Société d'Ergonomie de Langue Française (SELF) - Association Loi 1901
Recherche avancée
Recherche
Libre
Mot-clé

Séminaire Paris 1 : Risques psychosociaux : quelle réalité, quels enjeux dans le travail ?

Du 8 juin 2009 au 10 juin 2009 à Paris
Organisé par le CEP Ergonomie et Écologie Humaine

Les Risques Psychosociaux « RPS » recouvrent, dans l’usage courant qui en est fait, une grande diversité de réalités : stress, souffrance ou mal être au travail, violence, addictions, suicides… Se pose, dès lors, la question de leur appréhension :

  Les Risques Psychosociaux « RPS » recouvrent, dans l’usage courant qui en est fait, une grande diversité de réalités : stress, souffrance ou mal être au travail, violence, addictions, suicides Se pose, dès lors, la question de leur appréhension :

  • Quels sont les concepts qui permettent de comprendre les mécanismes en cause, les théories qui permettent de les appréhender, les méthodologies qui permettent de les analyser ?

  • Quelle est la place de l’analyse de l’activité dans ce dispositif ? Est-elle toujours indispensable à la compréhension de ce phénomène ?

  • Quels éclairages nouveaux ces risques jettent-ils sur le rapport de l'individu à son collectif de travail et à l'entreprise ?
  • Existe-t-il un socle commun à tous ceux qui « interviennent » dans ce domaine, transversal aux différences des démarches engagées ?

 

L’actualité de la question est évidente, sa difficulté aussi. Cela nous conduit à proposer un séminaire pour approfondir notre compréhension du phénomène et débattre des questions qu’il soulève dans nos pratiques d’intervention. Deux axes d’interrogations seront privilégiés : 

 

1. Que signifie l’expression « risque psychosocial » ?
  • S’il s’agit d’autre chose qu’un nouvel habillage verbal pour une réalité déjà connue, de quoi ce changement terminologique est-il dès lors l’expression ?

  • Quelle est la nature particulière du risque désormais incriminé ? Le nouveau vocabulaire nomme-t-il une source, une cause, la raison psychosociale d’un risque qui continue de se réaliser quant à lui sur un mode très « classique » (physiologique, par exemple) ? Ou bien cette dénomination témoigne-t-elle de la manifestation psychosociale d’un risque qui resterait déterminé par des mécanismes « classiques », de nature physique, physicochimique ou biologique ? Ou plus généralement, sommes-nous devant une nouvelle réalité du risque, un risque « émergent » où la dimension psychosociale participerait de la cause et de l’effet à la fois ? Cette émergence est-elle liée à la montée de dimensions économiques contemporaines où l’engagement subjectif des individus est particulièrement sollicité ?

  • L’émergence du risque psychosocial est-elle une modalité nouvelle de dépréciation du travail ? Exige-t-elle de reconsidérer ce qu’il y a de destructeur pour le travail et la représentation que nous nous en faisons dans notre manière de procéder ?

 

2.

Dans quelle mesure une particularité de ce risque qui se soustrait aux critères habituels de l’observation, place-t-elle l’ergonomie, mais aussi les autres « sciences humaines et sociales », devant des questions inédites, comme la détermination de la réalité même qui doit faire l’objet de l’investigation ? Mais aussi comment cela renouvelle-t-il les questions « classiques » de cadrage et de problématisation de la prévention, de l’évaluation, , bref, les compétences, la posture, le métier même des intervenants dans ce domaine ?

 

 

Renseignement : Sylvette Mauro : 01 44 07 87 94 / cepergo@univ-paris1.fr


 | 
 |