LE BULLETIN DE LIAISON

Sommaire du Bulletin de liaison de la SELF n°140

(décembre 2005)

Sommaire

Editorial

Vie de la SELF
• Procès-verbal de l’Assemblée Générale de la SELF (22/09/2005)
• Nouveau Conseil d’administration de la SELF 2005-2006
• 2ème réunion des sociétés francophones d’ergonomie
• Echos du Congrès de la SELF à St Denis de la Réunion
• Brèves du Conseil de l’IEA

Hommage à Paule Rey

Histoire de l’ergonomie
• Entretien avec Simon Buisset

Manifestations à caractère scientifique
• 41ème Congrès de la SELF, Caen : Appel à communications

Enseignement et Formation en Ergonomie
• MASTER Professionnel, Lyon 1 & Lyon 2
• Diplôme d’Analyse Ergonomique du Travail (DAET)
• Diplôme de Formation Supérieure en Ergonomie Appliquée (DFSEA)

Publications

Extraits du bulletin :

Entretien avec Roger Rameau

Rencontre avec Alain Berthoz

Entretien avec Pierre Rabardel

Éditorial :

Et le développement durable des ergonomes ?

Ainsi était intitulée la dernière session de notre 40ème congrès en septembre dernier et dont l’atelier proposait de discuter du développement durable du métier d’ergonome ! Provocation? Ou regard de la réalité en face ?

Si vous avez eu le temps de jeter un regard rapide sur le tableau d’évolution des effectifs de 2001-2002 à 2004-2005 publié dans le dernier Bulletin (n° 139, septembre 2005), vous avez pu constater que les effectifs des membres de la SELF n’augmentent pas. Pire, ils diminuent de façon continue, et nous sommes passés de 694 à 649 adhérents.

Ces évolutions rendent-elles compte d’une réalité inquiétante ? Résultent-elles de l’action de divers mécanismes qui ne sont que des artefacts ? La SELF est-elle la seule société d’ergonomie à manifester ces évolutions ?

Je ne prétends pas élucider la question ici, ni apporter des réponses, mais je souhaite seulement attirer l’attention de chacun d’entre nous sur ce constat pour que, l’ayant présent à l’esprit, nous puissions en tirer des principes d’action dans notre pratique professionnelle quotidienne d’enseignant, de chercheur, de consultant, et dans notre engagement de membre de la SELF.

La première chose importante à noter est que la SELF n’est pas la seule société d’ergonomie à regretter la diminution du nombre de ses adhérents. Comme cela est souvent évoqué dans les rencontres annuelles des sociétés au sein de l’IEA, cette difficulté est partagée par (presque) toutes les sociétés d’ergonomie dans le monde. C’est en effet le souci n°1 de la majorité des sociétés membres de l’IEA. Donc nous ne sommes pas seuls ! Mais est-ce plus rassurant ?

Désaffection générale pour la vie associative ? Diminution globale de l’engagement personnel ? Difficultés du bénévolat ? Certes ces tendances constatées dans nos sociétés contemporaines ne sont pas étrangères à ces évolutions.

Evolution des priorités d’affectation budgétaires dans les entreprises, les administrations, les collectivités locales et territoriales ? Ceci fait aussi partie des facteurs qui peuvent diminuer le recours à l’ergonomie et de ce fait diminuer sa reconnaissance, et donc amener une désaffection du statut d’ergonome.

Plus rassurant, les spécialisations progressives de l’ergonomie par domaines d’intervention (ergonomie des transports, du logiciel…), par discipline (psychologie ergonomique, ergonomie cognitive, macro ergonomie…) ? Mais est-ce réel et si oui pourquoi alors ne pas rester sous la même bannière ?

Ecart croissant entre ce qui est perçu comme la politique de la société et les attentes et besoins réels des membres, ou des personnes qui pourraient le devenir ?

Cette dernière hypothèse a amené plusieurs sociétés d’ergonomie à mener auprès de leurs membres des enquêtes qui permettent de détecter cet écart et d’en évaluer l’importance pour « rectifier le tir ». C’est aussi ce que la SELF a fait en menant une enquête auprès de ses adhérents et auprès d’ergonomes non-membres, afin, non seulement, de vérifier l’adéquation entre les attentes des membres et les actions menées, mais aussi pour attirer de nouveaux adhérents Nous espérons bien que l’exploitation des résultats pourra se traduire, dès cette année, en actions.

Par ailleurs, les travaux menés, par les sociétés, au sein de l’IEA, sous l’impulsion de son président Pierre Falzon, et mis en œuvre par Jan Dul, président du Comité Développement, ont recensé les difficultés communes aux différentes sociétés et listé une série d’objectifs qui pourraient contribuer à attirer de nouveaux membres :

- faciliter les échanges entre recherche et pratique,

- aider les jeunes ergonomes dans leurs premiers pas,

- se faire connaître des associations estudiantines,

- développer des formations continues en ergonomie,

- accroître la visibilité de l’ergonomie auprès du grand public,

- faire mieux reconnaître l’ergonomie par les institutions nationales,

- renforcer les liens avec les instances industrielles, commerciales, et de services,

- créer des contacts avec les sociétés/associations scientifiques ou professionnelles dans des domaines complémentaires (psychologie du travail, sociologie du travail, ingénierie, …, par exemple).

 

Vous pourrez voir, en consultant les projets de la SELF pour 2005-2006 qu’un certain nombre de ces objectifs sont présents, et portés par des acteurs. Les autres n’attendent que des bonnes volontés pour être mis en œuvre.

Mais surtout, n’oubliez pas, comme le rappelait Valérie Pueyo dans son éditorial de septembre, que la SELF c’est vous ! Alors à vous plumes, claviers, téléphones… pour une recrudescence des adhésions !

Michel Neboit, Président de la SELF