A travers la présente recherche, nous avons étudié les modalités « naturelles » de capitalisation et de transfert des savoirs des agents horairistes. Nous avons démontré l’existence de deux types de savoirs correspondant à deux niveaux de conceptualisations. Le premier niveau concerne les savoirs « procéduralisables » qui tournent autour des concepts de sillons et de train tendu : être capable de tracer un sillon/horaire d’une gare à une autre. Un second niveau nécessite des savoirs « pragmatiques » : savoirs maîtrisés par les experts qui ne sont pas procéduralisables. C’est aussi une capacité à penser « réseau ». Ils font donc appel aux concepts de train tendu et de flexibilité du réseau ; ce qui correspond aux savoirs combinés de Hatchuel, 1992. Il existe une autre dimension : c’est l’interactivité entre les horairistes des différentes régions. Il faut trouver le meilleur compromis acceptable qui ne bouleverse pas la tâche des autres. C’est la notion de prescription croisée. Le graphique de sillons devient alors l’instrument privilégié qui permet une conception distribuée.
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