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Sylvie Montreuil a obtenu en 1981 une maîtrise de relations industrielles à l’Université Laval (Québec), qu’elle a complétée par des formations en santé-sécurité du travail à Laval et à Rimouski. Elle suit ensuite en 1983-1984 la formation d’ergonomiste temps-plein au CNAM, soutient un DEA d’ergonomie à Paris XIII en 1985, puis sa thèse de doctorat sous la direction d’Antoine Laville en 1990. Elle est recrutée en 1991 au département de relations industrielles de l’Université Laval, où elle développe avec plusieurs collègues, notamment Marie Bellemare, un cursus d’ergonomie au sein de la chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail, et où elle franchit tous les grades universitaires canadiens jusqu’à l’éméritat. Ce sont plus de 30 ans consacrés à la construction et au développement de l’ergonomie dans une même université.

Ses recherches, souvent financées par l’Institut Robert Sauvé en santé sécurité du travail (IRSST), ont porté sur de nombreux secteurs : scierie, conditionnement pharmaceutique, fabrication des tapis aux alumineries, pêche au homard, en passant par les bibliothèques publiques et la bureautique. Ses publications ont porté notamment sur la formation des opérateurs et des « représentants paritaires » comme composante de l’intervention ergonomique, en particulier dans les actions de prévention des TMS. Elle a été active dans la naissance et le développement du réseau « ergonomie et formation » de l’IEA à partir de 1994 dans une complicité constante avec Catherine Teiger, et a développé de nombreux partenariats internationaux, en particulier avec la France et le Portugal, allant ainsi à la rencontre de collaborations plus ponctuelles avec des collègues brésiliens.

Pour favoriser le développement de l’ergonomie à l’Université Laval, Sylvie a accepté d’assumer de nombreuses tâches politico-administratives, notamment au poste de vice-doyenne de la Faculté de sciences sociales. Elle était engagée dans divers comités scientifiques de revues, telles que Safety Science, Relations industrielles / Industrial Relations, Laboreal, Éducation Permanente. Elle a encadré plusieurs thèses en ergonomie. Pédagogue reconnue, elle a marqué celles et ceux qui l’ont connue par sa générosité, sa droiture, son humilité et sa joie de vivre. Elle a fait preuve de ces qualités pendant ces dernières années, où elle s’est battue, longtemps victorieusement, contre un cancer du cerveau.

la SELF renouvelle pour la 4ème année consécutive un concours auprès des étudiants en Master2 d’ergonomie reconnus Ergonome.s Junior.s Certifié.e.s par le CE2. L’objectif proposé est de produire une vidéo de format court (5 minutes maximum) sur leur intervention de fin d’étude, avec pour cible le grand public

Le caractère original et pédagogique sera évalué par un jury composé de membres du conseil d’administration de la SELF. Les trois lauréats remporteront un prix respectivement de 200€, 100€ et 50€ couplé à un abonnement à la revue santé travail.

Ces vidéos ont pour objectif de développer la communication de la pratique des ergonomes au sein du grand public, et en bénéfice secondaire valorisera le travail des étudiant.e.s qui pourront l’utiliser comme support pour une recherche d’emploi par exemple. Les vidéos seront diffusées sur la chaine Youtube de la Self et relayées sur les réseaux.

La date limite d’envoi des vidéos est le 31 décembre 2026 à l’adresse groupe-recherche@ergonomie-self.org.

Guide de réalisation de la vidéo

La vidéo précisera :

A titre indicatif, la vidéo peut aborder tout ou partie des éléments structurants de l’intervention, à savoir :

Le 18 juin 2026 a eu lieu une séance de partages d’expérience et d’échange en distanciel sur la thématique : « Comment l’ergonome accompagne une entreprise engagée ou non dans la transition écologique? ». Cette séance a été organisée par la commission « Communication » et la commission « Jeunes Pratiques en Réflexion » de la SELF.

Les participants qui se sont présentés étaient majoritairement des ergonomes et ergonomes & psychologues du travail, exerçant dans des contextes variés : recherche, formation, consultants, SPST, internes ou en retraite et représentant une variété du panel intéressé par le thème.

Le lien ci-dessous vous conduira à une synthèse rapportant des éléments de contenu issu des discussions et traité sur un format limité (1h30) en fin de journée. Ce temps d’échange reste un moment ouvert afin que chacun puisse s’exprimer sur le sujet. Sujet qui pourrait faire l’objet bien entendu de confrontations plus conséquentes.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous les participant.e.s à cette séance pour leurs contributions et leurs écoutes à ce débat.

La date limite des dépôts de candidature pour 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗲𝗿𝗴𝗼𝗻𝗼𝗺𝗲 𝗲𝘂𝗿𝗼𝗽𝗲́𝗲𝗻 𝗲𝗻 𝗲𝘅𝗲𝗿𝗰𝗶𝗰𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗳𝗶𝘅𝗲́𝗲 𝗮𝘂 𝟭𝟱 𝗮𝗼𝘂̂𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟲.

Pour obtenir le titre, il convient de compléter un dossier de première candidature (lien ci-contre : Dossier de première candidature ) et de le faire parvenir au secrétariat de l’Artee à l’adresse mail suivante : secretaire@artee.com.

Les frais d’instruction des dossiers sont de 150€ à régler par chèque ou par virement lors de la dépose du dossier (plus d’information auprès de : tresorier@artee.com).

Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter le site de l’Artee ou prendre contact avec le secrétariat.

« Usage de soi, Vie et Valeur » de Yves Schwartz paru chez Octares Editions.

L’idée qu’il existe toujours un écart entre le travail prescrit et le travail réel, mise au jour il y a plus de 50 ans, est entrée dans les savoirs reconnus. Il reste à entendre que cet écart caractérise tout agir humain, témoignant de l’existence universelle d’un « usage de soi » dont Yves Schwartz dans ce livre analyse l’émergence dans l’histoire du vivant : s’il veut vivre à peu près en santé, aucun individu ne peut renoncer à une existence singulière construite dans la rencontre avec ce que les autres exigent de lui. Obstinément, il essaie de reprendre l’initiative dans un champ de contraintes.


Cette découverte de l’usage de soi et sa définition avaient besoin d’une confrontation aux récents développements de plusieurs disciplines qui étudient les réalités humaines. C’est une partie importante de ce que propose ce nouvel ouvrage. Mais son actualité politique n’est pas moindre : quelles conséquences pour le gouvernement du travail et pour la vie démocratique si l’on assume que l’activité est toujours « usage de soi » dans le sens que donne Yves Schwartz à ce concept ?

Octarès Éditions publient le texte intégral de la seconde édition (Anact, 1997) de cet ouvrage de référence avec un avant-propos inédit de François Daniellou. La présentation qui suit, et les fonctions des auteurs, sont celles de la couverture originelle.

L’objet de cet ouvrage est d’aider à construire un point de vue sur l’activité de travail dans ses relations avec le fonctionnement de l’entreprise. Les auteurs explicitent la manière dont « l’activité réelle » des opérateurs traduit et reformule les conditions matérielles et organisationnelles du travail. C’est cette activité réelle qui contribue à produire les richesses de l’entreprise, mais aussi à donner le sens que chacun attribue individuellement et collectivement au travail. D’où la nécessité de la prendre en compte dès l’amont, en élargissant le collectif de conception et tes objectifs de la conception.


L’analyse de l’activité et sa compréhension sont présentées comme un moyen permettant :
– de mieux connaître et d’expliquer les relations entre les conditions de réalisation de la production et la santé des salariés ;
– de proposer des pistes de réflexion utiles pour la conception des situations de travail ;
– d’améliorer l’organisation des systèmes sociotechniques, la gestion des ressources humaines et par conséquent la performance de l’entreprise dans sa globalité.


L’association de différents acteurs dans l’entreprise à la mise en œuvre de cette démarche doit permettre une meilleure anticipation et donc une plus grande maîtrise des processus de transformation du travail.


Réunis pour formaliser dans ce livre une pratique d’intervention s’appuyant sur un référentiel riche et diversifié de situations concrètes et sur une démarche scientifique, les auteurs ont largement contribué au développement de l’analyse ergonomique du travail et à son enseignement.

F. Guérin, directeur général adjoint de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, responsable de la Mission Synthèse.
A. Laville, directeur du Laboratoire d’ergonomie physiologique et cognitive de l’École pratique des hautes études.
F. Daniellou, professeur d’ergonomie, Université de Bordeaux, directeur du Laboratoire d’ergonomie des systèmes complexes.
J. Duraffourg, professeur d’ergonomie à l’Université d’Aix-Marseille, directeur d’Activité SARL.
A. Kerguelen, ingénieur d’études au Centre national de la recherche scientifique

Chères et chers membres de la Société d’Ergonomie de Langue Française,
L’International Ergonomics Association (IEA) lance son appel à candidatures pour l’IEA Kingfar Award 2026, récompense destinée à soutenir et mettre en valeur les travaux de jeunes chercheuses et chercheurs en ergonomie (doctorant-es et chercheur-euses en début de carrière).

Ce prix vise à encourager l’excellence scientifique et professionnelle en offrant un soutien financier et une reconnaissance internationale aux lauréates et lauréats.

Deux types de prix existent : pour les doctorant.e.s et pour les jeunes chercheu.r.euse.s (jusqu’à 10 ans après la soutenance). Nous attendons donc la candidatures d’étudiant.e.s en parcours doctoral et de jeunes docteur.e.s.

Pour pouvoir candidater, le ou la candidat.e doit être adhérent de la SELF.

Les informations détaillées concernant l’éligibilité, le contenu du dossier, la procédure de soumission et les lauréats et lauréates des dernières années sont disponibles sur le site de l’IEA ci dessous.

En cas d’intérêt de votre part, nous vous invitons à nous contacter d’ici au 15 mai 2026, afin d’échanger sur votre dossier à l’adresse suivante:
liliana.cunha@ergonomie-self.org

Avec nos meilleures salutations,
Le Groupe Recherche de la Société d’ergonomie de langue française

Les associations et syndicat du collectif ORME (Organisation Représentant les différentes formes d’exercice du Métier d’Ergonome : ADECAPE, AFISST, ARPEGE, ARTEE, CE2, CINOV Ergonomie, GEDER, RJCE et SELF) ont le plaisir de lancer le Recensement des ergonomes 2026.

Les deux premiers recensements réalisés en 2015, puis en 2021, nous ont permis de dénombrer les ergonomes et d’éclairer certains aspects de leurs conditions d’exercice. 

Afin d’actualiser et d’enrichir ces données, ORME relance ce recensement en 2026. 

Les informations recueillies nous permettront d’en tirer des éléments quantitatifs et qualitatifs éclairant notre métier et sa pratique. Elles feront l’objet d’un traitement informatique et seront anonymisées avant d’être publiées.

La première communication des résultats se fera lors du congrès de la SELF 2026, du 23 au 25 septembre à Nantes. Les résultats seront ensuite mis à disposition de la communauté de la façon la plus large possible.

N’hésitez pas à relayer l’information dans vos réseaux : plus il y aura de répondants, plus les résultats seront riches d’enseignements et représentatifs de notre communauté.

La clôture de l’enquête est fixée au 3 mai 2026.

Il faut compter environ 10 minutes pour le remplir… à vous de jouer!

Pour contacter les administrateurs du questionnaire : irene.gaillard@ipst-cnam.fr

Merci d’avance pour votre contribution au questionnaire du Groupe ORME pour le « Recensement des ergonomes 2026 » 

Lien vers le questionnaire et accès aux résultats des recensements précédents :

Sous la direction d’Anne Bationo-Tillon, Françoise Decortis, Viviane Folcher et Gaëtan Bourmaud

Comment penser aujourd’hui le développement des activités humaines face aux mutations du travail, de la formation et de nos environnements culturels ? Cet ouvrage propose de mettre en mouvement l’héritage intellectuel de Pierre Rabardel autour de l’approche instrumentale, pour donner à voir la vitalité d’un cadre conceptuel qui continue de se transformer et d’inspirer une nouvelle génération de chercheurs.

Présentation

Née dans les années 1990, l’approche instrumentale s’est imposée comme une référence majeure pour comprendre la manière dont les sujets construisent, transforment et réinventent leurs relations aux technologies dans la médiation aux autres, à eux-mêmes et dans la réalisation de leur activité de travail. Inscrite dans la lignée historico-culturelle, cette approche conceptuelle éclaire les dynamiques développementales de l’activité humaine : des activités qui produisent des résultats, mais aussi des ressources, des valeurs, des mondes communs.

Les chapitres de cet ouvrage donnent à voir comment l’approche instrumentale est aujourd’hui mobilisée pour analyser, accompagner ou renouveler des situations aussi diverses que les transitions professionnelles, les parcours universitaires, les organisations du travail, les environnements numériques, les situations d’enseignement- apprentissage, les pratiques artistiques ou les projets de conception. Cet ouvrage met en lumière des manières diverses et souvent inventives, de mobiliser l’approche instrumentale pour analyser des situations complexes (usage épistémique), pour accompagner la transformation des milieux professionnels (usage pragmatique), ou encore pour ouvrir de nouveaux territoires conceptuels (usage expansif).

Chercheuses et chercheurs dans le champ de l’ergonomie, de la formation, de l’art et du design, formateurs et formatrices, étudiants, concepteurs ou ergonomes : toutes celles et ceux qui s’intéressent au développement des activités humaines trouveront ici un panorama stimulant des évolutions actuelles de l’approche instrumentale, ainsi qu’un aperçu des perspectives qu’elle ouvre pour penser les enjeux du travail, de la formation et de la création à venir.

Avec les contributions de : Anne Bationo-Tillon, Pascal Béguin, Raphaële Bertho, Samuel Bianchini, Julie Blanc, Anais Bloch, Gaëtan Bourmaud, Lucie Cuvelier, Françoise Decortis, Serge Éloi, Yrjö Engeström, Viviane Folcher, Arno Gisinger, Catherine Gouédard, Pauline Gourlet, Yannick Lémonie, Sandra Nogry, Céline Poret, Muriel Prévot- Carpentier, Pierre Rabardel, Annalisa Sannino, Luc Trouche, Gilles Ulrich, Pierre Vérillon.

Les plénières du congrès de la SELF 2025 sont en ligne !

Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne des conférences plénières du congrès de la SELF 2025, organisé à l’Université Paris Nanterre, sur la chaîne YouTube de la SELF.

Vous retrouverez également sur la chaîne d’autres conférences plénières et symposiums issus des congrès précédents.

Très bon visionnage à toutes et à tous !