Cet article porte sur la volonté d’apprendre dont témoignent les start-upers ou entrepreneurs du numérique. Les start-ups, au sens littéral du terme, peuvent être considérées comme des petites et moyennes entreprises. Les start-upers profitent d’une atmosphère qui leur est favorable : les a priori médiatiques sont positifs, les pouvoirs publics mobilisent des moyens
importants pour qu’ils dynamisent leur territoire grâce aux incubateurs, enfin ils semblent incarner l’aboutissement du travailleur artiste, libre et autonome, émancipé grâce aux technologies numériques. Vingt-cinq entretiens ont été conduits dans les incubateurs de la région lilloise. S’ils ne peuvent être généralisés, les résultats montrent que, si les entrepreneurs cherchent à tirer profit au maximum des nouvelles technologies, celles-ci leur donnent l’opportunité de créer une start-up, ce qui est pour eux moins un but qu’un moyen d’apprendre, c’est-à-dire de valoriser leur capital humain. Nous étudions cette particularité au prisme d’un modèle théorique incluant la dimension subjective du travail.
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