Editorial - Bulletin n° 161 - Avril 2011
Où sont les femmes.
Ergonomes ?
Après six ans passés au CA je
quitte mes fonctions en septembre prochain. Six années
passionnantes, six années pendant lesquelles les débats ont été
riches et six années pendant lesquelles je dresse un constat :
les différents CA élus ont plutôt été représentés par la gent
masculine ! Bien loin de la parité !
Et oui on remarque même une
diminution de la gent féminine : de 2006 à 2009 nous étions 4
femmes sur 12 membres, puis 3 femmes en 2010 et 2011 et ce qui se
profile pour 2012 c’est 1 seule femme au sein du
CA !
Je pose donc la question :
« où sont les femmes ergonomes ». Car, même si je ne
doute pas que nos collègues masculins seront charmants avec notre
très chère collègue Annie Drouin, ... on sait combien,
l’équilibre « femmes – hommes » est bénéfique
dans la vie.
Et dans le même ordre
d’idée, lorsque l’on remonte dans l’histoire de
la SELF on constate qu’il n’y a eu que trois
présidentes : Suzanne Pacaud, Françoise Lille et Véronique de
Keyser, alors que les « femmes ergonomes » sont bien
présentes à l’université (maître de conférences et
professeures), dans les organismes de recherche, dans les
entreprises, dans les cabinets de
consultants. L’ergonomie fait partie des métiers qui,
comme bien d’autres, se sont féminisés depuis pas mal
d’années maintenant, une réelle mixité existe mais elle reste
bien peu visible au sein du CA SELF.
Quelques
chiffres
Si on se limite aux membres
actifs de la SELF on remarque que 61 % sont des hommes et seules
39% des femmes : est-ce réellement représentatif du nombre de
femmes ergonomes exerçant le métier ? Certainement pas, et
c’est peut être là le premier problème à régler.
Faut-il croire que la SELF ne
les intéresse pas ? Que la SELF les fait
fuir ?
Il semblerait que non car
lorsqu’on regarde les Correspondants SELF et les
Correspondants étudiants, là nous avons une majorité de
femmes ! Et oui 58% de femmes dans le premier cas et 50% de
femmes dans le deuxième.
Alors qu’est ce qui
explique que les femmes ne passent pas ensuite au stade de
« membre actif » ? Et ne se présentent pas au
CA ?
Trop d’activités à
accomplir et à gérer par ailleurs ? Trop d’activités
dans notre vie de femmes « hors travail » ? Le
journal Le Monde titrait le 28 juin dernier:
« L’égalité, un idéal commun, mais pas à la
maison » Peut être.
Cependant, je voudrais insister
sur le fait que faire partie du CA de la SELF est une belle
expérience dans laquelle les femmes ergonomes ont toute leur place
et la diversité des tâches permet à chacune et chacun de trouver
son compte en termes d’intérêt et de
temps : les affaires européennes, les relations avec
les associations – nationales et internationales – ,
les commissions travaillant sur des points particuliers, la gestion
des candidatures, etc.
Faire évoluer notre
association, contribuer au développement de l’ergonomie,
c’est aussi l’affaire des femmes.
Ainsi, femmes ergonomes je vous
lance un double défi pour les 50 ans de la SELF : augmenter le
recrutement des femmes « membre actif » et arriver avec
50% de femmes dans le CA.
En attendant, on vous attend
toutes et tous à l’assemblée générale ! Et pourquoi pas
.... débattrons-nous sur ce sujet aussi lors de notre AG
...
Cecilia De la
Garza
|
||