferodo dans la vallée de Condé-sur-Noireau. Ce suivi des retraités de l’amiante est toujours à ce jour une activité importante à la consultation des maladies professionnelles au CHU de Caen.
En septembre 1979, il est nommé professeur des universités en médecine du travail à Rouen, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 2017. Il s’impliquera régionalement, notamment en contribuant à la création de l’ARACT de Haute-Normandie en 1998 ; il sera président du Conseil consultatif d’orientation de l’ARACT-HN.
Au cours de sa carrière, à Caen comme à Rouen (et un passage de 4 ans à l’AP-HP), il a contribué à développer l’ergonomie hospitalière, avec la conviction que l’ergonomie est un outil essentiel au service de la prévention primaire.
Son charisme lui a valu une reconnaissance nationale mais aussi internationale. Il fut notamment président pendant 7 ans de la Commission internationale de Santé au travail.
Nous garderons en mémoire son humanisme, son enthousiasme, sa force de conviction, son optimisme, en dépit d’évènements personnels difficiles. C’était un homme de cœur.
La SELF présente ses condoléances à ses proches.
(Nicole Carlin le 16/09/24)
La Commission Histoire avait réalisé un entretien avec J.F.Caillard.