« La notion de charge empruntée à la physique a d’abord été utilisée par les physiologistes pour l’évaluation du travail musculaire puis transposée en psychologie du travail ». La notion de charge mentale, plus tardive, « s’est développée en psychologie du travail sur la base de recherches issues de la psychologie expérimentale portant sur l’hypothèse de l’existence d’un canal unique de traitement». «L’intérêt porté par les psychologues concernait l’attention, le partage des capacités de traitement mental entre plusieurs tâches simultanées ». L’ergonomie, dès ses débuts, s’est consacrée à de nombreuses recherches sur la charge de travail qu’elle soit physique ou mentale et surtout sur son évaluation. Pour exemples, citons les références de Gantchev (1965) et de Taverne et Koster (1965). Ainsi, un peu plus de quarante années se sont écoulées et la charge est une thématique qui interroge encore et toujours ; les questionnements qu’elle suscite sont loin d’être épuisés. Néanmoins, si autrefois les recherches sur la charge avaient pour principal objectif d’en déterminer des indicateurs, elles visent davantage de nos jours à déceler des contraintes susceptibles de produire des erreurs, des difficultés de traitement voire même d’apprentissage qui ont un coût pour l’opérateur et qui gagnent à être corrigées.
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