La SELF participe cette année à la 2ème édition de « l’atelier des préventeurs » dont le thème central porte sur la thématique des TMS à travers plusieurs questions : Comment mobiliser les salariés et la hiérarchie ? Comment poser le bon diagnostic ? Comment engager l’entreprise dans un vrai projet de maîtrise du risque ? En quoi et dans quelle mesure l’innovation peut-elle contribuer à éviter ou prévenir les TMS ?
Philippe Négroni au nom de CA de la SELF, y animera 2 ateliers et prendra en charge une restitution générale autour de la problématique des TMS.
Si vous souhaitez mieux vous informer sur cette manifestation ou pourquoi pas y participer, vous trouverez ci-après quelques éléments d’information
Au cours de 2017, la SELF a mené une enquête auprès de ses membres sur les moyens d’information et de communication qu’elle utilise aujourd’hui (bulletin, site internet, newsletter). 545 membres ont été contactés par internet et 199 ont répondu en complétant le questionnaire. Nous tenons avant tout à les remercier pour leur contribution.
Les résultats bruts de l’enquête peuvent être d’ores et déjà consultés en cliquant sur le lien suivant
La Commission Histoire de la Self vous informe que l’entretien avec Alain Lancry est publié sur le site de la self. Il peut être consulté en suivant ce lien.
La Commission Histoire de la Self vous informe que l’entretien avec Laerte Isal Sznelwar (Brésil) est publié sur le site de la self en suivant ce lien.
L’entretien avec Yves Schwartz mené par Jean-Claude Sperandio et Annie Drouin est publié sur le site de la SELF.
La Commission Histoire.
Le Comité Scientifique du congrès de Bordeaux vous rappelle que la date de soumission des communications (orales ou affichées) a été décalée du 29 janvier au 15 février 2018 (date ferme).
Rappel des règles de soumission
- La soumission de communication doit s’effectuer exclusivement en ligne à l’aide du formulaire de soumission correspondant et selon les modèles fournis ;
- Les soumissions ne respectant pas ces instructions ne pourront pas être prises en compte dans les évaluations ;
- Vous trouverez les modèles à utiliser, la liste des mots clés, des thèmes ainsi que les instructions pour la soumission en ligne sur la page « appel à communication et soumission en ligne »
- Tous les contributeurs qui proposent des communications (orales ou affichées) s’engagent à s’inscrire au congrès.
Cher-e-s membres,
Nous vous informons de la parution en version électronique du bulletin SELF n°181. Vous pouvez le télécharger sur le site de la SELF, après avoir saisi vos identifiants SELF (en page d’accueil), en suivant le chemin suivant dans le menu principal : > Publications > Archives du Bulletin.
Nous vous souhaitons une agréable lecture.
Justine Forrierre
Rédactrice du bulletin
Sommaire du bulletin
Éditorial p. 3
Vie de la SELF
- Brèves du conseil d’administration p. 5
- Procès-verbal de l’Assemblée Générale de la SELF p. 7
- La SELF et les réformes du code du travail p. 9
- Discours d’ouverture de la Présidente de la SELF lors du congrès SELF 2017 de Toulouse p. 10
- Communiqué de la SELF au sujet des réformes du code du travail p. 12
- Retour sur la journée régionale organisée par la commission RP² de la SELF à Nancy le 10 novembre 2017, en partenariat avec l’Université de Lorraine p. 14
Hommages
- Claude Bastien p. 16
- James Carpentier p. 17
- Johan Kalsbeek p. 17
- Jean De Meyer p. 18
Histoire en Ergonomie
- Entretien avec Bruno Maggi p. 19
Ergonomie dans le monde
- Échos du Conseil de l’IEA à Singapour p. 28
Du 26 au 30 août 2018, va se tenir à Florence, le 20ème congrès de l’Association Internationale d’Ergonomie (IEA) sur le thème de la « Créativité en pratique » (http://iea2018.org/). Cet événement, d’ampleur internationale, va rassembler plus de 1500 ergonomes chercheurs et praticiens venant du monde entier.
À cette occasion, la SELF souhaite encourager la participation de ses adhérents. Pour ce faire, un soutien financier à l’inscription au congrès est offert pour les personnes soumettant une communication individuelle ou participant à un symposium (l’échéance est fixée au 30/11/2017 15/12/17 : report de soumission).
- Être adhérent de la SELF à jour de sa cotisation annuelle ;
- Déposer une demande de prise en charge avant le
30/11/201715 décembre 2017 ; - Présenter une communication individuelle orale, ou participer à un symposium, dans le cadre du congrès (ce qui suppose que la communication soit présentée en personne) ;
- S’inscrire avant le 30/04/2018 au tarif préférentiel de 671 € (http://events.lenagroup.eu/2018/net/iea/) ;
- Fournir au trésorier de la SELF l’attestation de participation au congrès ; le remboursement s’effectuera a posteriori de la manifestation.
1) Soumettre une proposition via le site du congrès,
2) Déposer une demande de prise en charge par la SELF à l’aide du formulaire suivant,
3) S’inscrire à la conférence via le site du congrès.
Le nombre de soutien financier est limité à 10 par conséquent les demandes sont traitées selon leur ordre d’arrivée par un comité ad hoc constitué d’universitaires et de professionnels.
Une réponse sera donnée au plus tard le 31/12/2017.
L’ergonomie face aux réformes du code du travail
Les réformes engagées par le gouvernement Edouard Philippe par voie d’ordonnance sont-elles de nature à transformer profondément et durablement le travail en « libérant » le travail et les entreprises comme l’annonce le projet gouvernemental ?
Depuis l’élection du nouveau Président de la république, Emmanuel Macron, les projets adoptés dans le champ du travail suscitent beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes. Les ergonomes, soucieux des questions du travail, sont interpelés par les projets gouvernementaux et par les débats qui se font jour. Même si beaucoup d’incertitudes sont présentes et ne seront levées qu’à la fin du processus d’adoption des nouvelles dispositions, il est possible dès maintenant d’identifier certaines lignes de forces et d’avancer quelques exigences fondées sur les pratiques d’intervention des ergonomes et sur les réflexions formalisées au sein de notre communauté.
La réforme par ordonnances envisage la question du travail comme réduite essentiellement à un marché dont il faut « libérer les contraintes », en matière de rupture du contrat de travail en particulier. Elle laisse dans l’ombre les capacités d’initiative et de créativité des opérateurs fondées – entre autres – sur la stabilité des relations de travail et sur la confiance dont ils bénéficient de la part de leurs pairs, de l’encadrement et du management des entreprises. Elle ne met pas en perspective l’impact en matière d’organisation dans l’entreprise, sur la coopération entre les salariés, sur les conditions requises pour développer les compétences des opérateurs, … comme si l’entrepreneur pouvait se limiter à nouer des contrats avec des fournisseurs, prestataires, sous-traitants et parfois des salariés. Autant de points qui vont à l’encontre de l’efficacité des organisations, de la performance de l’entreprise et de la santé des opérateurs, ainsi que l’ont établi de nombreuses interventions ergonomiques.
Cette flexibilisation des contrats de travail devrait s’accompagner d’un projet de sécurité des parcours professionnels. Mais pour l’instant, l’agenda législatif est vide sur cette dimension.
Un autre point de la réforme concerne le pouvoir patronal contrebalancé par le droit du travail : Le plafonnement des indemnisations en cas de recours devant les prud’hommes, le changement dans la définition du licenciement économique, la priorité donnée aux choix faits par l’employeur, par exemple en matière de relations sociales, illustrent la conception sous-jacente du travail comme un coût et non pas une ressource. Et le droit du travail se réduirait à des procédures formelles, voire absurdes, conçu pour gêner les entrepreneurs et non pas comme un moyen d’assurer « en même temps » les conditions d’une concurrence loyale entre les entreprises et la qualité de la vie au travail.
Sans entrer dans le détail de chaque ordonnance, nous pouvons en souligner les points les plus préoccupants pour l’avenir du travail et des entreprises :
- l’introduction d’une négociation directe de l’employeur avec les salariés dans les entreprises de moins de 10 salariés ou entre 10 et 20 salariés en l’absence de Comité social et économique et d’une négociation directe avec les élus du nouveau Comité social et économique (CSE) entre 11 et 50 salariés et au-delà de 50 salariés en l’absence de mandatement par une organisation syndicale, ce qui risque d’aboutir à un contournement des organisations syndicales représentatives.
- La fusion des Institutions Représentatives du Personnel (DP, CE, CHSCT) dans le Comité social et économique (CSE) qui rassemblera ces instances avec la possibilité de mise en place d’une commission santé, sécurité et conditions de travail par accord d’entreprise. Obligatoire dans les entreprises « à risques » ou par décision de l’Inspection du travail dans les entreprises de moins de 300 salariés, cette commission sera sans personnalité juridique.
- Aucune disposition nouvelle sur les droits syndicaux ou les droits des institutions fusionnées dans le CSE, juste la mise en place d’une co-décision sur la formation professionnelle ou l’égalité femmes-hommes.
Les projets gouvernementaux font état d’une volonté de simplification et même d’une amélioration du dispositif de représentation du personnel. Mais la réforme adoptée soulève beaucoup de questions et laisse dans l’incertitude un certain nombre de points :
- Se fait-elle à périmètre constant en termes de moyens ou d’attributions pour les représentants du personnel, en particulier ceux qui sont susceptibles d’intervenir dans le domaine du travail ? Le nombre de représentants, le niveau des heures de délégation fixées par décret, ainsi que le contenu et modalités de la formation pour les entreprises de moins de 300 salariés semblent bien être révisés à la baisse.
- L’intégralité des missions du CHSCT est-elle transférée à la nouvelle instance ? Cette dernière a pour mission l’«analyse des risques professionnels», mais reste –t-elle compétente pour l’analyse des conditions de travail, des facteurs de pénibilité, pour contribuer à la prévention et à la protection de la santé physique et mentale des travailleurs ?
- Le droit à faire appel à un expert dans le domaine du travail est sérieusement limité et le coût des expertises décidées en cas de modification importante des conditions de travail sera en partie à la charge du comité. L’employeur peut également contester le coût final de l’expertise. Les modalités d’agrément des experts, dont bon nombre d’ergonomes, semblent évoluer vers une certification où les exigences méthodologiques risquent de s’éloigner d’une approche par le travail.
La disparition du CHSCT, qui était devenu en quelques dizaines d’années un véritable levier pour l’action sur la question du travail et très souvent un interlocuteur compétent des interventions ergonomiques, interroge quant à la prise en compte de la santé au travail en entreprise.
Cette réforme s’ajoute aux réformes passées de la médecine du travail, aux réorganisations au sein d’institutions comme les DIRRECTE ou les CARSAT et des lois dialogue social et Travail. La communauté des ergonomes se doit donc d’alerter l’ensemble des parties prenantes sur les effets en matière de santé au travail, de risque de réduction des moyens de consultation et de contrôle des représentants du personnel, sur la suppression de dispositifs (tels que les CHSCT) qui sont autant d’espaces de débat, articulant expression directe et expression médiée par les représentants du personnel sur le travail et plus largement sur la place laissée aux questions du travail et de la santé au travail dans le cadre du projet de simplification mise en œuvre par le gouvernement.
Le Conseil d’administration de la SELF,
Paris, le 3 Novembre 2017
