L’étude examine l’intégration de la perspective de genre dans l’identification et l’évaluation des risques professionnels (IPER) au Chili. Bien que la matrice IPER soit largement connue et appliquée, elle ne prend pas en compte le genre dans la majorité des cas. Plus de 80 % des répondants indiquent que leur évaluation des risques ne considère pas cette dimension, révélant une lacune dans la gestion de la sécurité au travail. Les hommes perçoivent une répartition homogène des risques physiques, tandis que les femmes signalent davantage de risques psychosociaux, de harcèlement et de postures statiques. Par ailleurs, 56,2 % des répondants estiment que le genre n’influence pas l’exposition aux risques, soulignant un manque de consensus. L’étude conclut qu’il est essentiel d’intégrer la dimension de genre dans l’IPER à travers des actions de formation et de sensibilisation, car son absence peut engendrer des inégalités dans la prévention et la reconnaissance des risques professionnels.
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