Société d'Ergonomie de Langue Française (SELF) - Association Loi 1901
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  • Commission histoire de la SELF

Ce message s’adresse aux responsables d’enseignement, aux étudiants et aux associations.

La commission histoire de la SELF vous propose de présenter l’ouvrage “Ergonomie, Travail, Conception, Santé” dans les cursus d’enseignements mais également dans les rencontres organisées par les associations. Il est le résultat d’une vaste compilation des archives entreposées aux Archives départementales de Bobigny mais également sur l’histoire des thématiques transverses qui sont présentes depuis la création de la SELF. Il a été publié en 2013 aux éditions Octarès.

Si vous êtes intéressés par cette proposition, vous pouvez nous contacter :
annie.drouin.2@orange.fr
– Tél : 06 64 27 99 5

Les membres de la commission histoire.  

 


 

Décembre






      




2015

50° congrès de la SELF


Articulation performance et santé dans l’évolution des systèmes de production
Quelles actions pour l’ergonome ?
Quels enjeux pour l’ergonomie ?


 

Paris, 23, 24, 25 septembre 2015


Réception des communications, intentions de symposiums, thèmes des tables rondes :
15 janvier 2015

logo Procédure de soumission

logo Modèle de soumission

La définition de la performance reste énigmatique et sujette à controverses dans nos modèles en ergonomie tout autant que l’association du double objectif de la santé et l’efficacité de l’activité des personnes. L’enjeu de ce congrès est de questionner les contenus de la performance et de la santé et de réinterroger leurs liens du point de vue de la recherche et des pratiques de l’intervention ergonomique.

Pour l’ergonomie, la performance n’est pas seulement portée par des enjeux économiques, par le management ; elle est aussi portée par les opérateurs eux-mêmes, qui défendent des objectifs de qualité, d’efficience, de solidarité productive. Les enjeux de performance concernent l’ensemble des acteurs. La question est alors d’identifier les différentes visions de la performance, celles des organisations et celles de leurs acteurs. Cette interpellation de l’ergonomie est rendue d’autant plus nécessaire du fait de l’évolution des modèles économiques - particulièrement la servicialisation des systèmes de production - des transformations dans l’organisation de la chaîne de valeur, de la conceptualisation des systèmes de production sur les principes de lean manufacturing, des formes de travail en réseau, des modifications technologiques pour faire face à un contexte d’incertitude et d’instabilité des marchés. Un raisonnement comparable peut s’appliquer à la santé. 

Du point de vue de l’ergonomie, la santé joue un double rôle : un rôle de ressource - elle permet l’atteinte de la performance - et un rôle d’objectif - l’activité vise le développement de la santé. La santé est ainsi une ressource importante pour la performance du système de production et réciproquement. La qualité du travail est plus profonde que celle plus ambiguë de qualité de vie au travail, réduite par certains à la mise à disposition d’un environnement confortable. Elle dépend de la qualité attendue par les acteurs de l’entreprise et de l’efficacité du travail pour l’opérateur selon ses possibilités de développement de l’activité (efficience, pertinence). Peut-on rediscuter les logiques de performance et de santé comme étant mêlées dans l’activité plutôt que de déjà les séparer ou de les opposer ? Quel est le lien entre développer sa santé, faire du beau travail, se sentir efficace comme enjeu des modèles de rentabilité, d’organisation ? Comment l’intervention ergonomique favorise ce lien dans les contextes nouveaux de production ou de persistance d’anciens modèles d’organisation et de performance ?


L’évolution de l’ergonomie de l’activité vers une approche constructive et développementale du travail invite à redéfinir les contours de la performance, de la santé et leur articulation. Elle y intègre les questions de conception de l’organisation du travail, de construction de la santé, de principes qui guident les innovations, de revitalisation des collectifs de travail, d’expression et d’intervention des salariés sur leur travail, d’espaces de débat entre différentes parties prenantes de l’entreprise, d’approche diachronique des transformations, etc. L’intervention ergonomique dans cette conception se fonde sur les objectifs de transformer pour produire de nouvelles connaissances sur les façons d’ouvrir des nouvelles libertés d’actions des travailleurs, d’accroître les capacités d’actions individuelles et collectives, d’ouvrir de nouveaux espaces de négociation ou de concertation sur les organisations du travail, complémentaires à la tradition de comprendre pour transformer. Cette discussion est à situer dans une approche pluridisciplinaire avec les sciences de la gestion, l’économie, la sociologie, la psychologie du travail, le droit, les sciences politiques, les sciences pour l’ingénieur L’ensemble de ces disciplines agissant dans le champ du travail est invité à apporter des éclairages nouveaux sur les enjeux de la performance et de la santé. Ce congrès interpelle également les acteurs de l’entreprise (direction, représentant des salariés, CHSCT, DRH, « décideurs-concepteurs » des systèmes de production, etc.) en les incitant à venir s’exprimer sur les questions de la performance, des principes qui guident l’organisation et du débat social sur le travail.

 

Sandrine Caroly

sandrine.caroly@upmf-grenoble.fr




Alexandre Morais (PSA Peugeot Citroën)

alexandre.morais@mpsa.com